Chaque fois qu’on nous demandait quelle était notre destination préférée, on ne savait jamais quoi répondre, car elles sont toutes spéciales à leur manière. Maintenant, c’est plus clair. Ça va être difficile de faire mieux que les îles Galápagos. Ce furent des jours d’émerveillement constant, d’une paix salée et d’une excitation presque enfantine.
On a partagé la plage avec des lions de mer, on s’est baignés avec des pingouins, on a marché aux côtés de tortues géantes, on s’est promenés près de lagunes peuplées de flamants roses, on a plongé sous des tunnels de lave parmi des poissons aux mille couleurs et on a marché sur un volcan en activité. Ces îles sont un endroit unique au monde et on a voulu profiter au maximum de chaque journée.
Mais réaliser ce rêve sans se ruiner n’est pas facile . Alors si toi aussi tu veux explorer les îles enchantées par toi-même de la manière la plus économique possible, voici ton guide. Tu y trouveras toutes les informations nécessaires pour préparer ton voyage aux Galápagos : ce qu’il faut voir sur chaque île, les meilleures excursions, comment s’y rendre et se déplacer d’une île à l’autre, sur quelles îles dormir, combien de jours y consacrer, quand y aller, etc.

Contents
- Informations de base sur les îles Galápagos
- Préparatifs pour un voyage aux Galápagos
- Quelle est la meilleure période pour visiter les Galápagos ?
- Visa pour l’Équateur et les Galápagos
- Comment se rendre aux Galápagos ?
- Vaccins : quels vaccins sont obligatoires pour voyager aux Galápagos ?
- Ai-je besoin d’une assurance voyage pour me rendre aux Galápagos ?
- Entrée au Parc national des Galápagos et taxes
- Combien de jours consacrer à un voyage aux Galápagos ?
- Vaut-il mieux opter pour une croisière ou s’installer sur les îles et faire des visites par nos propres moyens ?
- Quelle île des Galápagos vaut le plus le détour ?
- Que voir aux Galápagos
- Carte des îles Galápagos
- Une brève introduction aux Galápagos
- Que voir à San Cristóbal
- Que voir à Santa Cruz
- À voir à Isabela
- Où plonger aux Galápagos ?
- Quels sont les meilleurs circuits aux Galápagos ?
- Itinéraires de voyage aux Galápagos
- Transport : comment se déplacer aux Galápagos
- Monnaie et argent
- Budget indicatif pour voyager aux Galápagos. Est-ce que les Galápagos, c’est cher ?
- Sécurité : précautions, interdictions et conseils aux Galápagos
- Prises électriques aux Galápagos : faut-il emporter un adaptateur ?
- Téléphone et Internet aux Galápagos avec une carte SIM locale
- Check-list : quoi mettre dans ton sac à dos/ta valise pour les Galápagos
- Alors… sachant tout ça, est-ce que ça vaut le coup d’aller aux Galápagos ?
Informations de base sur les îles Galápagos
Les îles Galápagos sont un parc national protégé depuis 1959, avec des règles spécifiques à respecter. Par exemple, il est interdit d’introduire des produits extérieurs à l’écosystème et de s’approcher à moins de 2 mètres des animaux. Voici les autres règles.
Nombre d’îles : 18 îles principales (de plus de 1 km²) et plusieurs îlots. Parmi celles-ci, 3 sont les plus peuplées et où tu pourras t’installer : Santa Cruz, San Cristóbal et Isabela.
Monnaie : le dollar (USD). Attention, ni les distributeurs automatiques ni les terminaux de paiement ne sont courants aux Galápagos, prépare-toi à partir avec une bonne liasse de billets, on t’en dit plus dans cette rubrique.
Budget quotidien : cher. Ça dépendra si tu voyages en solo, en croisière, mais aussi de ton style de voyage : on te donne ici plus de détails sur ce que ça nous a coûté et ce que ça pourrait te coûter.
Climat : Agréable toute l’année et assez imprévisible. On te dit ici quelles sont les meilleures périodes pour visiter les Galápagos
Langue : l’espagnol (les Galápagos font partie de l’Équateur).
Population : 25 000 personnes. La population est contrôlée et, même si tu tombes amoureux des îles, tu ne pourras pas y rester vivre, sauf si tu es descendant d’un résident ou si tu te maries avec un Galapaguais
Fuseau horaire : décalage horaire de 6 ou 7 heures par rapport à l’Espagne, selon la période de l’année (l’Équateur et les Galápagos ne changent pas d’heure deux fois par an comme en Espagne)
Pourboires : inclus dans la facture (généralement 10 %) mais facultatifs (tu peux demander à ce qu’ils soient retirés, même si la norme est de les laisser)
Prix de l’Internet mobile prépayé : 5 $ pour 10 Go avec Claro. Plus d’infos sur l’Internet, le téléphone et la carte SIM ici

Préparatifs pour un voyage aux Galápagos
Même si tu peux visiter les Galápagos sans trop t’organiser et décider au fur et à mesure (ce qu’on adore), on te recommande d’organiser un peu ton voyage avant d’acheter tes billets d’avion, car à moins d’avoir un budget et un temps illimités, tu devras prendre beaucoup de décisions en fonction de ces facteurs pour profiter au maximum de ton voyage.
La première chose à faire est de te renseigner, en fonction du nombre de jours dont tu disposes, sur ce qui t’intéresse le plus, tant pour la probabilité d’apercevoir telle ou telle espèce que pour découvrir des paradis naturels. À partir de là, tu choisis quelle île serait la plus intéressante pour toi comme point de chute ou peut-être, comme nous, tu auras le temps d’explorer et de t’installer sur les 3 principales : San Cristóbal, Santa Cruz et Isabela.
Depuis chaque île, tu feras quelques excursions, car la plupart des sites impressionnants ne sont qu’à quelques minutes en bateau ; il est donc important de te renseigner sur ces excursions. Dans notre cas, on a collaboré avec Chokotrip pour faire certaines de ces excursions. Il les a testées et travaille directement avec différentes entreprises ; tu peux réserver les excursions directement sur son site web et payer une partie à l’avance (comme ça, tu n’auras pas à emporter autant d’argent liquide aux Galápagos, car les terminaux de paiement ne sont pas très courants là-bas), donc on te le recommande.
Récemment, Choko a également lancé choko.host, où tu pourras trouver des hébergements locaux aux meilleurs prix sur n’importe laquelle des 3 îles principales. Si tu réserves via ce lien, tu bénéficies d’une réduction de 20 $ sur ta première réservation. De plus, Choko reverse 5 % à des initiatives sociales aux Galápagos.
Voici un résumé des préparatifs et des questions que nous nous sommes posées lors de la planification de ce voyage et qui sont probablement les tiennes.

Quelle est la meilleure période pour visiter les Galápagos ?
On l’a lu partout et on peut en témoigner : il n’y a pas de mauvaise période pour aller aux Galápagos. Quel que soit le mois, tu découvriras une faune et une flore merveilleuses, ainsi qu’un climat plutôt imprévisible.
Quoi qu’il en soit, trois facteurs peuvent influencer ta décision :
- Hautes saisons touristiques : les prix augmentent, les circuits les plus prisés sont vite complets, il y a plus de monde. Elles coïncident avec les périodes de vacances habituelles : Noël (décembre et janvier), Pâques et l’été (juin à août)
- Climat : il y a deux « saisons », la chaude et humide (de décembre à mai), et la froide et sèche (de juin à décembre). Évidemment, le climat est assez changeant et imprévisible, ce n’est qu’à titre indicatif.
- De décembre à mai : pendant cette période, il fait plus chaud, le ciel est généralement dégagé et il y a souvent des averses sporadiques. (Mais dans notre cas, on y est allés deux semaines en mars et il n’a pas plu un seul jour !) La mer est plus calme et la température de l’eau est idéale pour plonger (si tu es un plongeur frileux comme Inês, c’est la saison qu’il te faut).
- De juin à décembre : pendant cette période, il fait plus frais, le ciel est souvent nuageux et il ne pleut pas. La mer est plus agitée et la température de l’eau baisse considérablement (mais beaucoup d’animaux préfèrent l’eau fraîche, tu auras donc probablement l’occasion de voir davantage de vie marine).
- Faune et flore : en fonction de ce qui précède, la faune et la flore que tu vas rencontrer varient selon le mois de l’année, donc si tu t’intéresses particulièrement à quelque chose, mieux vaut t’y prendre à l’avance pour choisir les bonnes dates.
Conclusion : tous les mois ont leurs avantages et leurs inconvénients aux Galápagos, et il n’y a pas de mauvais mois pour visiter les îles. Dans notre cas, on a voyagé en mars et on a adoré (il faisait très chaud pour profiter de la plage et pas un seul jour de pluie en deux semaines).

Visa pour l’Équateur et les Galápagos
La plupart des ressortissants européens n’ont pas besoin de demander de visa à l’avance ni de payer quoi que ce soit, car ils bénéficient de 90 jours gratuits à leur arrivée dans le pays. C’était notre cas, avec un passeport espagnol (Chris) et portugais (Inês). Le passeport doit être valide pendant au moins 6 mois pour entrer en Équateur.
L’idéal est de vérifier auprès des autorités compétentes si tu as besoin d’un visa en fonction de ton pays d’origine. Par exemple, si tu es espagnol, tu peux consulter cette page (rubrique « Documentation et visas »).

Comment se rendre aux Galápagos ?
Pour se rendre aux Galápagos, il faut obligatoirement prendre l’avion, au départ de Quito ou de Guayaquil (Équateur). On a lu que les vols ont tendance à être moins chers au départ de Guayaquil. La première chose à faire est donc de chercher un vol depuis ton lieu de résidence (ou d’autres options si tu vis en Équateur ou à proximité) jusqu’en Équateur. On te recommande d’utiliser des comparateurs de tarifs comme Skyscanner ou Kiwi, qui comparent les prix de nombreuses compagnies et te permettent de créer des alertes.
Avec quelle compagnie aérienne se rendre aux Galápagos ?
Plusieurs compagnies aériennes desservent les Galápagos, au départ de Quito et de Guayaquil, les deux principales étant Avianca et Latam. L’idéal pour trouver un vol à un bon prix est de comparer toutes les compagnies (comme on te le disait, tu peux utiliser Skyscanner ou Kiwi) et, si possible, d’être flexible sur les dates (quand on a cherché des vols, on a constaté des différences allant jusqu’à 300 $ d’un jour à l’autre !).
Aux îles Galápagos, il y a deux aéroports : Baltra (près de l’île de Santa Cruz) et San Cristóbal. Une autre astuce pour faire des économies est d’acheter le vol aller vers une île et le vol retour depuis une autre, car ce n’est pas forcément plus cher et ça t’évite un trajet en bateau entre les îles (qui coûte entre 30 $ et 35 $).
Lors de nos recherches, c’est Avianca qui proposait les prix les plus bas :
- Aller : Guayaquil -> San Cristóbal
- Retour : Baltra (Santa Cruz) -> Guayaquil
- Prix : 557 $ / 491 € pour les deux
L’idéal est d’acheter les billets à l’avance, surtout en haute saison (même si, dans notre cas, on les a achetés moins d’un mois à l’avance et qu’on a obtenu un bon prix). Dans notre cas, on a trouvé le meilleur prix chez Avianca, mais comme on le dit, l’idéal est de comparer.
On a pris l’avion pour San Cristóbal et on est rentrés depuis Santa Cruz, Baltra, et le vol nous a coûté le prix minimum qu’on peut soi-disant trouver pour les non-résidents : 279 $ (245 €) grâce à notre flexibilité sur les dates, en mars. Chez Latam et TAME (qui n’existe plus), le même vol aux mêmes dates coûtait environ 400 $ par personne.

Précautions, produits interdits et contrôle spécifique avant d’embarquer dans l’avion pour les Galápagos
Pour accéder au parc national des Galápagos, tout est assez bien contrôlé. Il y a un contrôle spécifique à l’aéroport avant l’enregistrement et avant de passer les contrôles de sécurité habituels. L’Agence de régulation et de contrôle de la biosécurité des Galápagos inspectera ton sac à dos/ta valise pour vérifier que tu ne transportes pas de produits interdits, en somme, pour s’assurer que tu n’introduis pas d’éléments étrangers à un écosystème protégé (par exemple, on a vérifié que la semelle de mes bottes était propre et on nous a rappelé qu’on ne pouvait pas transporter de graines dans le sac à dos). Tu peux vérifier quels produits sont interdits sur la liste du site officiel.
Une fois l’inspection terminée, ils scelleront le sac à dos/la valise que tu vas enregistrer pour qu’il ne soit pas rouvert. Le sac à dos que tu gardes avec toi n’est pas scellé. C’est à ce moment-là que tu devras payer les premiers 20 $ pour ta carte de contrôle de transit afin d’entrer dans le parc national. On te donne plus de détails sur les autres dollars à payer pour entrer dans la section « Entrée au parc et taxes ».
Avant l’atterrissage dans le parc national, la cabine de l’avion sera désinfectée pour éliminer tout organisme qui pourrait avoir échappé à l’inspection préalable.
À ton arrivée, tu devras respecter une série de mesures de protection et de sécurité que nous mentionnons dans cette section.

Vaccins : quels vaccins sont obligatoires pour voyager aux Galápagos ?
Il n’y a pas de vaccin obligatoire pour voyager aux Galápagos, sauf le vaccin contre la fièvre jaune si tu viens de ou vas te rendre dans l’un des pays suivants : Angola, République démocratique du Congo, Ouganda et Brésil. Dans tous les cas, même s’il n’est pas obligatoire, il est recommandé.
Le mieux, chaque fois que tu pars en voyage, c’est de te rendre au centre de vaccination international de ton pays, suffisamment à l’avance pour indiquer comment se déroulera ton voyage en Équateur et aux Galápagos, et qu’on te dise sur place quels vaccins sont recommandés.

Ai-je besoin d’une assurance voyage pour me rendre aux Galápagos ?
On te recommande de toujours voyager avec une assurance voyage, pour éviter d’avoir à débourser de ta poche des centaines ou des milliers d’euros dans le cas malheureux où il t’arriverait quelque chose. Pour ce #randomLatam, on a souscrit l’IATI Estrella Premium, qui offre la couverture la plus complète. Si tu souscris ton assurance IATI via ce lien, tu bénéficies d’une réduction de 5 %
Nous collaborons avec différentes compagnies d’assurance voyage pour que tu puisses bénéficier d’une réduction de 5 % à 10 % sur ton assurance :
Inês a aussi une assurance plongée. Comme on voyage plusieurs mois chaque année, elle a souscrit l’AxaSub et elle en est très contente. Si tes voyages sont plus courts, enfin, si tu plonges pendant tes vacances une ou plusieurs fois par an, l’ExtraSub est aussi une autre option.
Une chose qui nous a très agréablement surpris, c’est qu’en Équateur, tu seras pris en charge gratuitement par le système de santé publique même si tu n’as pas d’assurance voyage : on l’a constaté par nous-mêmes aux Galápagos, car Inês a dû faire quelques inhalations après sa première plongée et les soins ont été entièrement gratuits. On te recommande tout de même de souscrire une assurance voyage pour d’autres éventualités (comme un vol) ou au cas où tu aurais besoin de soins spécifiques qui seraient mieux pris en charge dans un hôpital privé.

