Des paysages dignes d’un film de science-fiction entre des routes volcaniques, des arbres qui semblent vivre à genoux, des belvédères offrant des vues panoramiques à couper le souffle et des piscines naturelles d’un bleu turquoise qui ne demandent qu’à être traversées à la nage. Et pourtant, le meilleur de l’île d’El Hierro ne peut être retranscrit dans un guide : les heures s’écoulent au ralenti, les maisons sont ouvertes à tous, on ne vous demande pas ce que vous faites, mais qui vous êtes et à quelle heure vous irez à la mer demain. On respire la mer, on plonge dans ses profondeurs et on termine la journée par une bière bien fraîche et des pommes de terre au mojo au coucher du soleil. Attention, la vie à El Hierro rend accro et, bien qu’il s’agisse de l’une des plus petites îles des Canaries (après La Graciosa), une semaine ne suffit pas pour la découvrir en profondeur, surtout si vous comptez « vider la bouteille » (d’air) et profiter de cet incroyable fond marin, considéré comme l’un des meilleurs d’Europe pour la plongée.

La popularité de l’île a explosé grâce à la série « Hierro », attirant davantage de touristes et incitant les autorités locales à installer des panneaux sur les lieux de tournage pour les cinéphiles (si c’est votre cas, nous vous donnons plus d’informations ici), mais elle reste une île où l’on peut profiter tranquillement, sans agitation ni foule, même en plein été.
Dans cet article, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour organiser votre voyage vers celle qui s’est hissée au rang de l’une de nos îles canariennes préférées, El Hierro: comment s’y rendre, que voir, combien de jours y passer, quelle est la meilleure période pour s’y rendre, comment se déplacer, où plonger, où dormir et même où manger.

Informations pratiques pour voyager à El Hierro
El Hierro est la deuxième plus petite île et la moins peuplée de l’archipel des Canaries (la plus petite est, depuis 2018, l’île de La Graciosa, reconnue comme la huitième île des Canaries). Déclarée réserve de biosphère en 2000, elle fait figure de référence en matière de développement durable. De plus, sa réserve marine du Mar de las Calmas en fait l’un des meilleurs sites de plongée d’Europe.
Langue: espagnol
Monnaie: l’euro
Population: 11 147 habitants (en 2020)
Quand y aller: Le climat y est printanier toute l’année, mais il est conseillé de s’y rendre entre mai et octobre pour profiter de ses incroyables piscines naturelles aux eaux agréablement chaudes. Pour en savoir plus sur la période idéale, cliquez ici.
Combien de jours: Cela dépend si vous plongez ou non. Minimum 2 jours, sans compter les jours de plongée. Idéalement 5 jours. Plus d’informations ici.
Comment s’y rendre: Il n’y a pas de vols directs depuis la péninsule (Espagne) ; pour vous rendre à El Hierro, vous devrez donc d’abord prendre un vol pour Ténérife ou Gran Canarie, d’où vous pourrez rejoindre El Hierro en bateau ou en avion (pour trouver le trajet le moins cher, nous vous recommandons d’utiliser des comparateurs de vols tels que Skyscanner et Kiwi, et de faire preuve de flexibilité quant aux dates). Nous vous expliquons ici tout ce que nous savons sur les moyens de se rendre sur l’île.
Où dormir: Le point de départ idéal et le plus stratégique pour découvrir l’île est La Frontera (nous avons séjourné à Los Verodes et aux Appartements Altavista), mais si vous comptez faire de la plongée, vous devrez vous loger à La Restinga ou, tout au plus, à El Pinar. Pour vous faire plaisir, vous pouvez séjourner dans l’un des plus petits hôtels du monde, l’Hôtel Puntagrande, ou au Parador. Plus d’informations sur les hébergements ici.
Que prendre: vous pouvez voir ici ce qui ne manque pas dans notre sac à dos
Comment se déplacer: la meilleure option est sans aucun doute de louer une voiture. Plus d’informations ici.
Combien ça coûte: à partir de 50 € par jour et par personne (environ) pour un séjour d’une semaine. Plus d’informations sur le budget ici.
Comment disposer d’une connexion Internet : Les îles Canaries font partie de l’Espagne ; par conséquent, si vous êtes abonné chez un opérateur européen, vous pourrez probablement utiliser votre forfait Internet sur place sans frais supplémentaires (veuillez vérifier les conditions auprès de votre opérateur). Si ce n’est pas le cas, si votre téléphone prend en charge l’eSIM et que vous souhaitez vous simplifier la vie, nous vous recommandons l’eSIM de Holafly (données illimitées, 5 % de réduction avec le code RANDOMTRIP), l’eSIM de Sim Local (10 % de réduction avec le code RANDOMTRIP) ou l’eSIM de Airalo (15 % de réduction avec le code RANDOMTRIP15) . Vous pouvez également acheter une carte SIM locale. Plus d’informations ici
Fuseau horaire: UTC +1. À El Hierro et aux Canaries, il est une heure de moins que sur la péninsule (Espagne).