Entrée au Parc national des Galápagos et taxes
Pour entrer dans le parc national des Galápagos en tant qu’étranger·e de plus de 12 ans, tu dois payer 200 $ de frais + 20 $ pour la carte de contrôle de circulation. Les étrangers de moins de 12 ans paient 100 $ + 20 $. Les Équatoriens paient entre 15 et 50 $, et les ressortissants des communautés de la CAN et du Mercosur paient entre 50 et 100 $. Tu peux consulter tous les détails des nouveaux tarifs ici
Important ! Le prix pour les étrangers était auparavant de 100 $, mais il a doublé (200 $) en août 2024. Tu peux consulter les prix actualisés ici
Les 20 $ par personne pour la carte de contrôle de transit, tu les paieras au guichet de l’Institut national des Galápagos à l’aéroport de Guayaquil ou de Quito. Attention ! Tu dois garder la carte de contrôle de transit jusqu’à ton départ des Galápagos, ne la perds pas ! Tu peux remplir les informations de la carte avant ton arrivée ici
Les 200 $ par personne de taxes, tu les paieras à ton arrivée au parc, à l’aéroport de San Cristóbal ou de Baltra (Santa Cruz), et ça doit être en espèces, alors n’oublie pas d’emporter de l’argent liquide depuis le continent.
Au lieu de ces 200 $, les citoyens adultes équatoriens doivent payer 30 $ et les citoyens adultes de la Communauté andine et du Mercosur doivent payer 100 $. Tu peux consulter tous les tarifs détaillés ici
De plus, pour entrer sur l’île d’Isabela, il faut ajouter 10 $ supplémentaires de « taxe municipale ». Pourquoi, si tu paies déjà 200 $ pour entrer ? C’est ce qu’on a demandé et on n’a pas eu de réponse…

Combien de jours consacrer à un voyage aux Galápagos ?
Comme c’est probablement l’une de nos destinations préférées au monde, on te dirait bien que ça vaut le coup d’y passer au moins un long week-end (très cher, c’est vrai). Mais en étant réalistes, conscients de l’empreinte écologique que représente le fait de venir ici et du luxe et du privilège de pouvoir fouler le sol de ces îles protégées, on pense qu’il faut y consacrer au moins une semaine. Si tu peux rester plus longtemps, tu ne le regretteras pas : la liste des endroits à découvrir et des expériences à vivre dans ce paradis est infinie, même sans faire de circuits organisés.
Comme l’une des parties les plus chères du voyage, ce sont le vol et les frais d’entrée/taxes pour les étrangers (entre ces deux postes, tu dépenseras facilement entre 400 et 500 $ par personne), et que l’hébergement n’est pas beaucoup plus cher que dans le reste de l’Équateur, ça vaut le coup de passer plus de jours sur place et, si tu veux faire des économies, de faire certaines des activités gratuites ou bon marché qu’on peut faire sans circuit sur chacune des îles.
Dans notre cas, avant de partir, on avait décidé de passer au moins une semaine, et au final, on a prolongé à deux semaines. Ce furent deux semaines bien remplies pendant lesquelles on a fait presque toutes les excursions qu’on voulait, mais même comme ça, on en aurait voulu plus. On serait bien restés quelques jours de plus à Isabela et San Cristóbal par nos propres moyens, sans excursions organisées.
Pour l’anecdote, sache que si tu tombes vraiment amoureux de l’archipel et que tu veux t’y installer, c’est impossible. Pour vivre aux Galápagos, il faut être descendant d’un résident ou se marier avec un Galápagois.

Vaut-il mieux opter pour une croisière ou s’installer sur les îles et faire des visites par nos propres moyens ?
Comme pour tout dans la vie, il y a des avantages et des inconvénients dans les deux formules. On te prévient tout de suite : les croisières ne nous ont jamais vraiment séduits, donc d’emblée, cette option avait moins de chances de nous plaire, mais on te donne ici une liste des avantages et des inconvénients qu’on a pu relever.
- Croisière
- Plus cher. D’après ce qu’on a vu, les croisières les moins chères coûtent généralement environ 1 000 $ par personne pour 4 jours (oui, oui, et ça monte à partir de là, ça dépend du type de bateau, de l’itinéraire et du nombre de jours). Ce prix n’inclut pas les vols, ni les frais d’entrée et les taxes pour visiter les Galápagos. (En théorie, c’est moins cher si tu négocies la croisière une fois sur place, les réservations depuis Quito et Guayaquil reviennent plus cher). Tu peux réserver ta croisière de 4 à 7 jours ici
- Tout est défini et il n’y a pas beaucoup de place pour l’improvisation (bon ou mauvais, c’est selon ce que tu préfères)
- Tu n’as à te soucier de rien, car tout est compris : repas, chambre, excursions…
- Selon la croisière, la durée et l’itinéraire, tu pourras visiter des endroits qui ne sont accessibles qu’en bateau.
- En liberté (base sur les îles) :
- Moins cher (en achetant ton billet d’avion à l’avance, en négociant les excursions avec plusieurs agences, en choisissant une auberge pour te loger, en mangeant local ou en cuisinant toi-même…)
- C’est toi qui choisis quoi faire, quand, où et avec qui : tu choisis les excursions, les dates, les îles où aller, le temps que tu veux passer à chaque endroit, l’hébergement en fonction de ton budget, etc.
- Plus de contact avec les habitants. Tu découvriras les Galápagos de plus près, au-delà de leur faune et de leur flore. Comment vivent les habitants, quels sont les plats typiques de la région, engager la conversation et comprendre comment le tourisme les affecte et quel impact il a…
- Il y a des choses que tu peux faire gratuitement (aller passer la journée à la plage parmi les otaries et les flamants roses ; faire le tour de l’île à vélo – presque gratuitement, etc.)
Pour toutes ces raisons, l’une ou l’autre formule correspondra mieux à tes besoins. Si l’argent n’est pas un problème, que tu as économisé pour cette expérience unique et que tu ne veux te soucier de rien, la croisière peut être ton choix. Si tu as un budget plus serré ou que les croisières ne te séduisent tout simplement pas et que tu préfères voyager par tes propres moyens et être proche de la population locale, voyager aux Galápagos sans croisière te permettra tout de même de tout voir. Cette dernière option implique toutefois plus de recherches préalables et sur place.

Tu peux aussi combiner les deux : voyager aux Galápagos par tes propres moyens et faire une croisière de quelques jours ; mais attention ! les sites accessibles uniquement aux croisières sont éloignés et ne sont desservis que par les croisières de plusieurs jours (et plus chères), c’est pourquoi on ne te recommande pas vraiment cette option.
Quelle île des Galápagos vaut le plus le détour ?
Il y a 3 îles principales que tu peux explorer par toi-même et d’où partent les différentes excursions : San Cristóbal, Santa Cruz et Isabela. Chacune a ses particularités et toutes sont intéressantes. À notre avis, aux Galápagos, rien n’est « à éviter », tu devras simplement définir tes priorités…
- San Cristóbal dispose d’un aéroport (petit, à 15 minutes à pied de la promenade de Puerto Baquerizo) et propose l’une des excursions les plus célèbres des Galápagos, celle du Lion endormi. C’était notre porte d’entrée dans l’archipel et c’est là que nous te recommandons de commencer. Arriver sur l’île des lions par excellence (vraiment, les lions de mer sont partout) et bien plus petite, calme et authentique que Santa Cruz est le meilleur avant-goût de ce que tu vas vivre ensuite.
- Santa Cruz est la plus peuplée, la plus urbanisée et la mieux située pour découvrir les autres îles (elle se trouve au centre). Depuis cette île, on accède à l’excursion qui comprend la célèbre carte postale des Galápagos : l’île Bartolomé. C’est l’île qui offre le plus de services touristiques (hébergements, magasins, restaurants) et qui possède le plus grand aéroport de l’archipel (à Baltra, une île juste à côté). Comme elle propose certaines des excursions les plus célèbres et de nombreuses activités à faire par toi-même, ça peut être un bon choix si tu n’as que quelques jours.
- Isabela est la plus grande mais la moins peuplée (parmi les îles habitées) et recèle de nombreux trésors autour de ses 6 volcans, dont 5 sont actifs. Elle a gagné le titre de notre île préférée des Galápagos, surtout grâce à l’île elle-même et aux activités à faire par toi-même. Même si marcher sur le volcan actif Sierra Negra ou nager sous les tunnels de lave de Cabo Rosa ont été deux excursions incroyables. C’est l’île la moins asphaltée, la plus tranquille et celle où tu peux profiter d’incroyables couchers de soleil sur la plage, juste à côté de chez toi, accompagnés de quelques chifles.
Même si, comme on te l’a dit, on a nos préférées, il n’y a pas d’île qui soit meilleure qu’une autre. L’idéal , c’est de commencer par choisir les circuits que tu veux faire (en fonction des sites à visiter et de la faune que tu peux observer à chaque endroit), puis, à partir de là, de décider ce qui t’intéresse le plus et quelle(s) île(s) te convient(nent) le mieux pour t’y installer. Dans notre cas, on a trouvé ces informations un peu partout sur Internet, alors en nous basant sur ce qu’on a appris et sur notre propre expérience, on les a regroupées ici pour toi.
Dans la section « Itinéraires », on te propose différents parcours en fonction du temps dont tu disposes et on te donne des astuces pour organiser ton voyage aux Galápagos.

Que voir aux Galápagos
Voici un résumé de tout ce que les Galápagos ont à offrir, en se concentrant sur leurs trois îles principales : San Cristóbal, Santa Cruz et Isabela. Prépare-toi, car c’est un parc plein de surprises et en deux semaines, on n’a pas eu le temps (ni les dollars) de voir tout ce qu’on voulait, donc si tu y vas pour quelques jours, tu devras faire des choix !
Carte des îles Galápagos
Voici tous les lieux des Galápagos dont on parle dans ce guide sur une carte Google Maps que tu peux emporter sur ton smartphone pour la consulter à tout moment :
Voici également une carte touristique des îles Galápagos, tu peux télécharger la carte en taille réelle ici.

Une brève introduction aux Galápagos
Quand tu entends « Galápagos », tu penses sans doute à Charles Darwin et à sa théorie de l’évolution des espèces. C’est en effet ici que le naturaliste est arrivé en 1835 à bord du HMS Beagle et qu’il a commencé à noter ses observations sur ces îles uniques, qui allaient être consignées dans le livre qui a complètement bouleversé notre connaissance du monde naturel, «L’Origine des espèces », publié en 1859. Darwin a découvert aux Galápagos que les êtres vivants ne sont pas immuables, mais qu’ils cherchent à s’adapter aux conditions changeantes de leur environnement pour assurer la survie de leur espèce, révolutionnant ainsi les sciences naturelles avec sa théorie de la sélection naturelle.

L’archipel des Galápagos est protégé depuis 1959, date de la création du parc national, et a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1978. Il compte 18 îles principales (de plus d’1 km²) ainsi que de nombreux petits îlots.
Les Galápagos sont d’origine volcanique : en théorie, elles sont apparues il y a environ 14 millions d’années dans le Pacifique, car sur ce « point chaud » (hot spot), le magma de l’intérieur de la Terre jaillit à la surface pour former des volcans. Par exemple, l’île Isabela compte actuellement 5 volcans actifs.

Les îles se déplacent vers le continent sud-américain d’environ 4 cm par an. Ça veut dire que les îles les plus anciennes se trouvent plus à droite (à l’est) et les plus récentes à gauche (à l’ouest). En d’autres termes, le « point chaud » qui « expulse des îles » est fixe et les îles se déplacent vers la droite. Aujourd’hui, la plus récente se trouve juste au-dessus du point chaud : c’est l’île Fernandina.
À l’origine, les Galápagos étaient des masses inhospitalières de lave volcanique. En théorie, plusieurs facteurs ont favorisé l’explosion de biodiversité que l’on observe aujourd’hui sur les îles. On dit que les montagnes ont interagi avec l’atmosphère, formant des pluies qui ont érodé le terrain et généré un sol fertile. Les vents et les oiseaux ont apporté des graines ou des spores jusqu’ici. De plus, les îles se trouvent juste au milieu d’un courant océanique rapide d’eau froide (plus d’un mètre par seconde à 100 mètres de profondeur) appelé Humboldt, qui vient de l’Antarctique vers le nord ; quand le courant heurte les îles, il fait remonter l’eau la plus froide, riche en nutriments (plus d’infos ici). Voilà les principales raisons qui font des îles Galápagos l’un des endroits les plus riches en biodiversité au monde.

Les jours qu’on a passés ici ont été des jours d’apprentissage constant, comme si on vivait dans un documentaire. On a pris conscience de la façon dont le point chaud de magma au centre de la Terre crache de nouvelles îles tous les quelques millions d’années, et comment les espèces s’adaptent aux conditions changeantes tout en évoluant elles-mêmes. Les lions de mer amélioreront-ils leurs pattes-nageoires à l’avenir pour mieux traverser les routes tout en restant d’excellents nageurs ?

Pendant notre séjour aux Galápagos, on a posté plusieurs vidéos de l’aventure en direct, dans les stories de notre compte Instagram (au fait, tu nous suis déjà ?). Si tu cliques ici tu pourras voir les stories qu’on a faites en guise d’introduction aux îles. Les aventures qu’on a vécues en direct sur chaque île, tu les trouveras plus bas dans leur rubrique respective.
Que voir à San Cristóbal
San Cristóbal a été notre porte d’entrée aux Galápagos. Elle occupe donc une place particulière dans nos souvenirs. On a récupéré nos sacs à dos sur le seul tapis roulant de l’arrivée du petit aéroport, on a tamponné la carte de transit qui nous promettait des tortues géantes et on s’est mis en route vers la promenade, à 10 minutes à pied. La chaleur étouffante faisait onduler l’asphalte à l’horizon et on ne savait plus si ce qu’on voyait était réel ou un mirage animal. En nous approchant, on a pu constater ce qu’on avait beaucoup lu : il y avait des otaries partout. Dormant à l’ombre d’un arbre, s’étirant au milieu de la route entre les vélos et quelques voitures, traversant un passage piéton. On a marché un peu plus loin et il y en avait des dizaines qui traînaient sur la plage au coucher du soleil. Des pélicans pêchaient derrière eux comme si de rien n’était, un iguane perché sur un rocher observait tout cela, paisiblement, et deux fous à pieds bleus assistaient à la scène. Bienvenue aux Galápagos !

Car San Cristóbal, c’est l’île des lions de mer. Ils sont un peu comme les chiens de l’île, mais au lieu d’aboiements en fond sonore, tu entends des grognements. Et une odeur assez forte. Même le circuit le plus célèbre de l’île (et l’un des plus célèbres des Galápagos) porte son nom : León Dormido. Pour toutes ces raisons, et parce qu’elle est plus petite, plus authentique et moins peuplée que Santa Cruz, elle nous semble être la meilleure île pour commencer ton aventure aux Galápagos.
San Cristóbal en solo (activités gratuites ou très bon marché)
Playa Oro
Playa Oro est la plage qui se trouve juste au début de la promenade et c’est celle qui nous a offert le plus beau souvenir de notre arrivée aux Galápagos, avec ces dizaines de lions de mer au coucher du soleil, car plusieurs colonies y vivent.
Rends-toi à Playa Oro au coucher du soleil et profite du spectacle : les silhouettes des otaries se déplacent dans la lumière orange du crépuscule tandis qu’elles jouent, que les petits tètent, dorment ou se roulent dans le sable.

D’ailleurs, malheureusement, les otaries des Galápagos sont en danger à cause des marées noires et de la pêche en haute mer. Même si on a vu plein de bébés quand on y est allés, on pense que dans 50 ans, cette espèce ne se trouvera plus qu’à San Cristóbal et en moins grand nombre…

Plage Mann
Playa Mann est la meilleure plage près de la promenade de Puerto Baquerizo, où tu trouveras aussi une sorte de food court : trois buvettes à la suite où manger ou boire un verre. Elle est souvent plus fréquentée que les autres spots de l’île justement à cause de sa proximité avec la ville, mais c’est l’endroit parfait pour finir la journée en admirant le coucher de soleil ou en piquant une tête parmi les bébés otaries, comme ça nous est arrivé cet après-midi de mars.

Plage de Lobería
La plage de Lobería est, comme son nom l’indique, une plage où tu seras accompagné d’otaries qui se prélassent au soleil ou jouent dans l’eau. C’est aussi le territoire des iguanes, on en a vu quelques-uns. Tu peux y aller à pied (environ 20 minutes depuis la promenade, sans ombre) ou en taxi. En taxi, ça prend environ 5 minutes et ça coûte environ 3 $. Tu peux aussi négocier avec le chauffeur pour qu’il vienne te chercher à une heure précise, en payant environ 10 $ aller-retour.

Au début du sentier menant à la Lobería, il y a un kiosque qui vend des empanadas, de l’eau (une grande bouteille à 2,75 $) et qui loue du matériel de plongée à 5 $ pour la durée de ton choix. Aux Galápagos, c’est toujours une bonne idée d’emporter des lunettes de plongée avec toi, on ne sait jamais quelle merveille tu pourrais découvrir dans la mer. Dans ce même kiosque (s’il est ouvert), tu peux appeler un taxi pour retourner au village.

Cerro Tijeretas et Punta Carola
Une autre super activité à faire à San Cristóbal, c’est une randonnée de 2 heures qui part du Centre d’interprétation, passe par le Cerro Tijeretas (et le belvédère de Tijeretas) et se termine à Punta Carola.

On nous a dit que le Centre d’interprétation était très intéressant, qu’il expliquait très bien l’origine et l’histoire des îles, mais finalement, on n’y est pas allés. Par contre, on a adoré le chemin jusqu’au belvédère de Tijeretas, qui tire son nom de la quantité de Tijeretas (frégates) qu’on peut y observer. C’est une balade de 20 minutes sur un sentier balisé et en très bon état, entre les arbres, les cactus, les petits oiseaux et quelques araignées (attention aux toiles d’araignées sur le sentier) jusqu’au belvédère et à la zone de plongée avec tuba. Ici, il n’y a pas d’endroit où louer du matériel de plongée, il faut donc apporter le sien.


Au retour, on s’arrête à la plage de Punta Carola, une magnifique plage rocheuse mais avec beaucoup de sable, peu de monde et, bien sûr, plusieurs otaries.

La promenade de Puerto Baquerizo
La promenade est l’artère principale de la seule ville de San Cristóbal, où tu trouveras la plupart des commerces, des agences de voyage, des centres de plongée, quelques bars où déguster une bière « Endémica » et, bien sûr, des otaries à gogo.

Pour découvrir l’authenticité que Puerto Baquerizo a su préserver et t’immerger dans la vie locale, loin des touristes, il suffit de remonter l’une des rues qui partent de la promenade.
Les meilleures excursions au départ de San Cristóbal
Excursion au León Dormido
La plus célèbre de toutes les excursions de San Cristóbal et, à notre avis, incontournable, est l’excursion au León Dormido. C’est la seule excursion en bateau que nous avons faite depuis San Cristóbal. C’est une excursion très demandée qui affiche souvent complet, nous te recommandons donc de la réserver à l’avance (nous l’avons réservée avec Chokotrip)

On nage entre deux imposants rochers de cendres volcaniques dont la silhouette rappelle celle d’un lion de mer endormi au milieu de la mer. C’est l’un des sites les plus emblématiques des Galápagos (connu sous le nom de Kicker Rock en anglais) et ces formations rocheuses atteignent 148 mètres de haut, alors imagine-toi en train de lever les yeux depuis la mer, c’est impressionnant ! Les eaux autour des rochers abritent de nombreuses espèces de poissons, de tortues marines, de raies et de requins-marteaux, ce qui en fait un site privilégié pour la plongée avec tuba ou la plongée sous-marine (on t’en dit plus dans la rubrique Plongée). On peut te dire qu’on a vu toutes ces espèces sous l’eau. C’est aussi un refuge pour de nombreux oiseaux marins comme les fous à pattes bleues, ainsi que pour les otaries.
En plus, tu passeras par ce qui est, à notre avis, l’une des plus belles plages qu’on ait connues, non seulement aux Galápagos mais dans le monde entier : la plage de Cerro Brujo, avec son sable fin et blanc, une mer aux différentes nuances de bleu et, au fond, des rochers qui rappellent un lion de mer endormi. Il est également possible que, le jour de ta visite, l’escale se fasse sur d’autres plages, tout aussi paradisiaques, comme Playa Manglecito ou Playa Puerto Grande (nous ne les connaissons pas). Renseigne-toi lors de l’achat de l’excursion ou demande avant.

On a choisi cette excursion plutôt que la 360° (qui inclut aussi León Dormido et dont on te parle ci-dessous) parce que dans la deuxième, on passe beaucoup de temps sur le bateau et moins de temps à chaque endroit, et surtout parce que celle-ci nous a permis, sur le même bateau, de faire des activités différentes : Inês a fait de la plongée et Chris du snorkeling. C’est là qu’Inês a vu son premier requin-marteau ! Incroyable !

Durée de l’excursion : de 8h30 à 14h30.
Prix du snorkeling : à partir de 150 $/personne
Prix de la plongée : à partir de 230 $/personne.
Inclus : équipement de plongée avec tuba (masques et palmes), combinaison courte en néoprène, gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, déjeuner, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.
Circuit 360º
Si tu veux faire un peu de tout, c’est le circuit qu’il te faut. Avec le circuit 360º, comme son nom l’indique, tu feras le tour complet de l’île de San Cristóbal et tu visiteras Rosa Blanca (petite baie avec plusieurs plages dont l’attrait principal réside dans les dunes contrastant avec ses eaux cristallines où tu pourras nager avec plusieurs espèces de requins, de raies et de tortues marines), Bahía Sardina (deux magnifiques plages également riches en faune marine), Punta Pitt (nous parlons de cette île dans le circuit spécifique), Cerro Brujo et le célèbre León Dormido.
Durée de l’excursion : de 7 h à 17 h.
Prix : à partir de 185 $ par personne.
Inclus : équipement de plongée avec tuba (masques et palmes), combinaison courte en néoprène, gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, déjeuner, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.
Excursion à l’île Española
C’est la seule île de tout l’archipel des Galápagos où tu pourras voir des albatros. Si observer cette espèce dans son habitat naturel est l’une des raisons pour lesquelles tu visites ces îles enchantées, ne manque pas cette excursion, surtout entre avril et décembre. Si tu n’es pas un grand fan des albatros, sache que c’est l’une des excursions les plus chères.
En plus d’observer les albatros, tu feras une randonnée de quelques heures sur l’île Española avec des vues incroyables où tu verras des iguanes de lave, des iguanes marins, des otaries, des fous de Nazca et des fous à pattes bleues. Pour te reposer, tu pourras te baigner et faire de la plongée libre sur l’îlot Gardner.
Durée de l’excursion : de 7h30 à 17h00.
Prix : à partir de 250 $ par personne.
Inclus : équipement de plongée avec tuba (masques et palmes), combinaison courte en néoprène, gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, déjeuner, collation, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.

Excursion à Punta Pitt
Punta Pitt te réserve une expérience similaire à celle de l’île Bartolomé (dont on te parlera dans les excursions au départ de Santa Cruz), avec une randonnée d’une heure au milieu de paysages d’un autre monde où tu pourras observer des fous à pattes bleues et à pattes rouges. Et, bien sûr, du snorkeling sur l’îlot Pitt parmi les poissons, les otaries, les tortues marines et les coraux.
Durée de l’excursion : de 7h30 à 16h30.
Prix : à partir de 200 $ par personne.
Comprend : équipement de plongée avec tuba (masques et palmes), combinaison courte en néoprène, gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, déjeuner, collation, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.

Excursion à l’île Lobos
À seulement 25 minutes en bateau de Puerto Baquerizo se trouve l’île de Lobos. Si tu veux t’approcher au plus près des poussins aux pattes bleues, des frégates et des otaries dans leur habitat naturel lors d’une excursion d’une demi-journée, c’est l’idéal.
Durée de l’excursion : de 8 h à 12 h ou de 13 h à 16 h.
Prix : à partir de 145 $ par personne.
Inclus : équipement de plongée avec tuba (masques et palmes), combinaison courte en néoprène, gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, déjeuner, collation, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.
Visite en taxi de la partie haute
Pour découvrir la partie haute de l’île de San Cristóbal, l’idéal est de négocier avec un taxi-minibus qui t’emmènera vers les principaux sites autorisés (ça prend une demi-journée / environ 4 h, selon le temps que tu passes à chaque endroit) : Laguna del Junco, Galapaguera, Playa Puerto Chino et la Casa del Árbol.
Pour faire ce circuit, le taxi te coûtera entre 60 et 80 $, donc l’idéal est d’être 4 personnes pour partager le taxi, car il peut en prendre jusqu’à 4. Si vous êtes 2 comme nous, tu peux voir si quelqu’un d’autre est intéressé à l’auberge où tu loges ou à l’office du tourisme. C’est là, à l’office du tourisme de San Cristóbal ou sur la promenade, que tu peux trouver des taxis et négocier le prix. La visite dure environ 4 heures.
Durée de la visite : 4 heures, départ à l’heure de ton choix.
Prix : 60 $ à 80 $ au total, à partager entre 4 personnes maximum
Comprend : le taxi et son chauffeur effectuant les arrêts indiqués ; le déjeuner et tout équipement ne sont pas compris.
On t’en dit plus ici sur les lieux visités lors de la visite de la partie haute
La Laguna del Junco
Après une montée d’environ 10 minutes à pied (niveau de difficulté fofisano : facile), tu pourras admirer la vue sur cette impressionnante lagune volcanique d’eau douce, qui alimente toute l’île en eau potable.


Quand on y est allés, quelques frégates (ou « ciseaux de mer ») survolaient la lagune, tu auras peut-être la même chance. Les mâles des frégates magnifiques sont ceux qui ont la poche gulaire rose vif qui devient rouge et gonflée pendant la période de reproduction.

Frégate aux Galápagos. Photo d’AussieActive
S’il fait nuageux à ton arrivée pour admirer le cratère El Junco (ne t’inquiète pas, c’est normal), demande au chauffeur de taxi de le laisser pour le retour, en lui disant que tu préfères y monter au moment de repartir. C’est ce qu’on a fait et, en plus, à cette heure-là, on en a profité tout seuls.

Galapaguera du Cerro Colorado
Le deuxième arrêt sera la Galapaguera, où tu pourras voir des tortues géantes en liberté et aussi quelques petites tortues à l’élevage, ou plutôt au laboratoire de reproduction Jacinto Gordillo. La tortue géante de San Cristóbal est endémique, c’est-à-dire qu’on ne la trouve en liberté qu’ici, et elle est en danger d’extinction. Ce centre d’élevage a pour but de préserver l’espèce et d’améliorer l’état de la population de tortues terrestres sur l’île : quand elles pondent des œufs, ceux-ci sont immédiatement ramassés pour être incubés artificiellement. Les bébés tortues qui naissent sont élevés en captivité jusqu’à l’âge de 5 ans, moment où ils sont relâchés dans leur habitat naturel. La communauté scientifique ne sait pas encore à 100 % combien d’années vivent ces tortues, mais on dit qu’elles vivent sûrement plus de 100 ans.

N’oublie pas de toujours respecter les règles du parc, de garder tes distances avec les animaux et de te contenter de les observer, sans les toucher !
Plage de Puerto Chino
L’une des meilleures plages de l’île pour faire du surf. Avec un peu de chance, tu croiseras une tortue ou un lion de mer en nageant. Dès notre arrivée, on a été tellement impressionnés par sa beauté qu’on a laissé tomber la dernière étape, la cabane dans les arbres. C’est là qu’on peut apparemment déguster des spécialités locales des Galápagos. Nous avons plutôt profité de la magnifique plage de Puerto Chino en compagnie de quelques pélicans et fous, puis, dans l’après-midi, nous sommes allés à la plage de Lobería. On a demandé au chauffeur de taxi, Ángel, de nous déposer à la plage, et c’est ce qu’il a fait. Très sympa.

Cette plage (Puerto Chino) a décroché la deuxième place du classement des plus belles plages de San Cristóbal (on a découvert la première lors de la visite du León Dormido, la plage de Cerro Brujo).

Où dormir à San Cristóbal
On savait clairement qu’on voulait un hébergement dans la seule ville de San Cristóbal, Puerto Baquerizo, et si possible avec une cuisine pour faire des économies sur les repas. Il existe plusieurs options d’hébergement de ce type, des chambres avec accès à une cuisine commune ou même des appartements avec cuisine, pour tous les goûts et tous les budgets, jette un œil à ce lien.
Un autre aspect auquel on a prêté attention en cherchant un hébergement spécifiquement aux Galápagos, c’est qu’il inclue de l’eau filtrée gratuite, car sur les îles, l’eau du robinet n’est potable pour aucune consommation. Ne sois pas surpris si les hébergements aux Galápagos te semblent chers par rapport à ce qu’ils sont. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que tu es dans un parc naturel et que le simple fait d’être ici est déjà un privilège.
On a finalement trouvé une chambre très simple mais confortable qui répondait à nos critères : moins de 50 $ par nuit, la clim fonctionnait parfaitement, l’eau chaude était excellente, la cuisine commune était propre et équipée de tous les ustensiles nécessaires, l’emplacement était à environ 10 minutes à pied de la promenade et, très important, l’eau traitée froide était gratuite.
Il existe plusieurs options d’hébergement à San Cristóbal, des plus raffinées aux plus économiques. Pendant notre séjour, on a noté quelques options qui nous semblaient géniales comme alternative à la nôtre, pour d’autres types de budget.
Si tu cherches un endroit de rêve, le Galápagos Sunset Hotel (à partir de 240 $/nuit) était l’un des plus prometteurs, tant pour son emplacement (en plein centre, à deux pas du port pour les excursions et à côté de la plage pour se détendre) que pour la vue depuis la chambre. D’après les photos, les petits-déjeuners ont l’air super aussi :

Si tu cherches quelque chose d’aussi raffiné, dans cette chambre avec terrasse face à Playa Mann (à partir de 192 $/nuit), tu pourras saluer les otaries dès ton réveil :

Ou celle-ci, bien moins chère mais sans rien perdre en vue, Dolphin House (à partir de 50 $/nuit) :

Si aucune de ces options ne te convainc, tu peux trouver d’autres possibilités d’hébergement à San Cristóbal sur Booking ou sur le nouveau site de Choko, où ce lien te donne droit à 20 $ de réduction sur ta première réservation : hébergements à San Cristóbal sur choko.tours
Où manger à San Cristóbal
On a pris la plupart de nos dîners à la maison. Par contre, pour les déjeuners, on emportait des sandwichs ou on mangeait dehors, et certains soirs, on s’est fait plaisir pour le dîner. Voici ce qu’on a découvert et ce qu’on te recommande.
Au marché central de San Cristóbal, on a mangé le jour où on est allés dans la partie haute de l’île en taxi. En revenant de la visite, on a demandé au chauffeur de s’arrêter là pour acheter un déjeuner à emporter. Il y a plusieurs stands proposant de la cuisine locale et des déjeuners pour 3-4 $.
Au Giuseppe’s , on a dîné un soir. C’est un endroit réputé pour ses pâtes, ses pizzas et ses burgers. On a choisi une carbonara et un burger au thon (avec deux thés glacés à boire) et on a payé 30 $.
À Playa Mann , il y a quelques bars de plage qui proposent un menu du jour à 5 $ (soupe, plat principal et jus de fruits) ; le plat principal et le jus de fruits seuls coûtent 4 $. Ils ont aussi de délicieux jus de fruits supplémentaires à 3 $ chacun.

Pour boire quelques bières, tu peux les acheter fraîches dans les magasins du front de mer pour 1,75 $. Dans les bars, ça te coûtera entre 3 et 4 $. La bière artisanale des Galápagos (La Endémica) coûte le même prix au bar et au magasin.

Comment se rendre à l’aéroport de San Cristóbal
L’aéroport se trouve à 15 minutes à pied du seul village de l’île, Puerto Baquerizo, et c’est ainsi que nous sommes arrivés avec nos sacs à dos. Si tu préfères ne pas marcher, tu peux prendre un taxi, ça te coûtera environ 3 $. Les taxis attendent devant l’aéroport, à la seule sortie, sur la seule rue qui existe.
L’aéroport est très petit, il n’y a pas plusieurs sorties ni plusieurs tapis de récupération des bagages, donc impossible de se perdre.

Carte des lieux à visiter à San Cristóbal
Cette carte Google Maps répertorie tous les lieux de San Cristóbal mentionnés dans ce guide et tu peux l’emporter sur ton smartphone :
Stories de San Cristóbal
Si tu es curieux, tu peux voir ce qu’on a vécu en direct, aussi bien lors de nouvelles aventures en solo sur l’île de San Cristóbal que lors de la visite du León Dormido, en cliquant ici.
Que voir à Santa Cruz
L’île la plus asphaltée et la plus peuplée des Galápagos est de loin la plus touristique, sans pour autant perdre son essence galápaguienne, surtout si on s’éloigne de l’avenue Charles Darwin. C’est l’île la plus visitée, celle qui accueille le plus de visiteurs venus d’Équateur et la mieux située pour découvrir les autres. C’est de Santa Cruz que partent le plus de circuits, dont certains des plus célèbres des Galápagos, et c’est aussi celle qui offre pas mal d’activités gratuites à faire par toi-même. Si tu n’as que quelques jours pour visiter le parc national, c’est peut-être celle qu’il te faut.

Santa Cruz en solo (activités gratuites ou très bon marché)
Tortuga Bay
La belle plage de Bahía Tortuga , on y accède à pied depuis le centre de Puerto Ayora en environ 30 minutes. Une demi-heure pour y aller et une autre demi-heure pour revenir. Si tu préfères, tu peux y aller en bateau pour 20 $ / personne (aller-retour) depuis Puerto Ayora ou y aller à pied et revenir en bateau pour 10 $ / personne.
Attention ! À Tortuga Bay, il n’y a aucun service, alors emporte de l’eau et de quoi manger. C’est une très belle balade (tu devras noter tes coordonnées à l’entrée du sentier, puis au retour) où tu seras accompagné par le chant des oiseaux et croiseras quelques iguanes. Mais attention, il n’y a pas d’ombre, alors n’oublie pas ta casquette et ta crème solaire. Quand tu commenceras à transpirer abondamment, tu verras que le bleu turquoise au loin t’apparaîtra comme la « lumière au bout du tunnel ».