Quand partir sur l’île d’El Hierro
Bien que les températures sur l’île soient douces toute l’année, pour profiter pleinement de ses piscines naturelles (l’un des principaux attraits de l’île) avec des températures supérieures à 25 °C et un faible risque de pluie, nous vous recommandons de vous y rendre entre mai et octobre.
Chez Randomtrip, nous nous sommes rendus pour la première fois à El Hierro en juillet et le temps nous a été très favorable : les eaux des piscines naturelles étaient très invitantes pour de bonnes baignades et des plongeons, et nous avons effectué nos plongées dans la réserve marine du Mar de las Calmas à environ 23 °C, une température très agréable pour la plongée. Nous sommes retournés à El Hierro en mai 2026, et nous avons eu la chance de profiter à nouveau de quelques journées très chaudes, ce qui nous a permis de profiter une nouvelle fois des bassins naturels de l’île.

De plus, un autre avantage de visiter une île comme El Hierro est que, même en haute saison, vous ne rencontrerez pas beaucoup de monde. Nous avons pu profiter en toute tranquillité d’une grande partie des coins que nous vous présentons dans ce guide, même en juillet.

Tableau du climat à El Hierro, avec les températures et le nombre de jours de pluie par mois :
| Un mois | Température minimale | Température maximale | Température moyenne (eau) | Jours de pluie |
|---|---|---|---|---|
| Janvier | 17 ºC | 19 ºC | 20 ºC | 6 |
| Février | 17 ºC | 19 ºC | 20 ºC | 5 |
| Mars | 17 ºC | 19 ºC | 20 ºC | 4 |
| avril | 17 ºC | 20 ºC | 20 ºC | 3 |
| mai | 18 ºC | 21 ºC | 21 ºC | 2 |
| Juin | 20 ºC | 23 ºC | 22 ºC | 1 |
| Juillet | 21 ºC | 23 ºC | 23 ºC | 1 |
| Août | 22 ºC | 24 ºC | 23 ºC | 2 |
| Septembre | 22 ºC | 25 ºC | 24 ºC | 4 |
| Octobre | 21 ºC | 24 ºC | 24 ºC | 4 |
| Novembre | 20 ºC | 22 ºC | 23 ºC | 5 |
| décembre | 18 ºC | 21 ºC | 22 ºC | 7 |
| Mois | Température minimale | Température maximale | Température moyenne (eau) | Jours de pluie |

Comment aller à El Hierro
Il n’existe pas de vols directs vers El Hierro depuis l’extérieur de l’archipel ; vous ne pouvez donc vous y rendre qu’à partir d’une autre île des Canaries, que ce soit en avion ou en bateau.
Vous devrez d’abord vous rendre à Ténérife ou à Grande Canarie. Il existe de nombreux vols entre la péninsule et d’autres destinations européennes vers ces deux îles principales. Nous vous recommandons de faire preuve de flexibilité quant aux dates et d’utiliser des comparateurs de prix tels que Skyscanner et Kiwi.com.