En arrivant, on tombe sur une plage magnifique où il est interdit de se baigner, Playa Brava. Si tu fais du surf, c’est l’endroit idéal, mais pour piquer une tête, il faut continuer à marcher jusqu’à Playa Mansa. On est arrivés à Playa Mansa, une plage de sable blanc avec une mer turquoise calme, parfaite pour faire du kayak (tu peux en louer un pour 10 $) ou du snorkeling (n’oublie pas d’apporter ton équipement de snorkeling). Plusieurs iguanes nous ont accompagnés sur la plage et, quand Inês s’est approchée de la mangrove, elle a aperçu quelques petits requins, car les racines des mangroves regorgent de nutriments et c’est là que certains animaux se concentrent. Tu pourras aussi voir des tortues.


Lagune des Nymphes
En revenant de Tortuga Bay, tu peux pénétrer dans l’univers des mangroves autour de la Lagune des Nymphes et y profiter du calme et de la bande-son des petits oiseaux. Comme l’indique la passerelle que tu emprunteras pour rejoindre la lagune : « Écoute le silence ».

Les mangroves constituent le pilier principal de l’écosystème marin de Santa Cruz et l’une des images les plus caractéristiques du paysage des Galápagos. Cet estuaire (qui semble se former par la rencontre quotidienne de l’eau salée de la mer qui monte et de l’eau douce des fissures qui descend) possède un écosystème unique et, étant si proche du centre, mérite le détour. Mais attention, même si tu as très envie de piquer une tête, la baignade n’est pas autorisée. Avant, on pouvait se promener autour de la lagune (ça prenait environ 20 minutes, et on pouvait en apprendre davantage grâce aux nombreux panneaux présentant des anecdotes sur les mangroves), mais ce n’est plus le cas aujourd’hui : on ne peut plus que contempler la lagune depuis la plate-forme. La lagune ferme à 18 h.

Les Grietas
Une autre super idée à Santa Cruz, où il est indispensable d’emporter un masque et un tuba, c’est d’aller aux Grietas pour nager parmi ces rochers volcaniques.
Depuis fin 2021, il est obligatoire de prendre un guide et de payer une taxe de 10 $ pour visiter Las Grietas. De plus, le nombre maximum de personnes autorisées simultanément a été limité à 35 et la durée maximale de visite à 1h30. Les résidents des Galápagos peuvent y accéder gratuitement avec une durée maximale de 45 minutes. Plus d’infos ici
Pour y aller, tu dois prendre un bateau (1 $ par personne et par trajet) depuis Puerto Ayora, le trajet dure 3 minutes. Une fois arrivé, il faut compter 20 minutes de marche au milieu de paysages incroyablement inhospitaliers et d’énormes cactus. Attention ! Il n’y a qu’un seul endroit où acheter de l’eau sur le chemin. Si, avant d’arriver aux Grietas, tu as envie de piquer une tête , tu pourras le faire à la plage des Alemanes, une petite plage magnifique au milieu des mangroves avec une eau cristalline. En chemin, tu passeras aussi devant des marais salants naturels créés par l’eau de mer.


En arrivant aux Grietas, tu comprendras pourquoi c’est une activité incontournable à faire par toi-même à Santa Cruz. Cette impressionnante formation géologique s’est formée à la suite d’une faille qui permet à l’eau douce et à l’eau salée de se mélanger, créant ainsi ce lieu insolite. La salinité de l’eau dépend de la marée et des pluies des jours précédents.
Plus que pour la faune marine (on n’a pas vu grand-chose à part quelques poissons colorés), c’est la couleur impressionnante de l’eau et l’incroyable visibilité qui font toute la différence. C’est génial de nager au milieu des parois géantes de ces formations rocheuses et de les regarder d’en bas… puis de les contempler d’en haut, depuis le Sendero de la Bahía !

N’oublie pas d’apporter ton équipement de plongée ! Si tu n’en as pas, tu peux en louer auprès des centres de plongée que tu trouveras près du port

Pour t’y rendre, c’est très simple : il suffit de suivre le petit sentier balisé à la sortie de Las Grietas.

Le meilleur moment pour aller aux Grietas, c’est quand le soleil est bien haut et qu’il frappe perpendiculairement la faille, à midi. Le problème, c’est que tout le monde pense la même chose, ce qui fait qu’il y a pas mal de monde à l’entrée. L’astuce : va tout au fond pour que ta palme ne touche personne.
Station scientifique Darwin (ne va pas voir les tortues) et la plage de La Ratonera
Si on t’a dit que tu pouvais voir des tortues à la station scientifique Charles Darwin de l’île, sache que dans notre cas , on n’y est pas allés et on te recommande de ne pas y aller. Un des guides agréés du Parc national des Galápagos qu’on a rencontré les jours précédents nous a dit qu’ils y gardaient les tortues en captivité et que c’était un cirque qui allait à l’encontre de ce que promeut le Parc : un tourisme durable et responsable, respectueux de tous ses habitants, humains et animaux.
Comme tu le sais, sur notre blog, on prône le voyage responsable et on dénonce toute activité impliquant la maltraitance animale. Si tu veux en savoir plus sur l’histoire des célèbres tortues des Galápagos, leur découverte et leur évolution, tu peux le faire à El Chato (dont on te parle plus bas dans la visite de la partie haute), mais pas ici où on garde les tortues en captivité.
On te recommande par contre de visiter le reste de la station scientifique Darwin, où tu pourras en apprendre davantage sur la formation des îles ainsi que sur les espèces qui y vivent.
D’autre part, il y a un petit chemin au bout de la Station Charles Darwin qui mène à une plage appelée la Ratonera. Si les iguanes te laissent passer (Chris a essayé d’y aller le jour où Inês est partie plonger à Gordons Rock et il n’a pas pu passer !), on dit que c’est une jolie plage.

La promenade de Puerto Ayora
La promenade est le quartier le plus animé de Puerto Ayora, où tu pourras observer la vie quotidienne des habitants et des pêcheurs affairés qui travaillent sur le quai pour décharger le poisson frais destiné au marché. Tu verras beaucoup de pélicans et moins d’otaries qu’à San Cristóbal, mais au port, il y en a toujours quelques-unes qui se reposent au soleil… ou à l’ombre.
Au port, au coucher du soleil, approche-toi et regarde en bas : tu verras plein de requins à pointe blanche dans la mer, en train de dîner. Les Galápagos ne cessent jamais de t’étonner, même dans leurs centres urbains.
Excursions au départ de Santa Cruz
Excursion à l’île Bartolomé
C’est l’excursion qui te fera découvrir la célèbre carte postale des Galápagos, avec ses deux plages et le célèbre piton rocheux, que tu verras sur de nombreux sites faisant la promotion de l’archipel :

L ‘île Bartolomé est l’une des îles les plus jeunes. Son nom vient du naturaliste et ami de Darwin, David Bartolomew, qui était lieutenant à bord du HMS Beagle, le navire sur lequel s’est déroulée la célèbre expédition qui a donné lieu aux notes ayant précédé le livre « L’Origine des espèces ». C’est un volcan éteint et un lieu emblématique, car il représente ce qu’étaient toutes les îles des Galápagos il y a de nombreuses années : d’origine volcanique, avec des espèces pionnières capables de survivre dans ce type de conditions (manque d’eau surtout).
Pendant la visite de l’île (qui, comme la plupart, ne peut se faire qu’en excursion, et celle-ci est d’ailleurs l’une des plus chères), le guide agréé du parc te donne une explication détaillée sur l’origine géologique des îles dont on t’a parlé dans l’introduction. Tu te souviens du point chaud qui ne cesse de faire émerger des îles qui se déplacent vers la droite ?
Mais le plus grand attrait de l’île, ce sont ses paysages à couper le souffle. On dit qu’ils sont parmi les plus beaux des Galápagos, et on le croit volontiers.

Après avoir appris plein de choses, monté quelques marches, admiré des vues à couper le souffle, observé des fous, des frégates et même deux tortues marines en train de s’accoupler (quelle violence !), on est allés dans l’eau pour faire un peu de snorkeling et c’est là que le meilleur est arrivé : on a vu nos premiers pingouins des Galápagos ! Au début, ils étaient tranquillement en train de prendre le soleil sur un rocher, mais tout à coup, ils ont plongé dans l’eau sans se soucier de notre présence. Ce sont des moments comme ceux-là qui ont fait que les Galápagos ont conquis la première place dans notre cœur de voyageurs.


Attention ! Cette excursion, bien qu’elle soit l’une des plus chères des Galápagos, affiche souvent complet, nous te conseillons donc de réserver bien à l’avance. C’est aussi l’une des excursions où tu passes le plus de temps en bateau en raison de la distance qui te sépare de l’île (2h30 aller et 2h30 retour) et l’une des plus longues, car les bateaux ne partent pas de Puerto Ayora mais du canal d’Itabaca. L’avantage, c’est que pendant le trajet en bateau, tu peux admirer le paysage et la faune. On a vu plein d’oiseaux endémiques, des tortues et même deux raies manta qui sautaient !

Durée de l’excursion : de 6 h à 16 h ou de 7 h à 17 h.
Prix : à partir de 270 $ par personne
Comprend : transport terrestre (45 minutes jusqu’au canal d’Itabaca), équipement de plongée (masques et palmes), gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, repas à bord, eau, collation, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.
Excursion à l’île de Santa Fe
Cette excursion comprend de la plongée avec tuba dans la baie (sans débarquer sur l’île, ce n’est pas autorisé) et se termine à Playa Escondida, une plage paradisiaque où tu pourras observer de petits bébés requins des Galápagos ainsi que des colonies d’iguanes marins.


On a fait deux arrêts pour faire de la plongée avec tuba et l’un d’eux est devenu l’un de nos meilleurs souvenirs des Galápagos : on a nagé avec quatre otaries très espiègles ! C’est incroyable de voir comment elles s’approchent de toi pour te montrer leurs meilleurs tours sous l’eau. Ce sont des animaux totalement inoffensifs et très curieux, alors si ça t’arrive, n’aie pas peur et profite de ce moment génial !
En plus, à la fin de la plongée, avant de remonter sur le bateau, un énorme banc de sardines est apparu juste en dessous de nous et c’était un vrai spectacle de voir les otaries au milieu du banc et même un fou de Bassan plonger pour attraper son repas du jour ! Sérieusement, ces jours-là, sur ces îles enchantées, on avait l’impression d’être dans un documentaire de National Geographic.
Comme il vaut mieux le voir que de l’entendre, tu pourras découvrir dans cette vidéo notre « danse » sous l’eau avec les louves de mer et le banc de sardines.
Durée de la visite : de 7 h à 16 h.
Prix : à partir de 144 $ par personne.
Comprend : équipement de plongée (masques et palmes), gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, déjeuner, collation, eau, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.
Excursion à l’île Pinzón
On a regretté de ne pas avoir fait cette excursion, ce sera pour la prochaine fois. Lors de cette excursion, il y a de fortes chances de nager avec des manchots ! surtout si tu y vas pendant la saison des eaux froides. En effet, lors du premier arrêt, à Bahía Pingüino, tu pourras nager avec les manchots rigolos des Galápagos, avec des tortues et quelques requins des Galápagos qui s’approcheront par curiosité. Bien sûr, tu pourras aussi nager avec des otaries ici.
Ensuite, l’excursion continue vers La Roca, un rocher de 20 mètres au milieu de la mer où tu pourras apercevoir des fous à pattes bleues ! Elle se termine sur une plage : Playa La Fe ou Playa Las Palmitas, où tu pourras te détendre et nager avec les tortues marines.
Durée de l’excursion : de 8 h à 15 h.
Prix : à partir de 155 $ par personne.
Inclus : équipement de plongée (masques et palmes), gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, déjeuner, collation, eau, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.

Excursion à l’île Seymour Nord
C’est une excursion idéale pour ceux qui aiment se promener dans la nature sauvage des Galápagos. Avant d’arriver à Seymour Nord, tu feras d’abord un arrêt sur une plage appelée Las Bachas pour marcher jusqu’à un lagon où, avec un peu de chance, tu pourras voir des flamants roses. Ensuite, tu feras de la plongée avec tuba sur cette même plage où tu nageras avec des tortues marines. Selon le bateau, au lieu de Las Bachas, tu pourras te rendre à l’îlot Mosquera pour faire de la plongée avec tuba, un autre spot incontournable pour cette activité.
Une fois arrivé à Seymour, tu marcheras pendant 1h30 au milieu des frégates (ces oiseaux au poitrail rouge gonflé), des fous à pieds bleus et des iguanes.
Tout comme l’excursion à l’île Bartolomé, celle à l’île Seymour est l’une des plus chères. Il faut aussi d’abord se rendre en transport terrestre au canal d’Itabaca avant de monter à bord du bateau. De plus, il faut réserver à l’avance car les places sont souvent épuisées.
Durée de l’excursion : de 7 h à 16 h ou de 7 h 50 à 17 h.
Prix : à partir de 260 $ par personne
Comprend : transport terrestre (45 minutes jusqu’au canal d’Itabaca), équipement de plongée avec tuba (masques et palmes), gilet de sauvetage, transport en bateau, serviette, repas à bord, eau, collation, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.

Excursion à l’île Floreana
L’excursion idéale pour les passionnés d’histoire, car les principales attractions de l’île sont d’ordre historique. À l’« Asilo de la Paz », tu pourras voir la grotte des pirates et une source d’eau douce. Toutes deux se trouvent au pied d’une colline de 450 mètres d’altitude, dans la zone agricole de l’île.
Tu découvriras également ici l’histoire des premières familles qui sont arrivées et se sont installées aux Galápagos, ainsi que celle de la « Baronne », une femme qui avait deux amants et qui aurait prétendu être la propriétaire de Floreana.
Ensuite, tu marcheras pendant près d’un kilomètre jusqu’à «La Loberia » pour voir, comme son nom l’indique, des otaries ainsi que des iguanes marins. La visite se termine à Playa Negra, où tu pourras te détendre et faire de la plongée avec tuba.
Durée de la visite : de 7 h à 16 h.
Prix : à partir de 180 $ par personne.
Inclus : équipement de plongée avec tuba (masques et palmes), gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, eau, collation, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.

Excursion à Plazas Sur
Dans cette excursion, après une heure de navigation, tu marcheras sur un sentier en boucle à travers des paysages inhospitaliers (sans ombre, attention) où tu rencontreras des mouettes à queue fourchue, des iguanes terrestres, des iguanes hybrides (avec un peu de chance) et, bien sûr, quelques colonies d’otaries.
Tout comme pour se rendre sur l’île Bartolomé et l’île Seymour, pour rejoindre le quai de Plazas Sur, il faut d’abord prendre un moyen de transport terrestre jusqu’au canal d’Itabaca avant d’embarquer, ce qui fait de cette excursion l’une des plus longues et des plus chères.
Durée de l’excursion : de 7 h à 16 h ou de 7 h 50 à 17 h.
Prix : à partir de 250 $ par personne.
Comprend : le transport terrestre (45 minutes jusqu’au canal d’Itabaca), l’équipement de plongée (masques et palmes), un gilet de sauvetage, le transport en bateau, une serviette, le repas à bord, une collation, un guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.

Excursion à l’île Sombrero Chino
L’une des excursions les plus exclusives des Galápagos. Seuls deux bateaux sont autorisés à s’y rendre, il est donc recommandé de réserver bien à l’avance, tout comme pour aller à Bartolomé et à Seymour.
Après 2 heures de navigation, le premier arrêt te donnera l’impression d’être dans les Caraïbes : plonge dans les eaux turquoise sur une plage de sable fin et blanc. Ensuite, tu marcheras vers le grand cône volcanique situé au centre de l’île et qui lui donne son nom : on dit qu’il ressemble à un chapeau chinois. Pour te reposer de la marche, fais du snorkeling parmi les poissons tropicaux, les iguanes marins se nourrissant de corail, les tortues et, avec un peu de chance, tu pourras même apercevoir des pingouins par ici, sur la côte de James.
Tu arriveras ensuite à la baie de Sullivan pour une autre randonnée, plus courte celle-ci, au-dessus de la coulée de lave solidifiée Pahoe Hoe, parmi les magnifiques cactus qui poussent. Et encore un peu de plongée avec tuba dans la baie pour finir. C’est sans aucun doute l’une des excursions qui figure sur notre liste de choses à faire quand on reviendra dans ce paradis des îles enchantées.
Selon le jour de départ (à confirmer à l’avance si tu préfères cette option), cette excursion peut aussi être combinée avec l’île Bartolomé. On visite d’abord l’île Bartolomé pour y faire de la plongée avec tuba, puis on continue vers l’île Sombrero pour la randonnée.
Pour rejoindre l’île Sombrero Chino, tout comme pour l’île Bartolomé (elles ne sont pas très loin l’une de l’autre), il faut aussi se rendre au canal d’Itabaca pour commencer la navigation.
Durée de l’excursion : de 7 h à 17 h.
Prix : à partir de 330 $ par personne.
Comprend : transport terrestre (45 minutes jusqu’au canal d’Itabaca), équipement de plongée avec tuba (masques et palmes), gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, repas à bord, collation, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.