Vous pouvez également rejoindre les Canaries en bateau. Effectuer la traversée entre la péninsule (Huelva) et Grande Canarie ou Ténérife est par ailleurs idéal si vous voyagez avec votre propre véhicule (votre camping-car par exemple) ou si vous souhaitez voyager avec votre animal de compagnie sans qu’il soit placé en soute. Le trajet est plus long (environ 31 h), mais c’est une aventure en soi, avec des ponts où se détendre, un restaurant en libre-service et un bar. Dans cet article, nous vous racontons notre expérience à bord du Marie Curie, exploité par Fred. Olsen Express et Baleària, au cas où vous seriez tenté de tenter l’aventure.

Une fois à Ténérife ou à Grande Canarie, vous pourrez rejoindre El Hierro en bateau (avec Fred. Olsen ou Baleària) ou en avion (avec Binter ou CanaryFly). Nous vous recommandons d’utiliser des comparateurs de prix tels que Skyscanner et Kiwi.com

Combien de jours consacrer à El Hierro ?
Cela dépendra énormément de votre pratique de la plongée. Pourquoi ? Parce que les jours où vous plongerez , vous ne pourrez pas découvrir grand-chose d’autre de l’île (à part La Restinga et Tacorón) en raison des profondeurs et du syndrome de décompression. Nous vous en disons plus à ce sujet dans la rubrique «Plonger à El Hierro ».

Par conséquent, si vous pratiquez la plongée sous-marine, prévoyez environ 2 ou 3 jours supplémentaires pour profiter de l’île. Si vous ne plongez pas, nous vous recommandons de rester au moins 3 jours, l’idéal étant 5 jours. El Hierro est une île au rythme plus lent, qui invite à ralentir le tempo ; ainsi, plus vous pourrez y consacrer de jours, mieux ce sera.
Assurance voyage pour les îles Canaries
Sais-tu ce qui ne doit jamais manquer dans ton sac à dos ? Une bonne assurance voyage ! Pour notre voyage aux îles Canaries, nous avons souscrit à Heymondo Voyage Premium. Au-delà de l’assistance médicale en cas de problème, cette assurance te couvre également pour les sports d’aventure. De plus, si un incident survient avec tes bagages (dommages, vol, retard de livraison ou perte), l’assurance te vient également en aide. Nous utilisons et collaborons avec différentes compagnies d’assurance, et en nous lisant, tu peux bénéficier des réductions suivantes :
Lisez attentivement les conditions de chaque police et souscrivez l’assurance qui correspond le mieux à vos besoins.
Que faire à El Hierro
Voici un aperçu des lieux d’intérêt à visiter à El Hierro ; vous trouverez ci-dessous la carte et des informations spécifiques sur chaque site.
Que voir et que faire à El Hierro
- Marigots et piscines naturelles : aux eaux bleu turquoise
- Points de vue : des panoramas à couper le souffle
- Le phare d’Orchilla : où admirer l’un des plus beaux couchers de soleil d’Espagne
- El Sabinar : le genévrier qui a inspiré Brian May (Queen) est le symbole végétal d’El Hierro
- La Llanía : une forêt enchantée au cœur de l’île volcanique
- Plages : de sable noir qui contrastent avec le bleu de la mer
- Las Puntas et l’un des plus petits hôtels du monde
- Des villages de charme : comme La Restinga et La Frontera
- Plonger dans la Mer des Calmes : l’un des plus beaux fonds marins d’Europe

Carte d’El Hierro
Voici la carte d’El Hierro avec tous les sites recommandés dans ce guide: bassins naturels, points de vue, plages, restaurants, hébergements… Vous pouvez l’emporter sur Google Maps sur votre téléphone portable pour l’utiliser pendant que vous parcourez l’île (dans de nombreuses zones de l’île, il n’y a pas de réseau, alors notez ou enregistrez les lieux que vous souhaitez visiter ainsi que les informations dont vous avez besoin).
Nous mettons également à votre disposition une carte touristique, indiquant les routes et certains points d’intérêt d’El Hierro, qui pourra vous être utile pendant votre voyage. Vous pouvez la télécharger en haute résolution en cliquant sur l’image ou en cliquant ici ; elle provient du site officiel elhierro.travel

Brève présentation de l’île d’El Hierro
El Hierro est la plus occidentale des îles Canaries et la plus petite des sept îles dotées d’une administration propre, avec une superficie de 268,71 km² et un peu plus de 11 000 habitants (seule La Graciosa, avec ses 29 km², est plus petite, bien qu’elle dépende administrativement de Lanzarote). Son histoire est marquée par une particularité très spécifique : elle ne possède ni rivières ni sources, et le fait d’avoir dû apprendre à vivre sans eau a façonné son caractère jusqu’à aujourd’hui.

Les premiers habitants, les Bimbapes (ou Bimbaches, les deux termes coexistent, bien que plusieurs linguistes soutiennent que « Bimbape » est le plus fidèle à la langue traditionnelle), sont arrivés d’Afrique du Nord vers le Ve siècle av. J.-C. Ils vivaient dans des grottes, pratiquaient l’élevage de petit bétail et cultivaient l’orge et le blé.

En l’absence de rivières et de sources, ils ont mis au point divers systèmes pour capter l’eau, tels que des citernes, des « gavias » et des « maretas », mais le plus célèbre fut le Garoé: un arbre situé près de Tiñor qui condensait l’humidité des alizés et la laissait s’écouler goutte à goutte dans une petite mare à ses pieds, suffisante pour approvisionner toute la population. Au début du XVe siècle, la conquête castillane s’est abattue sur l’île, menée par le colonisateur Jean de Bethencourt. L’arbre d’origine a été abattu par une tempête au XVIIe siècle ; l’arbre actuel, planté en 1949 à San Andrés, reste le symbole de l’île et figure sur ses armoiries.


Cette obsession historique pour l’eau explique l’engagement actuel en faveur de l’autosuffisance: depuis 2014, la centrale hydroéolienne Gorona del Viento associe un parc éolien à des réservoirs d’eau pour produire de l’électricité propre. Cet engagement a été reconnu le 22 janvier 2000, lorsque l’UNESCO a déclaré l’île entière « réserve de biosphère » ; aujourd’hui, plus de 60 % de son territoire est protégé.

Aujourd’hui, El Hierro mise sur un tourisme serein et durable — désormais le principal moteur de son économie —, qui cohabite avec la pêche, l’agriculture et l’élevage, les autres piliers traditionnels de l’île. La réserve marine de La Restinga-Mar de las Calmas, créée en 1996 à la demande des pêcheurs eux-mêmes, témoigne de cette vocation halieutique : 750 hectares de fonds volcaniques, des eaux calmes et une excellente visibilité, où l’on peut observer des mérous, des tortues et même, parfois, un requin-baleine de passage. Tout cela en a fait l’un des meilleurs sites de plongée d’Europe.

Passeport touristique d’El Hierro
Comme vous le verrez ci-dessous, certains sites touristiques d’El Hierro sont payants ; si vous comptez en visiter plusieurs, il peut être intéressant de vous procurer le Passeport touristique d’El Hierro. Il coûte 17,95 € et vous permet d’accéder à tous les sites inclus :
- Écomusée de Guinea, Lagartario et tube volcanique (9,50 €)
- Musée ethnographique Casa de Las Quinteras (4 €)
- El Garoé – Arbre sacré (2,50 €)
- Centre d’interprétation El Julan (5 €) – ne comprend pas la visite guidée
- Centre d’interprétation de la réserve de la biosphère (3 €)
- Centre d’interprétation géologique (3 €)
- Centre d’interprétation du Géoparc (5 €)

Selon les sites que vous comptez visiter, il peut être intéressant de vous procurer ce passeport. Vous pouvez l’obtenir dans n’importe lequel des sites inclus, avant de payer votre entrée.
La Restinga
La Restinga est un véritable paradis pour les amateurs de plongée sous-marine. On y respire la mer, on y parle de la mer et on y plonge au fond de l’océan.