Excursion à l’îlot Lobería et à la plage de los Perros
L’une des excursions les plus abordables de Santa Cruz est celle que l’on appelle l’excursion de la baie. Elle passe par l’îlot Lobería (ainsi nommé en raison de la colonie d’otaries qui s’y trouve) où tu pourras faire de la plongée avec tuba. Ensuite, le bateau fait escale à Punta Estada, un golfe aux eaux turquoise où tu feras une nouvelle séance de plongée avec tuba et où tu pourras apercevoir des fous de Bassan ou des frégates. On t’emmènera aussi au «canal des requins » où tu pourras observer des requins de rivière et, depuis le belvédère, admirer la vue sur les hauteurs de Santa Cruz. Après une marche de 10 minutes, tu arriveras à la plage de Los Perros où tu verras une grande colonie d’iguanes marins des Galápagos. Enfin, la visite se terminera à l’un des sites les plus emblématiques de Santa Cruz où, comme on te l’a dit plus tôt, tu pourras aussi aller par tes propres moyens : Las Grietas.
Durée de la visite : de 8 h à 13 h environ ou de 14 h à 17 h environ.
Prix : 45 $.
Inclus : équipement de plongée avec tuba (masques et palmes). Cette excursion est proposée par la plupart des agences et des opérateurs de l’avenue principale, l’avenue Charles Darwin à Puerto Ayora.

Excursion en taxi vers la partie haute de Santa Cruz
Comme sur l’île de San Cristóbal, pour découvrir la partie haute de Santa Cruz, le mieux est de négocier avec un taxi ou un minibus qui t’emmènera aux sites autorisés. Le trajet en taxi te coûtera environ 50 $ au total et tu peux négocier avec le chauffeur le temps que tu passeras à chaque endroit. Dans notre cas, on n’y est pas allés (parce qu’on est allés à la ferme des tortues de San Cristóbal et aux tunnels de lave à Isabela et qu’on a décidé de donner la priorité à d’autres projets), mais voici ce qu’on a trouvé sur les lieux que tu visiteras lors de cette excursion :
– Los Gemelos : tu contempleras deux impressionnantes formations de lave solidifiée, creusées par l’affaissement du sol. Tu pourras y observer quelques oiseaux endémiques.
– Tunnels de lave : tu pourras parcourir à la lampe de poche deux tunnels formés par la lave solidifiée des principales coulées de lave de l’île.
– Galapaguera El Chato : Tu rencontreras les plus grandes et les plus vieilles tortues de tout l’archipel des Galápagos. Ici, tu devras payer 5 $ pour entrer. Dans cette Galapaguera, les tortues vivent en liberté et on n’interfère pas dans leurs processus naturels afin d’éviter au maximum de modifier leurs comportements. Ce qui est contrôlé, comme on l’a expliqué à la réserve de Cerro Colorado, c’est la protection des œufs contre les prédateurs pour assurer la pérennité de l’espèce.
Où dormir à Santa Cruz
Comme on te l’a dit plus haut, sachant qu’aux Galápagos l’eau du robinet n’est pas potable et que dans les supermarchés, les bouteilles d’eau sont chères (environ 2,50 $ pour 2 l), on a cherché un hébergement proposant de l’eau filtrée gratuite. De plus, dans le cas de Santa Cruz, on voulait se loger près du quai de Puerto Ayora pour les bateaux des excursions, on ne savait pas si on allait faire 2 ou 3 excursions (on en a finalement fait deux : Bartolomé et Santa Fé). On a trouvé les prix plus élevés que sur la péninsule (et même qu’à San Cristóbal) en termes de rapport qualité-prix, mais il ne faut pas oublier qu’on est dans un parc naturel. Tu trouveras ici plein d’hébergements près de Puerto Ayora.
Les autres critères que nous voulions que notre hébergement à Santa Cruz remplisse, si possible, en plus de l’eau potable incluse et d’un emplacement près du quai, c’était que la cuisine soit équipée (même si, en réalité, on a fini par dîner dehors plusieurs fois, il y a une multitude d’options pour manger pas cher à Santa Cruz), de l’eau chaude pour la douche et, si possible, qu’il soit calme la nuit, parfait pour se reposer après des journées intenses aux Galápagos.
On a séjourné au Tintorera Guest House (à partir de 30 $/nuit) et il répondait à toutes nos attentes. Il propose des suites et des appartements avec cuisine. Si tu restes plus longtemps, tu peux essayer de négocier sur place, mais bien sûr, tu prends le risque qu’il n’y ait pas de disponibilité pour tous les jours où tu souhaites rester. Dans notre cas, on a finalement séjourné dans un appartement au prix d’une chambre double avec salle de bain. Il se trouve à environ 15 minutes du centre mais comprend des vélos (en partage, ils ne sont pas toujours disponibles).

Si tu veux te faire plaisir, l’hôtel-boutique La Isla (à partir de 190 $) a tout pour plaire : il est tout neuf, les avis vantent son confort et il est en plein centre-ville.

Si tu cherches un hébergement sympa sans te ruiner, pas de souci. Santa Cruz est l’île qui propose le plus grand choix d’hébergements, il y en a donc pour tous les budgets. Découvre logements où dormir à Santa Cruz sur Booking ou aussi sur le nouveau site de Choko, où ce lien te donne droit à 20 $ de réduction sur ta première réservation : hébergements à Santa Cruz sur choko.tours
Où manger à Santa Cruz
Notre programme préféré après les visites, c’était de passer au marché municipal, vers 18 h, et d’acheter une empanada toute fraîche (pour 1 $): un vrai délice.
Pour dîner, le mieux est d’aller rue Charles Binford, connue sous le nom de rue Kiosko. À partir de 18h30, ils ferment toute la rue à la circulation et la remplissent de tables et de chaises de restaurants, ou plutôt de kiosques de poisson et de fruits de mer frais (fais gaffe à ce que tu commandes, car tout ne vient pas de là). La langouste et la crevette (pas celle qu’on connaît, mais une sorte de langouste) alternent selon les saisons. Des crevettes pour deux avec du riz, des frites et une salade pour 25 $, et une grande bière d’un litre pour 5 $.

Si tu as envie de quelque chose de plus « touristique », la rue Charles Darwin est faite pour toi. Là-bas, on a goûté « El muelle de Darwin » (un gros sandwich super bon à partager et deux thés glacés pour 16 $) et le « Tropic Bird » (menu du jour à 5 $, 3 $ si tu prends juste le plat principal et un jus). Tu ne peux pas non plus manquer de goûter les délicieuses bières artisanales face à la mer sur la même avenue, à la Santa Cruz Brewery (5 $ la demi-pinte).
Comment se rendre à l’aéroport Seymour (Baltra) de Santa Cruz et vice-versa
L’aéroport de Santa Cruz ne se trouve pas sur l’île de Santa Cruz, mais sur une petite île voisine, l’île de Baltra. Pour rejoindre l’aéroport de Baltra depuis Puerto Ayora (ou l’inverse), il te faudra environ 1 h 15 en empruntant trois moyens de transport différents :
- La première étape consiste à se rendre de Puerto Ayora au port de Santa Cruz. Pour t’y rendre, le moyen le plus économique est de prendre le bus local (5 $/personne), mais tu devras d’abord te rendre à la gare routière, à pied ou en taxi. Nous, on préfère prendre un taxi directement jusqu’au port de Santa Cruz : on a le numéro du taxi partagé qu’on a pris, qui nous a coûté 8,75 $ par personne : +593 98 807 0487. Ce trajet a duré environ 40 minutes. Que ce soit le bus ou le taxi, ils te déposeront au canal d’Itabaca.
- Une fois au canal d’Itabaca, tu prendras un bateau-taxi (1 $ par personne) jusqu’au port de Baltra. Le trajet dure environ 5 minutes, il suffit d’attendre que le bateau soit plein.
- Enfin, de l’autre côté du canal, tu dois monter dans un bus qui t’emmène à l’aéroport pour 5 $/personne. Ils s’occupent eux-mêmes de transférer les bagages du bateau au bus et le trajet jusqu’à l’aéroport dure environ 5 minutes.
Au total, le trajet avec les 3 moyens de transport a duré 1 h 15 et a coûté 8,75 + 1 + 5 = 14,65 $ par personne.
Si tu atterris à l’aéroport de Baltra et que tu veux aller à Puerto Ayora (Santa Cruz), tu devras faire le même trajet avec les 3 moyens de transport, mais dans l’ordre inverse. C’est plus facile de partager un taxi avec d’autres personnes, car vous irez tous ensemble en bus, mais si tu préfères, tu peux contacter le numéro indiqué (+593 98 807 0487) pour qu’il t’attende déjà.
Carte des lieux à visiter à Santa Cruz
Voici la carte Google Maps avec tous les lieux à visiter à Santa Cruz inclus dans le guide, pour que tu puisses l’emporter sur ton smartphone :
Stories de Santa Cruz
Vidéos de notre aventure en direct sur l’île de Santa Cruz et des circuits que nous avons faits, depuis notre compte Instagram, ici.
À voir à Isabela
La plus grande île des Galápagos (mais l’une des moins peuplées et la moins touristique des 3 îles-bases) a décroché la place de notre île préférée et c’est celle qu’on a le plus aimée pour la découvrir en toute liberté. Elle nous a accueillis avec des manchots dans l’eau en plein port et plein d’otaries à notre arrivée. On a croisé plus d’animaux que d’humains, on a pédalé parmi les tortues géantes et on a marché pieds nus sur des rues sablonneuses jusqu’à apercevoir des flamants roses. Oui, on n’a vu qu’une seule rue goudronnée sur toute l’île, la rue principale, car les autres sont en terre ou en sable. Les journées à Isabela ont donc été des journées à vivre pieds nus, à acheter des empanadas, des chifles et quelques bières, et à dire au revoir au soleil sur la mer tous les jours, sur la plage juste à côté de chez nous.


Isabela en toute liberté (activités gratuites ou très bon marché)
La plage principale de Puerto Villamil
La plage principale de Puerto Villamil est idyllique. À notre avis, c’est la meilleure plage pour se promener, en toute liberté, près de l’hébergement, parmi toutes les plages des trois îles où on a séjourné (San Cristóbal, Santa Cruz et Isabela). On a pu y faire des courses sur le sable en compagnie d’iguanes marins et d’oiseaux tropicaux, piquer une tête dans une eau cristalline et, surtout, admirer des couchers de soleil incroyables. On avait pour rituel de s’acheter des chifles (bananes frites) ou des empanadas chez Don Pipo, quelques bières, et de profiter du coucher de soleil sur la plage.


Concha Perla
Une autre super idée à faire par toi-même à Isabela, c’est de prendre ton kit de plongée et de marcher jusqu’à Concha de Perla (à moins de 10 minutes du centre), un lagon à côté du quai où il y a une grande biodiversité! Ici, tu peux voir, en plus d’un magnifique fond de corail, différents poissons tropicaux, des tortues et des iguanes marins, et même quelques pingouins !
C’est l’endroit idéal pour faire du snorkeling car il n’y a ni vagues ni courants, c’est abrité et l’eau est parfaitement cristalline.
Par contre, les iguanes et les otaries ont souvent l’habitude de se pavaner sur la passerelle en bois qui mène à la lagune… S’il y a un pic d’affluence animale, attends un petit moment, ils te laisseront sûrement passer. La lagune de Concha Perla ferme à 18 h.

Si tu n’as pas de matériel de plongée, tu peux en louer à Puerto Villamil (demande dans les magasins de plongée pour comparer les prix, même si c’est généralement 5 $ pour toute la journée)
Lagune des Flamants
Cette lagune est une oasis de paix au sein de l’oasis de paix qu’est Isabela. Pour y arriver, tu devras suivre le petit chemin qui se trouve après l’hôtel Iguana Crossing, et quand tu verras plein d’iguanes se dorer au soleil et une lagune aux eaux rougeâtres, tu seras arrivé. En entrant, tu pourras apprécier le silence à peine interrompu par le battement des ailes d’un flamant rose ou de l’un des oiseaux endémiques que tu pourras apercevoir par ici. Comme une image vaut mieux que mille mots, on te montre ici ce que tu pourras contempler dans cette lagune.


Au fait, savais-tu que les flamants roses naissent blancs mais acquièrent leur couleur rose grâce à leur alimentation ? Si tu vois un flamant rose adulte blanc ou d’un rose très pâle, il est probablement sous-alimenté.
Si tu suis la passerelle en bois de la lagune, tu arriveras au Centre de conservation des tortues des Galápagos, même si nous n’y sommes pas allés car nous sommes arrivés au coucher du soleil et qu’il était déjà fermé (il ferme à 17 h). Quoi qu’il en soit, d’après nos recherches, il semble que ce soit la même chose qu’à la Station scientifique Charles Darwin de Santa Cruz : les tortues sont en captivité, ce qui va à l’encontre du tourisme durable et responsable, respectueux de tous les habitants des Galápagos, humains et animaux. Si tu veux voir des tortues en liberté, on te recommande de le faire sur le chemin menant au Mur des Larmes, dans la section suivante
Route vers le Mur des Larmes
L’idéal pour faire la balade de Puerto Villamil au Mur des Larmes, c’est de louer un vélo, mais tu peux aussi y aller à pied. Tu peux louer un vélo chez Galapagos Bike&Surf à l’heure (4 $/heure) ou à la journée (20 $/jour), c’est là que nous l’avons loué.

Le parcours commence au bout de la plage d’Isabela et, jusqu’au Mur des Larmes, il y a 5 km aller et 5 km retour, qui semblent plus longs à cause du soleil brûlant. L’entrée du mur ferme à 17 h, donc impossible d’y aller sans se faire griller. Il y a plusieurs détours sur le parcours, donc le temps que tu mettras dépendra du nombre de détours que tu feras et du temps que tu passeras à chaque endroit. On te montre ceux qu’on a faits nous-mêmes.
– Playa del Amor : l’amour des iguanes qui nichent par ici. On a tellement aimé cet endroit qu’on s’y est attardés un bon moment pour se reposer.

– Tunnel de l’Estero : un tunnel de mangrove sauvage (on y trouve jusqu’à 4 types de mangrove) où viennent les vagues de la mer


– La petite plage : où il y a aussi une énorme colonie d’iguanes

– Le chemin des tortues : On est passés à côté d’elles à pied ou à vélo et elles n’ont même pas bronché


– Point de vue du Cerro Orchilla : ça vaut vraiment le coup de monter les marches pour profiter de la vue sur l’île, c’est impressionnant. Depuis ce belvédère, tu peux voir Puerto Villamil au fond et l’île Tortuga.

On arrive enfin au bout du parcours, au « Mur des larmes ». On devinait par son nom que ce serait quelque chose de triste, mais ce n’est qu’en arrivant qu’on a compris de quoi il s’agissait. C’est ici que, de 1946 à 1959, fonctionnait la colonie pénitentiaire d’Isabela, car à l’époque, l’île servait de lieu d’exil pour punir les dissidents, les prisonniers politiques et les délinquants.

Ce mur de pierres volcaniques est le seul vestige qui subsiste aujourd’hui du passé difficile de l’île et de ce centre qui a coûté la vie à de nombreux détenus. Le but de cette construction est de garder vivant le souvenir de la souffrance et la mémoire de ceux qui sont morts ici à cause des travaux forcés et des abus de pouvoir. C’était le seul endroit triste qu’on a trouvé pendant nos deux semaines aux Galápagos.
Place principale
Sur la place principale, tu peux ressentir l’ambiance insulaire, car c’est là que les gens se retrouvent le soir. Il y a plusieurs restaurants, magasins et kiosques où tu peux acheter une glace, une bière ou une empanada et les déguster avec les habitants.
Excursions au départ d’Isabela
Excursion aux tunnels de Cabo Rosa
Savais-tu qu’Isabela compte 6 volcans, dont 5 sont actifs ? C’est justement l’un des volcans actifs d’Isabela, le Sierra Negra (que nous avons visité le lendemain), qui a créé, avec l’aide de la mer, le paysage incroyable que tu connais grâce à l’excursion phare d’Isabela : les tunnels de lave de Cabo Rosa.

Apparemment, les coulées de lave du volcan, en entrant en contact avec l’air, se solidifient à l’extérieur tandis que la lave continue de couler à l’intérieur, créant ainsi des tunnels. Avec le temps, les plafonds de ces tunnels se sont effondrés, donnant naissance à ces formations incroyables dans lesquelles tu peux te perdre, dans l’eau comme hors de l’eau.


On y trouve des fous de Nazca, des fous à pattes bleues, des pélicans à la surface, et des tortues, des requins-taupes, des raies, des manchots, des poissons tropicaux et des hippocampes dans l’eau. Au fait, on a vu toutes ces espèces, mais le plus grand moment de joie, c’est qu’on a vu notre premier hippocampe ici ! On n’en avait jamais vu auparavant et, pour l’anecdote, si tu regardes l’île Isabela sur la carte, on dirait qu’elle a la silhouette d’un hippocampe.


Pour finir en beauté, une fois sur le bateau du retour, on a vu plein de raies connues sous le nom de « gavilanes dorados ». Incroyable !

Voici une vidéo-résumé de la visite phare d’Isabela, où l’on voit à la fin les raies manta dorées de plus près, sous la mer :
Durée de l’excursion : de 7h30 à 13h30 ou de 11h00 à 17h00.
Prix : à partir de 135 $ par personne.
Comprend : équipement de plongée avec tuba (masques et palmes), gilet de sauvetage, transport aquatique, serviette, eau, panier-repas, guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.
Excursion au volcan Sierra Negra
Le plus impressionnant de cette excursion, c’est la vue panoramique sur le cratère du volcan actif et les paysages que tu traverses en t’enfonçant dans le cratère, qui semblent venir d’une autre planète.

Ici, on réfléchit à la volatilité de la vie. Il y a des millions d’années, cette terre que l’on foule était une mer et les animaux que l’on connaissait étaient différents. Dans des millions d’années, cette terre sera plus verte, plus fertile et la vie (probablement différente) y abondera. Si on la laisse faire.

Le « niveau de difficulté fofisano » (notre échelle particulière pour les randonnées) de cette marche est moyen. Il n’y a pas beaucoup de montée, mais le terrain est glissant et instable sur un tronçon et le rythme est soutenu, on ne fait pas beaucoup de pauses. La randonnée en elle-même fait 16 km (8 km aller et 8 km retour) et dure environ 5 heures. Très important : n’oublie pas de porter des chaussures fermées adaptées (des baskets) et d’emporter beaucoup d’eau (2 litres par personne minimum).


Pour l’anecdote, sache que ce volcan entre en éruption tous les 15 ans (en moyenne) et que sa dernière éruption remonte à juin 2018. Les éruptions des volcans plus jeunes, comme celui-ci, sont plus modérées et ne représentent généralement pas un danger pour la population locale, contrairement, par exemple, à un volcan continental comme le Cotopaxi, qui a souvent des éruptions plus violentes. En fait, l’éruption de ce mois de juin dernier a été un « bonus » inattendu pour les croisiéristes qui passaient par là, car la nature leur a permis de profiter, sans danger, d’un spectacle supplémentaire.
Durée de la visite : de 7 h à 13 h 30 ou de 11 h à 17 h.
Prix : à partir de 55 $ par personne.
Comprend : transport terrestre, panier-repas et guide certifié par le Parc national des Galápagos parlant espagnol et anglais.
Excursion à l’îlot de Tintoreras
Une autre super activité à faire à Isabela , c’est d’aller à l’îlot de Tintoreras, accessible en bateau ou en kayak. L’excursion part de la plage située à côté du port en direction de l’îlot. On a décidé d’y aller en kayak et on pense que c’est la meilleure option. Pourquoi ? Continue à lire.
En arrivant au kayak qu’on nous avait attribué sur la plage, il y avait une passagère qui voulait venir avec nous. Mais finalement, elle nous a laissés monter et a décidé d’aller se baigner.



Au-delà de la plongée avec tuba (où on a vu 4 tortues, quelques requins-taupes et un iguane marin en train de grignoter un morceau de corail), le meilleur est arrivé à la fin. Le soleil commençait à se coucher et tout à coup , on a vu notre kayak entouré de pélicans et de manchots dans cette lumière orange, c’était un moment inoubliable !


Durée de la visite : 2 h 30.
Prix : à partir de 45 $.
Comprend : kayak, gilet de sauvetage, équipement de plongée (masques et palmes). Cette excursion est proposée par la plupart des agences et des opérateurs de Puerto Villamil.
Réserve la sortie en kayak à Tintoreras avec Chokotrip, ou la sortie classique ici
Excursion à l’île Tortuga
On nous a aussi parlé d’une excursion qui part d’Isabela vers une île située juste en face (on la voit assez bien depuis le belvédère de Cerro Orchilla) appelée Isla Tortuga. Apparemment, c’est l’endroit idéal pour faire de la plongée avec tuba et voir des requins-marteaux !
Malheureusement, on dirait que ce circuit ne se vend pas très bien, donc c’est pas facile de trouver des agences qui le proposent, à moins qu’un groupe assez important se forme (ou que les quelques personnes qui veulent y aller paient pour tout le bateau).
Vérifie auprès de Chokotrip la disponibilité de l’excursion à Isla Tortuga ici
Où dormir à Isabela
Une fois de plus, on a trouvé un hébergement à Isabela où on pouvait remplir gratuitement nos bouteilles d’eau avec de l’eau filtrée, une condition indispensable pour notre voyage aux Galápagos.
On a pris une chambre double avec salle de bain privée dans une auberge familiale : Hostal Villamil (à partir de 60 $/nuit). À Isabela, tout est proche, le centre de l’île est très petit, donc l’important est de loger dans une rue calme où il n’y a pas de bruit la nuit, et c’était le cas. Le couple originaire des Galápagos qui tient l’auberge est charmant et t’aidera pour tout ce dont tu as besoin. Le lit était confortable et il y avait de l’eau chaude. Par contre, le petit-déjeuner n’était pas compris et il n’y avait pas de cuisine. Il y a plusieurs options à Isabela près de l’Hostal Villamil, jette un œil à ce lien.

Une autre option à un prix similaire (55 $/nuit) est l’Hospedaje Mother Fanny, en plein centre et tout près de la plage.

Il y a un endroit qui nous a fait rêver quand on est passés devant, du genre « un jour, on viendra ici ». Ça s’appelle Isamar Hotel (à partir de 200 $/nuit) et il est en bord de mer, face à la magnifique plage de Puerto Villamil. Tu pourras profiter du coucher de soleil depuis un hamac ou depuis ton balcon. Si tu viens en famille, d’autres options à faire rêver par ici sont les appartements de luxe avec plusieurs chambres : Mi Playa Beach Front Isabela (à partir de 204 $/nuit pour 5 personnes) et Sandy Feet House (à partir de 345 $/nuit pour 6 personnes)

Plus hébergements où dormir à Isabela ou aussi sur le nouveau site de Choko, où ce lien te donne droit à 20 $ de réduction sur ta première réservation : hébergements à Isabela sur choko.tours
Où manger à Isabela
Avant le coucher du soleil, l’arrêt incontournable, ce sont les «Empanadas Don Pipo», des empanadas fraîchement préparées (de 15 h à 19 h), à 2 $. On achetait les bières dans un magasin ou une supérette à 2 $. Boire une bière avec vue sur la mer autrement, dans un bar, c’est hors de prix : la même bière coûte 7 $.


Pour le petit-déjeuner, on allait dans une boulangerie (voir la carte) et on achetait de délicieux banana bread et du pain au fromage, le tout à 0,50 $/1 $. Ils n’ont pas de café. À côté de cette boulangerie, il y avait un kiosque local proposant des déjeuners à 4 $.
Une autre option pour le petit-déjeuner était le Sun&Coffee, où l’on trouvait du café et des toasts, plutôt dans le style d’un petit-déjeuner continental. Cela dit, l’endroit s’adresse davantage aux touristes et est aussi plus cher : les petits-déjeuners complets coûtent 7 $.
Sur la place principale de Puerto Villamil, où les gens se retrouvent le soir, il y a des restaurants proposant un menu du soir à 8 $ pour un repas complet ou à 6 $ pour un plat principal, un jus et un dessert.
Comment se rendre à Puerto Villamil
Isabela est la seule des trois îles où on a séjourné qui n’a pas d’aéroport, donc le seul moyen de s’y rendre est en « fibra » (bateau) depuis Santa Cruz. Le trajet dure environ 2 heures et, une fois arrivé à Puerto Villamil, il faut 5 minutes à pied pour rejoindre le centre de l’île en empruntant la seule route goudronnée, tu ne peux pas te tromper.

Carte des lieux à visiter à Isabela
Voici une carte Google Maps avec tous les endroits qu’on te recommande de visiter à Isabela dans ce guide, pour que tu puisses l’emporter sur ton smartphone :
Stories d’Isabela
Si tu veux voir la compilation des stories de notre compte Instagram en direct, sur notre passage sur l’île d’Isabela, clique ici.
Où plonger aux Galápagos ?
Les îles Galápagos sont un véritable paradis sous-marin, c’est pourquoi elles sont considérées comme l’un des meilleurs sites de plongée au monde. La convergence de plusieurs courants marins (comme les courants froids de Humboldt et de Cromwell et le courant chaud du Panama), riches en nutriments, attire une faune marine abondante et fait de chaque plongée un véritable spectacle.

Facteurs à prendre en compte
Tout comme pour les circuits, les sites de plongée aux Galápagos sont nombreux et certains comptent parmi les meilleurs au monde. Il est très important de tenir compte des éléments suivants :
- Choisis ta saison : entre janvier et mai, meilleure visibilité et température de l’eau plus élevée (entre 22 °C et 27 °C) ; entre juillet et décembre, visibilité moindre et température de l’eau plus froide (entre 18 °C et 22 °C) mais plus de plancton et de nutriments, et plus de vie pélagique (donc plus de chances de voir des requins baleines sur les îles lointaines de Wolf et Darwin).
- Choisis un site de plongée adapté à ton niveau : certains sites ne sont accessibles qu’aux plongeurs expérimentés ou ayant effectué au moins 25 plongées. Vérifie bien avant de t’inscrire.
- Choisis un centre de plongée fiable. Le guide doit être accrédité par le Parc national des Galápagos et posséder une licence internationale de divemaster. Le bateau doit disposer d’un équipage formé. Le matériel doit être en parfait état. N’oublie pas qu’avec ton inséparable binôme de plongée, le matériel est ton meilleur ami sous l’eau, tu dois donc vérifier que tout est en parfait état. Les détendeurs doivent être propres et fonctionner à 100 % ; les combinaisons en néoprène ne doivent pas avoir trop de trous… (tu iras les essayer au centre la veille de la plongée) ; les gilets doivent bien se fermer ; les bouteilles doivent avoir été révisées récemment : vérifie la date de la dernière révision.
- Détermine clairement le budget que tu souhaites consacrer à la plongée. Si les plongées sont déjà chères en soi, elles le sont encore plus aux Galápagos… Mais n’oublie pas que tu plongeras dans un parc naturel très spécial.
- Souscris une assurance plongée. Inês a l’AxaSub et en est très satisfaite. Si tes voyages sont de courte durée, l’ExtraSub est également une bonne option.

Types de circuits de plongée
D’autre part, selon le degré de flexibilité que tu souhaites pour tes journées aux Galápagos (avec plus ou moins de plongée), tu pourras choisir :
- Une sortie de plongée quotidienne, comme l’a fait Inês. Comme on voulait profiter des îles Galápagos et de leurs espèces endémiques sur terre, et faire des excursions qui ne se limitent pas à la plongée (en plus, Chris ne plonge pas), Inês a choisi les plongées qu’elle voulait faire, le centre où les faire, et ces jours-là, elle est partie plonger dans le cadre d’une excursion de plongée d’une journée (déjeuner, collation, serviette et eau compris). Prix : à partir de 150 $ pour deux plongées, selon le site de plongée et la saison (en haute saison, ça peut coûter bien plus cher).
- Forfait plongée avec hébergement. Un forfait comprenant en moyenne 2 plongées par jour et un hébergement confortable à terre. Prix : à partir de 1 000 $ (5 jours, 4 nuits) avec hébergement.
- Croisière de plongée, également appelée liveaboard. Une croisière de plongée avec en moyenne 4 plongées par jour. De plus, tu plongeras sur des sites accessibles uniquement en liveaboard. Prix : entre 600 et 700 $/jour. Ces croisières durent généralement 7 à 8 jours, alors fais le calcul…
- Mix : Quelques jours en liveaboard et d’autres jours en liberté sur les îles. C’est l’option qui ferait le plus plaisir à Inês, mais ça demande beaucoup de jours et, surtout, un gros budget. Énorme. Vu qu’il y a des sites de plongée qu’on ne peut découvrir qu’en liveaboard, quoi de mieux que de faire un peu des deux ? Il y a aussi une autre option possible : faire des sorties de plongée quotidiennes dans le cadre d’une croisière d’expédition.

Sites de plongée
Comme on te le dit, il y a énormément d’endroits où plonger aux Galápagos, alors on te présente ici uniquement les plus remarquables :
Gordon Rocks (depuis Santa Cruz)
L’un des sites qui figure toujours sur les listes des meilleurs endroits où plonger est le célèbre « Gordon Rocks », à Santa Cruz, surnommé familièrement « la machine à laver » en raison de la quantité de vie marine qui tourbillonne autour des pitons de cet ancien cratère volcanique. Requins-marteaux, requins des Galápagos, raies aigles, raies manta ou tortues ne sont que quelques-unes des espèces qui abondent ici et qu’Inês a pu observer. Attention toutefois, cette « machine à laver » est soumise à de forts courants, ce qui rend Gordon’s Rocks inadapté aux débutants. Recommandé pour les plongeurs confirmés ayant au moins 25 plongées à leur actif.
Inês a fait une sortie de plongée d’une journée au centre Scuba Iguana et elle a beaucoup aimé.

León Dormido (depuis San Cristóbal)
Un autre site de plongée célèbre des Galápagos où tu peux plonger sans avoir beaucoup d’expérience, c’est le León Dormido, à San Cristóbal. Entre les deux rochers d’environ 148 m de haut se forme un passage exceptionnel pour observer des requins (des requins des Galápagos et des requins-marteaux), des tortues marines, des raies aigles et de très nombreux poissons tropicaux. Inês a plongé avec Planet Ocean qui, apparemment, a fermé ses portes, mais on lui a dit beaucoup de bien de Blue Evolution.


Mosquera (depuis Santa Cruz)
Des couleurs de corail incroyables, de nombreux lions de mer, des tortues, des requins à pointe blanche et, avec un peu de chance, tu pourras même apercevoir un requin tigre par ici. On combine souvent cette sortie avec Gordon Rocks : Inês l’a fait comme ça avec Scuba Iguana.
Darwin et Wolf (uniquement en excursion de plongée en bateau)
Ces deux îlots sont deux sites de plongée qui figurent toujours parmi les meilleurs sites de plongée au monde. Ils se trouvent à 40 km au nord-ouest des îles principales et ne sont accessibles qu’à bord d’un bateau de croisière de plusieurs jours, pour un prix supérieur à 4 000 $. Mais on dit que tu y verras plus de requins-marteaux que tu n’en auras jamais vu de toute ta vie et, avec un peu de chance, même des requins-baleines ou un orque !
Autres
D’autres sites remarquables sont Cousins Rock et Cabo Marshall (également accessibles uniquement en croisière) ou Seymour Nord (avec des options pour tous les types de plongeurs, débutants compris).

Quels sont les meilleurs circuits aux Galápagos ?
Comme toujours, c’est une question subjective qui dépend des goûts de chacun et de ce qui t’attire le plus. Pour t’aider, voici les circuits les plus populaires :
- Depuis San Cristóbal : León Dormido (tu peux le faire dans le cadre de la visite complète à 360°)
- Depuis Santa Cruz : Île Bartolomé, Santa Fe, Île Pinzón
- Depuis Isabela : les tunnels de Cabo Rosa et le volcan Sierra Negra
Itinéraires de voyage aux Galápagos
Les Galápagos étant des îles si étonnantes et offrant tant de choses à voir, il est impossible de tout découvrir, même en plusieurs visites du parc. Nous te proposons donc quelques suggestions, recommandations et exemples d’itinéraires
Comment organiser ton itinéraire de voyage aux Galápagos
Voici quelques conseils pour élaborer ton itinéraire :
- Comme tu peux le constater, les options sont infinies et il y a une multitude d’endroits à visiter : choisis bien les lieux qui t’intéressent et organise bien ton itinéraire pour essayer de minimiser les déplacements.
- Choisis les endroits qui t’intéressent le plus et vérifie si les dates de ton voyage correspondent à la bonne période pour chacune de ces destinations. N’oublie pas que certaines visites ne sont pas proposées tous les jours de la semaine.
- Vérifie s’il y a des fêtes spéciales dans les endroits que tu vas visiter aux dates de ton voyage, car cela peut avoir un impact sur les horaires, les transports, les prix, l’affluence, etc.
- Réserve à l’avance les hébergements, les déplacements et les visites dont tu es déjà sûr, surtout si tu comptes visiter des sites touristiques en haute saison.
- Vérifie bien les possibilités de transport pour établir un itinéraire réaliste. Si possible, prévois une marge de manœuvre pour que, si un trajet tombe à l’eau, ça ne gâche pas tout ton itinéraire (et pour te détendre et profiter aussi des îles « sans rien faire »).

Comment répartir les journées et les circuits
Après avoir passé pas mal de temps à organiser notre voyage de deux semaines, en bombardant de questions Christian de Chokotrip qui a fait preuve d’une patience infinie et nous a donné plein d’infos utiles, on pense que la façon la plus simple d’organiser les journées et les excursions/activités aux Galápagos est la suivante :
1. On dresse une liste des activités qui nous intéressent sur chaque île (ou sur l’île ou les îles qu’on va visiter) et on les classe en « demi-journée » ou « journée complète » (c’est à titre indicatif). Voici les activités classées dans ce guide :
Que faire à San Cristóbal
- Demi-journée :
- Tour en taxi vers la partie haute
- Plage de Lobería
- Malecón et plage Oro
- Plage Mann, Cerro Tijeretas et Punta Carola
- Visite du León Dormido
- Visite de l’île Lobos
- Journée complète :
- Excursion à l’île Española
- Excursion à Punta Pitt

Que faire à Santa Cruz
- Demi-journée :
- Excursion en taxi vers la partie haute
- Tortuga Bay + lagune des Nymphes
- Las Grietas
- Malecón, station scientifique Darwin et plage La Ratonera
- Excursion à l’île Pinzón
- Visite de Seymour Nord
- Excursion dans la baie (îlot Lobería et plage de los Perros)
- Journée complète :
- Excursion à l’île Bartolomé
- Excursion à Santa Fe
- Excursion à Floreana
- Excursion à Plazas Sur
- Excursion à Sombrero Chino

Que faire à Isabela
- Demi-journée :
- Place principale et plage de Puerto Villamil
- Plongée avec tuba à Concha Perla et sur la plage du port
- Balade à vélo vers le Muro de las Lágrimas et les lagunes aux flamants roses
- Visite des tunnels de Cabo Rosa
- Excursion au volcan Sierra Negra
- Excursion à l’îlot Tintoreras

2. On crée un tableau Excel ou un tableau avec les jours dont on dispose, en tenant compte du fait que les jours d’arrivée et de départ ne sont probablement que des demi-journées (entre les trajets, l’enregistrement, etc.)
3. On remplit chaque jour avec une activité d’une journée complète ou deux d’une demi-journée
4. On vérifie si les circuits sont disponibles pour nos dates (tu peux contacter Christian de Chokotrip, il t’aidera)
5. Si tu comptes visiter plusieurs îles, tu dois aussi tenir compte des déplacements entre les îles (le jour où tu changes d’île, tu ne pourras probablement prévoir qu’un programme d’une demi-journée)
N’oublie pas que c’est indicatif ! Certaines activités d’une demi-journée prennent moins de temps, et tu pourras peut-être en combiner plusieurs dans la même journée, mais il est aussi important de ne pas trop serrer le programme pour ne pas courir partout, profiter davantage des îles, laisser du temps pour faire des courses ou boire une bière tranquillement, et avoir une marge de manœuvre si quelque chose ne se passe pas comme prévu.

Itinéraires de voyage aux Galápagos de 3 à 5 jours (moins d’une semaine)
Si tu n’as que quelques jours pour découvrir les îles enchantées, on te recommande de te concentrer sur une seule île au maximum pour bien profiter de tes journées et éviter les déplacements :
- Option 1 : 4 jours à San Cristóbal
- Jour 1 : Arrivée en avion et programme d’une demi-journée (ex. : Malecón et Playa Oro)
- Jour 2 : Visite du León Dormido le matin, de la Lobería l’après-midi
- Jour 3 : Visite de la partie haute le matin, visite de l’île des Loups l’après-midi
- Jour 4 : Playa Mann, plongée avec tuba à Cerro Tijeretas et Punta Carola, puis retour en avion
- Option 2 : 5 jours à Santa Cruz
- Jour 1 : Arrivée en avion et programme d’une demi-journée (ex. : Malecón, station scientifique Darwin et Playa La Ratonera)
- Jour 2 : Visite de Santa Fé
- Jour 3 : Visite de Bartolomé
- Jour 4 : Las Grietas le matin, visite de la partie haute l’après-midi
- Jour 5 : Tortuga Bay + lagune des Nymphes et retour en avion

Itinéraires de voyage aux Galápagos de 7 jours (1 semaine)
Si tu as une semaine pour découvrir les îles enchantées, on te conseille de choisir une ou deux îles maximum et de concentrer tes visites sur celles-ci pour éviter de passer d’une île à l’autre :
Voici quelques exemples d’itinéraires que tu peux suivre en une semaine aux Galápagos:
- Option 1 : une semaine à Santa Cruz et Isabela
- Jour 1 : Arrivée en avion à Santa Cruz et programme d’une demi-journée (ex. : Malecón, station scientifique Darwin et plage La Ratonera)
- Jour 2 : Excursion à Santa Fé
- Jour 3 : Excursion à Bartolomé
- Jour 4 : Bateau pour Isabela le matin, visite des tunnels de Cabo Rosa
- Jour 5 : Excursion au volcan Sierra Negra le matin, Tintoreras l’après-midi
- Jour 6 : Bateau pour Santa Cruz, Las Grietas à l’arrivée et visite de la partie haute l’après-midi
- Jour 7 : Tortuga Bay + Laguna Ninfas et retour en avion
- Option 2 : une semaine à Santa Cruz et San Cristóbal (tu prends un aller vers une île et un retour depuis l’autre)
- Jour 1 : Arrivée en avion à Santa Cruz et programme d’une demi-journée (ex. : Tortuga Bay et la lagune de Ninfas)
- Jour 2 : Visite de Santa Fe
- Jour 3 : Excursion à Bartolomé
- Jour 4 : Bateau pour San Cristóbal le matin et programme d’une demi-journée (ex. : Malecón et Playa Oro)
- Jour 5 : Excursion au León Dormido le matin, Lobería l’après-midi
- Jour 6 : Visite de la partie haute le matin, visite de l’île Lobos l’après-midi
- Jour 7 : Plage de Mann, plongée avec tuba à Cerro Tijeretas et Punta Carola, puis retour en avion

Itinéraires de voyage aux Galápagos de 14 jours (2 semaines)
Si tu as deux semaines, tu auras le temps de visiter plus d’endroits et tu pourras faire comme nous, en te basant sur les 3 îles principales. Tu peux combiner plusieurs des options des points précédents pour te créer un itinéraire de 2 semaines. On te laisse l’itinéraire qu’on a fait nous-mêmes :
Itinéraire de 2 semaines aux Galápagos
- Jour 1 : Arrivée en avion à San Cristóbal, enregistrement à l’hôtel et visite du Malecón et de la plage d’Oro
- Jour 2 : Excursion à la Parte Alta en taxi le matin, plage de Lobería l’après-midi
- Jour 3 : Excursion au León Dormido et au Cerro Brujo
- Jour 4 : Bateau pour Santa Cruz le matin, détente l’après-midi
- Jour 5 : Excursion à l’île Bartolomé
- Jour 6 : Visite de Tortuga Bay et de la lagune des nymphes
- Jour 7 : Excursion à Santa Fe
- Jour 8 : Bateau pour Isabela le matin, kayak à Tintoreras l’après-midi
- Jour 9 : Excursion aux tunnels de Cabo Rosa
- Jour 10 : Balade à vélo vers le Mur des Larmes avec plusieurs arrêts et la lagune aux flamants roses
- Jour 11 : Excursion au volcan Sierra Negra
- Jour 12 : Bateau pour Santa Cruz
- Jour 13 : Visite de Las Grietas
- Jour 14 : Plongée à Gordon Rocks et à la station scientifique Darwin
- Jour 15 : Vol de retour vers Guayaquil
Ces itinéraires ne sont que des exemples, tout dépend de tes goûts, de tes centres d’intérêt et du budget dont tu disposes (avec un petit budget, tu feras finalement moins d’excursions organisées et tu découvriras davantage les îles par toi-même).

Transport : comment se déplacer aux Galápagos
Comment se déplacer d’une île à l’autre
Bateaux inter-îles aux Galápagos : horaires et prix
Le meilleur moyen de se déplacer d’une île à l’autre est le bateau. Les vedettes rapides, appelées «fibras » par les locaux, coûtent entre 30 $ et 35 $ par trajet et le trajet dure environ 2 h 30 (selon l’état de la mer). Tu peux aussi les réserver via Chokotrip
Les liaisons ne sont pas très fréquentes, mais les horaires sont fixes et, d’après notre expérience, presque toujours respectés. Voici les horaires
| Île de départ | Île de destination | Heure de départ | Heure d’arrivée |
|---|---|---|---|
| Santa Cruz | San Cristóbal | 7 h | 9h30 |
| Santa Cruz | San Cristóbal | 14 h | 16h30 |
| Santa Cruz | Isabela | 7 h | 9h30 |
| Santa Cruz | Isabela | 14 h | 16h30 |
| Isabela | Santa Cruz | 6 h | 8h30 |
| Isabela | Santa Cruz | 14 h | 16h30 |
| San Cristóbal | Santa Cruz | 7 h | 9h30 |
| San Cristóbal | Santa Cruz | 15 h | 17h30 |
Conseil : prends un Biodramine avant d’embarquer pour éviter le mal de mer, car les bateaux vont très vite et font souvent pas mal de « sauts », selon l’état de la mer.
Tu dois être au port 30 minutes avant l’heure de départ du bateau, pour qu’on inspecte ta valise/ton sac à dos. À ton arrivée, tu verras qu’il y a beaucoup de monde : plusieurs compagnies de bateaux opèrent aux mêmes horaires et tu devras faire attention pour trouver le tien (dans certains cas, tu devras donner ton nom et on te remettra un badge pour indiquer sur quel bateau tu montes).
À notre avis, mieux vaut s’installer le plus à l’arrière possible du bateau, c’est là que tu auras le moins le mal de mer (mais attention aux éclaboussures tout à l’arrière).


Vols inter-îles aux Galápagos : horaires et prix
Il est également possible de se déplacer en avion, mais outre le fait que c’est plus cher (environ 175 $ par trajet, bien que cela varie en fonction de la saison), nous avons lu que si les vols ne sont pas suffisamment remplis, ils ne décollent pas. Nous pensons donc que l’option des bateaux est plus recommandée. Les compagnies qui assurent ces vols sont Emetebe et Esav Airlines.
L’avantage des vols, c’est qu’ils durent 30 minutes et que tu peux aller directement de San Cristóbal à Isabela (ce qui n’est pas possible en bateau, où tu dois faire escale à Santa Cruz).
Comment se déplacer sur chaque île
Sur les îles, le mieux est de marcher, de louer un vélo (renseigne-toi sur les locations sur l’île où tu te trouves) ou de prendre un taxi (à San Cristóbal, ça coûte 2 $ par trajet, à Santa Cruz 1,5 $ par trajet).

Les circuits incluent tous les transports, donc quand tu participes à un circuit, on viendra probablement te chercher à ton hébergement ou à un point de rendez-vous défini à l’avance.
Monnaie et argent
La monnaie officielle de l’Équateur (îles Galápagos comprises) est le dollar. Quand on y est allés, le taux de change était d’environ 1 € = 1,10 $. Tu peux consulter le taux de change actuel EUR <-> USD ici
Comment retirer / changer de l’argent aux Galápagos, et combien d’argent emporter aux Galápagos
Il est important de noter que ni les distributeurs automatiques ni les terminaux de paiement ne sont très répandus sur ces îles enchantées. Aux Galápagos, presque personne n’accepte les cartes bancaires comme moyen de paiement, presque tous les paiements devront être effectués en espèces et il n’y a des distributeurs automatiques qu’à San Cristóbal et Santa Cruz. À Isabela, il n’y a pas de distributeur. Oui, prépare-toi à emporter une bonne liasse de billets là-bas, même si l’avantage, c’est que tout est super sûr.
On te recommande donc d’organiser ton voyage un peu à l’avance et de calculer combien d’argent tu vas avoir besoin (entre les excursions, les transferts, les repas, l’hébergement, etc.). Tu peux voir comment calculer ton budget ici. On te conseille aussi de réserver en ligne tout ce que tu peux, pour pouvoir payer en ligne et ne pas avoir à emporter autant d’argent liquide.
Nous n’emportons jamais beaucoup d’argent liquide et ne changeons pas d’argent sauf s’il n’y a pas d’autre solution. Ce que nous faisons, c’est retirer de l’argent aux distributeurs avec nos cartes de débit/crédit, et nous emportons toujours quelques euros/dollars « d’urgence » avec nous au cas où.

Cartes sans frais en Équateur
On utilise les cartes suivantes pour retirer de l’argent à l’étranger sans payer de frais. Avec celles-ci, tu pourras retirer des dollars en Équateur, avant de prendre l’avion pour les Galápagos, sans payer de frais (ou en payant des frais minimes) :
- Revolut : avec cette carte, on peut retirer 200 € par mois sans frais, une limite qu’on peut augmenter avec les formules payantes
- N26 : avec certains forfaits payants, tu peux retirer de l’argent aux distributeurs en devises étrangères sans frais
- Wise : avec cette carte, on peut retirer 200 € par mois sans frais
Avec ces 3 cartes, on s’en sort pour retirer de l’argent sans payer de frais.
Dans la mesure du possible , paie par carte, car les limites de ces cartes pour les paiements par carte sont bien plus élevées. Quand tu seras en Équateur, avant de prendre l’avion pour les Galápagos, essaie de tout payer par carte pour ne pas épuiser ta limite de retrait sans frais au distributeur

Banques / Distributeurs sans frais en Équateur
Même si ta carte ne te facture pas de frais pour retirer de l’argent aux distributeurs à l’étranger, le distributeur lui-même peut prélever des frais d’utilisation, qui sont souvent assez élevés, et ce, quelle que soit la carte que tu utilises.
En Équateur, après de nombreux essais et erreurs, on a constaté que la plupart des distributeurs facturent des frais à chaque retrait. Les informations suivantes te seront donc très utiles et t’aideront à économiser quelques euros.
Les distributeurs que nous avons toujours utilisés pendant nos deux mois en Équateur et qui ne nous ont jamais facturé de frais d’utilisation sont :
- Banque Pichincha
- Banque Internationale de l’Équateur
- Banque General Rumiñahui
On utilisait presque toujours Banco Pichincha, qui est présent partout. À Quito comme à Guayaquil, tu trouveras sans problème des distributeurs Banco Pichincha où tu pourras retirer l’argent dont tu as besoin (tu devras probablement effectuer plusieurs retraits, car ceux-ci sont plafonnés).
Aux Galápagos, il y a très peu de distributeurs (tu n’en trouveras qu’à Santa Cruz et San Cristóbal, et rien ne garantit qu’ils fonctionnent). Dans notre cas, on a finalement dû retirer un peu d’argent supplémentaire à Santa Cruz (il y a un Pichincha) et ça a marché.
En plus de ça, chaque fois que tu retires de l’argent et/ou que tu paies par carte, tu dois t’assurer que la transaction est effectuée en monnaie locale (c’est-à-dire en dollars). Si tu laisses le distributeur ou le terminal de paiement effectuer la transaction dans une autre devise, ils t’appliqueront leur propre taux de change, qui sera généralement défavorable, et tu finiras par payer plus cher, comme une commission cachée.

Budget indicatif pour voyager aux Galápagos. Est-ce que les Galápagos, c’est cher ?
On ne va pas te mentir : quoi que tu fasses, voyager aux Galápagos coûte cher, bien plus cher que de voyager dans le reste de l’Équateur et en Amérique latine.
Budget indicatif pour 1 semaine (par personne) en voyageant par tes propres moyens:
- Vol de Quito ou Guayaquil vers les Galápagos (aller-retour) : 300 $
- Entrée au parc et taxes (pour les non-ressortissants*) : 220 $
- Hébergement : 20 $/nuit : 140 $
- Repas : 20 $/jour : 140 $
- Excursions : 3-4 excursions : 400-500 $
- Transports : 60 $ (chaque trajet en bateau entre les îles coûte environ 30 $)
- Total : environ 1 200-1 300 $ / personne
Il faudrait ajouter le vol vers Quito ou Guayaquil depuis chez toi : si tu pars d’Espagne, entre le vol et les deux jours que tu passeras à Quito ou Guayaquil, ça te reviendrait à environ 2 000 $ par personne
Oui, on le sait, ça coûte une fortune. Mais c’est le prix à payer pour fouler les seules îles au monde aussi riches en biodiversité, où les animaux se respectent et ne te craignent pas parce qu’ils ont toujours été là, protégés chez eux.
En te basant sur ces prix, tu peux te faire une idée de ce que ça te reviendra en fonction de tes goûts/besoins et du nombre de jours que tu y passeras.
Bien sûr, tu peux y rester moins longtemps, faire moins d’excursions, économiser sur la nourriture, etc., pour réduire le coût total.

Voici quelques prix de référence pour t’aider à estimer ton budget:
- Hébergement : minimum 15 $/nuit par personne
- Repas local (déjeuner du jour) : 4 $ par personne
- Dîner local : 8 $ par personne
- Empanadas : 1 $ pièce
- Glace : à partir de 2 $
- Bière en magasin : 2 $
- Bière au bar : à partir de 4 $
- Boisson non alcoolisée au bar : à partir de 2 $
- Location de tuba : 5 $ par jour
- Location de vélo : 4 $/h ou 20 $/jour
- Taxi pour de courtes distances : 2 $ le trajet
- Excursion en bateau d’une demi-journée : 120 $
- Excursion en bateau d’une journée : 240 $
- Excursion terrestre d’une demi-journée : 50 $
D’autre part, comme on te l’a dit plus tôt (et on t’a présenté les avantages et les inconvénients ici), tu peux choisir de voyager aux îles Galápagos en croisière.
Dans ce cas, voici le budget indicatif pour une semaine (par personne) en croisière:
- Vol de Quito ou Guayaquil aux Galápagos (aller-retour) : 300 $
- Entrée au parc et taxes (pour les non-ressortissants*) : 220 $
- Croisière de 8 jours** : 3 000 $ / personne
- Hébergement : inclus
- Repas : inclus
- Excursions : incluses
- Transports : inclus
- Total : 3 600 $ / personne
*Sur ces 220 $, 20 $ correspondent à la carte de contrôle de transit (identique pour tout le monde), mais les 200 $ de frais de parc ne sont à payer que par les adultes étrangers. Au lieu de 200 $, les citoyens adultes équatoriens doivent payer 30 $ et les citoyens adultes de la Communauté andine et du Mercosur doivent payer 100 $. Consulte tous les prix détaillés ici
** Il existe des croisières plus courtes et moins chères, par exemple à partir de 1 300 $ par personne pour 5 jours. Tu peux réserver ta croisière de 4 à 8 jours ici ou une croisière de dernière minute plus économique ici.

Sécurité : précautions, interdictions et conseils aux Galápagos
Très important ! Si les habitants non humains de ces îles enchantées ont survécu jusqu’à aujourd’hui sans craindre les humains, ce n’est pas un hasard : des années d’isolement et un tourisme actuel avec des politiques de protection et de durabilité, voilà pourquoi… C’est pourquoi le plus important, quand tu y vas, c’est que tu respectes leurs politiques de protection :
- Ne t’approche pas à moins de 2 mètres des animaux. Cette distance obligatoire de 2 mètres par rapport à la faune s’applique aussi aux appareils photo (non, tu ne peux pas allonger la perche à selfie jusqu’à la tête de la tortue).
- Ne pas toucher, ne pas nourrir, ne pas interférer avec les processus naturels des animaux afin d’éviter au maximum de modifier leur comportement. Par exemple, savais-tu que si tu touches un bébé otarie, tu le « contamines » avec ton odeur et que cela peut amener sa mère à le rejeter par la suite ?
- Ne retirez aucun élément de l’écosystème
- Ne pas fumer, ne pas faire de feux
- Reste sur les sentiers
- N’utilise pas de flash pour les photos : les enregistrements professionnels et les drones nécessitent une autorisation
- Camper uniquement sur les sites désignés à cet effet, avec autorisation préalable
- Utiliser uniquement les services touristiques agréés. Utiliser uniquement les bateaux de pêche d’expérience agréés
- N’introduis pas d’éléments étrangers à l’écosystème des Galápagos
- N’utilise pas de véhicules aquatiques motorisés, de sous-marins ni de tourisme aérien.
- Ne faire que des visites guidées autorisées (tu ne peux pas explorer les îles sans guides formés et agréés) et respecter les recommandations des guides spécialisés sur chaque site
- Ne pas écrire de messages dans la nature
- Laisser les déchets triés à leur place. Ne jamais laisser de déchets dans la nature.

Et on ajoute ces recommandations à titre de rappel :
- Ne pas mettre de musique à plein volume
- Ne gaspille pas l’eau. Aux Galápagos, la pénurie d’eau est un problème grave.
- Utilise une crème solaire « reef friendly », c’est-à-dire qui ne contient pas de produits chimiques nocifs pour les coraux, sans oxybenzone, et qui n’a pas été testée sur les animaux. Par exemple, celle que nous te proposons sur ce lien ou sur ce lien.
- Si tu as besoin d’une paille (réfléchis bien si tu en as vraiment besoin), voyage avec ta paille en aluminium et demande qu’on ne t’en mette pas avec ta boisson.
- En résumé, respecte l’habitat et ses habitants.
L’impact du tourisme sur les Galápagos est bien réel et il est clair que l’idéal pour ces îles serait que personne ne les visite. Si on a le luxe de pouvoir y mettre les pieds de manière contrôlée, le moins qu’on puisse faire est de minimiser cet impact au maximum, en respectant les règles et en interférant le moins possible. Il s’agit de contempler, de profiter et de ne jamais oublier qu’on est des invités de force chez eux.

D’autre part, en ce qui concerne ta sécurité, il y a quelques points à prendre en compte :
- Le manzanillo (appelé ainsi parce que son fruit ressemble à une petite pomme), dont se nourrissent les tortues géantes, peut être mortel pour les humains. C’est pourquoi on l’appelle là-bas « l’arbre de la mort » : non seulement son fruit nous fait du mal si on l’ingère, mais ses feuilles peuvent aussi nous blesser au moindre contact, tout comme la fumée générée par sa combustion.

- Les animaux sont en liberté et leur comportement est imprévisible : ne les dérange pas et ils ne te dérangeront pas pour se défendre.
- Si tu ne l’as pas, fais-toi vacciner contre la fièvre jaune. Ce n’est PAS obligatoire (sauf si tu viens du Brésil, de la République démocratique du Congo ou de l’Ouganda et que tu as transité pendant plus de 12 heures par un aéroport de ces mêmes pays), mais c’est fortement recommandé, et pour ta propre sécurité, tu devrais le faire. En plus, c’est valable à vie.
- Voyage toujours avec une assurance voyage : les frais médicaux, les vols ou les problèmes avec ton avion pendant un voyage peuvent te coûter une fortune, donc l’idéal est de souscrire une assurance voyage. On collabore avec différentes compagnies d’assurance voyage pour que tu bénéficies d’une réduction de 5 à 10 % sur ton assurance :

Prises électriques aux Galápagos : faut-il emporter un adaptateur ?
Si, comme nous, tu viens d’Espagne ou du Portugal : oui, tu as besoin d’un adaptateur.
Aux Galápagos (et en Équateur), on utilise les prises de type A (deux broches plates parallèles) et B (comme la prise A mais avec une troisième broche ronde).


On voyage depuis des années avec cet adaptateur universel que tu peux acheter sur Amazon et qui fonctionne à merveille :

On te le recommande pour une raison principale : il « tient » bien sur toutes les prises où on l’a testé. Tu trouveras beaucoup d’autres adaptateurs (universels ou non) moins chers (ou pas si tu les achètes à l’aéroport), mais qui, sur certaines prises murales, ne tiennent pas, tombent, et sont impossibles à utiliser. Par exemple, on a aussi cet autre adaptateur qu’on a acheté avant, qui a ce problème et qu’on utilise à peine.
Comme les hébergements n’ont pas toujours beaucoup de prises, on voyage avec (et on recommande toujours) ces deux accessoires supplémentaires :
- Une multiprise classique à 3 prises, toute simple. Avec ça, une seule prise te suffit
- Un chargeur USB à 6 sorties : avec ça, tu peux recharger 6 appareils USB avec une seule prise. Il dispose aussi de 2 ports de recharge rapide pour ton smartphone.
Téléphone et Internet aux Galápagos avec une carte SIM locale
Pour avoir Internet pendant ton voyage en Équateur et aux îles Galápagos, tu as comme toujours deux options : acheter une carte SIM locale ou, si ton téléphone prend en charge l’eSIM, acheter une eSIM (comme celle de Holafly – 5 % de réduction avec le code RANDOMTRIP, ou celle d’Airalo, 15 % de réduction avec le code RANDOMTRIP15). En plus d’avoir Internet sur ton smartphone, tu pourras partager la connexion avec ton ordinateur portable ou d’autres appareils, et tu pourras appeler des hôtels ou des agences de voyage si nécessaire, à un prix très bas.
L’opérateur offrant la meilleure couverture dans tout le pays (et donc celui qui t’intéresse le plus si tu comptes visiter différents endroits aux Galápagos et en Équateur en général) est Claro, et le prix est similaire chez tous les opérateurs (pour Internet, 2 Go = environ 10 $).
Malheureusement, Internet en Équateur est un sujet qui fait parler de lui en mal : il est assez cher pour une connexion de mauvaise qualité et instable. Si on le remarque déjà dans les grandes villes comme Quito et Guayaquil, imagine ce que c’est aux Galápagos. Même si ça marche (à Santa Cruz et San Cristóbal, il y a la 4G/5G), la connexion est instable et parfois un peu lente. Claro est le seul opérateur qui fonctionne correctement aux Galápagos : les autres n’ont soit pas de couverture, soit fonctionnent encore moins bien.
L’indicatif de l’Équateur est le +593.

Check-list : quoi mettre dans ton sac à dos/ta valise pour les Galápagos
Voici une liste des indispensables à ne pas oublier pour ton voyage aux Galápagos :
- Un passeport valide au moins 6 mois avant ton arrivée en Équateur
- De l’argent liquide (n’oublie pas les 220 $ en espèces dont tu auras besoin avant d’entrer dans le parc)
- Un appareil photo pour immortaliser certains moments de tout ce que tu vas vivre, dignes d’un documentaire de National Geographic. Nous, on a pris un Sony A5100 et une GoPro pour les images sous-marines
- De la crème solaire respectueuse des récifs, c’est-à-dire sans produits chimiques nocifs pour les coraux, sans oxybenzone, et non testée sur les animaux, comme celle-ci ou celle-là.
- Un anti-moustiques comme celui-ci.
- Une casquette, n’oublie pas que le soleil tape très fort aux Galápagos
- Lunettes de soleil
- Sandales de sport/baskets : même s’il fait chaud, tu ne pourras pas marcher sur le terrain volcanique des Galápagos avec de simples tongs
- Une bouteille d’eau comme celles-ci pour toujours avoir de l’eau avec toi, car tu seras souvent sur des plages isolées et, dans la plupart des endroits, il n’y a pas où en acheter. Beaucoup d’hébergements fournissent de l’eau pour remplir ta bouteille. En plus, tu éviteras d’utiliser du plastique à usage unique.
- Trousse à pharmacie : dans la nôtre, on a toujours des médicaments contre le mal de mer (comme la biodramine pour le mal de mer en bateau), des antibiotiques, des antidiarrhéiques (et des probiotiques pour récupérer plus vite), des antihistaminiques, des analgésiques et des antipyrétiques
- Kit/masque de plongée si tu veux apporter le tien, sinon tu pourras en louer un. En voici un pour moins de 20 €
- Maillot de bain et vêtements légers et respirants (un pantalon long pour éviter les piqûres de moustiques). On emporte aussi toujours un t-shirt en lycra à manches longues avec protection UV qu’on utilise pour se protéger de l’eau froide ou du soleil quand on fait du snorkeling, comme ceux-là.
- Un cache-cou comme ceux-ci pour te protéger du vent
- Un sac étanche, pour protéger tes appareils électroniques pendant les excursions. Celui-ci, par exemple, coûte 12 €
- Une serviette en microfibre, qui prend peu de place et que tu utiliseras à la plage (les excursions fournissent généralement de bonnes serviettes). Si tu n’en as pas, tu peux acheter celles que l’on trouve chez Decathlon ou celles-ci sur Amazon
- Une batterie externe : avec toutes ces photos, tu vas beaucoup utiliser ta batterie, donc c’est toujours pratique d’avoir une bonne batterie externe. On voyage avec ces deux-là (Xiaomi et Anker), qui nous permettent de recharger aussi bien nos smartphones que l’appareil photo et la GoPro.

Alors… sachant tout ça, est-ce que ça vaut le coup d’aller aux Galápagos ?
Pour nous, la réponse est très claire. Les Galápagos sont une destination chère et c’est un privilège de pouvoir y mettre les pieds. Cela dit, c’est une destination qui ne laissera personne indifférent et qui figurera probablement parmi les destinations préférées de ceux qui aiment les animaux, car c’est là que réside la grande différence. Cela dit, si tu n’as pas d’intérêt particulier pour l’observation des animaux en liberté, tu risques d’être déçu, surtout vu ce que tu paies. Ne te méprends pas. En effet, on a vu des paysages tout aussi beaux que l’île de Bartolomé en Indonésie pour un quart du prix, on a vu des plages tout aussi belles ailleurs dans le monde, comme aux Philippines ou dans les Caraïbes, et on a vécu la vie insulaire de manière plus détendue pour cinq fois moins cher sur les plus de 200 îles qu’on a visitées dans notre vie.
Pour nous, les îles Galápagos sont devenues l’un des endroits les plus incroyables qu’on ait visités, parce que tu te retrouves sur cette plage paradisiaque (oui, comme sur une carte postale, comme celles des Caraïbes ou des Philippines), mais avec presque personne et pleine de lions de mer dans l’eau qui te montrent leurs meilleurs tours, ou sur le sable en train de se prélasser au soleil, juste à côté de ta serviette. Une frégate qui survole la zone, un fou à pattes bleues qui observe tranquillement tout depuis un rocher au bord de l’eau, et le souvenir de cette tortue géante que tu as croisée cet après-midi-là, dont la carapace était plus grande que la roue de ton vélo. Attends, il y a encore beaucoup à voir. Alors que tu plonges dans cette eau cristalline, un pingouin te salue – oui, un pingouin ! –, tu aperçois trois tortues qui nagent et tu vois un iguane marin en train de manger dans le corail. C’est ça, les Galápagos, et c’est pour ça que, pour nous, ça vaut tout l’argent qu’on a investi dans ces deux semaines.

En plus, on est repartis avec le sentiment qu’un réel effort est fait pour préserver cet endroit et ses espèces uniques au monde. Plus on voyage, plus on tombe sur des horreurs de zoos déguisés en « sanctuaires » ou en « centres de réhabilitation », et plus on prend conscience de la protection et de la conservation des Galápagos et de leurs habitants en liberté, avec les moyens dont ils disposent.
Il ne nous reste plus qu’à espérer de tout cœur pouvoir y retourner un jour et retrouver ce paradis des îles enchantées en aussi bon état, voire meilleur, qu’aujourd’hui.

Et toi ? Après avoir lu ces lignes sur notre « Randomcumental » des Galápagos à la manière de National Geographic, as-tu envie de découvrir ce coin si spécial du monde ?