Comme nous vous l’avons expliqué dans la rubrique consacrée à la plongée à El Hierro, La Restinga abrite la plupart des centres de plongée de l’île et c’est là que vous séjournerez pour plonger dans la réserve marine du Mar de las Calmas.

Le village dispose également d’une petite plage tranquille labellisée « Pavillon bleu » dans le port, idéale pour se détendre (plage urbaine dotée de tous les services nécessaires et aux eaux calmes), ainsi que de plusieurs points d’accès à la mer parsemés de transats en bois le long de la côte, où vous pourrez piquer une tête, comme ici ou ici.



Dans le village, vous trouverez deux supermarchés, un distributeur automatique de billets, ainsi que plusieurs petits restaurants et bars.


Si vous souhaitez vous initier à la plongée ou faire du snorkeling, La Restinga est l’endroit idéal :
- Réservez ici un baptême de plongée à El Hierro
- Réservez ici votre excursion en bateau avec plongée libre

Centre d’interprétation du Géoparc
Le Centre d’interprétation du Géoparc est une visite incontournable si vous souhaitez en savoir plus sur l’origine de l’île d’El Hierro et son évolution au cours des dernières années. Le centre comprend deux bâtiments : l’un consacré au volcanisme dans les îles Canaries, et l’autre axé sur le volcanisme à El Hierro, en particulier sur l’éruption sous-marine de 2011.



Les îles Canaries sont d’origine volcanique, et l’île d’El Hierro a connu une éruption volcanique sous-marine en 2011. Une forte activité sismique a été observée pendant plusieurs mois cette année-là : l’éruption a débuté en octobre 2011 et s’est achevée en mars 2012. La Restinga a dû être évacuée à plusieurs reprises.



Tacorón (piscines naturelles et plage)
Les « piscines salvatrices » de ceux qui viennent plonger à El Hierro. Comme nous vous l’expliquerons plus en détail dans la rubrique « Plongée à El Hierro », les jours où vous irez explorer les incroyables fonds marins de la Mer des Calmas, vous ne pourrez pas vous éloigner trop de La Restinga en raison des profondeurs et du syndrome de décompression. Les piscines naturelles de Tacorón, situées tout près de La Restinga, constitueront donc votre programme idéal pour la fin d’après-midi.



Ces piscines naturelles constituent par ailleurs un petit paradis pour la plongée avec tuba, alors n’oubliez pas votre tuba et vos lunettes de plongée !

Il y a également une jolie crique de sable rouge, difficile d’accès et accessible uniquement à marée basse (consultez les horaires des marées ici). Pour y parvenir, vous devrez parcourir un petit tronçon à pied non balisé. Sur la dernière partie, il faut être prudent (préférez des chaussures fermées).
C’est une plage sauvage, isolée et totalement hors des sentiers battus. Mieux vaut s’y rendre à marée basse, car elle est inaccessible à marée haute. Lors de notre voyage, nous n’avons pas pu profiter de la marée basse, nous l’avons donc notée pour de prochaines visites. Si vous y allez, ne la manquez pas !

En descendant vers Tacorón, vous pouvez faire une halte pour admirer la vue depuis le belvédère de Tacorón.
El Pinar
Le village d’El Pinar, considéré comme «la porte vers le sud de l’île », est situé à 800 m d’altitude. C’est une région riche en arbres fruitiers et entourée de vastes forêts de pins, qui contrastent avec le paysage volcanique. En tant que commune (qui comprend également La Restinga), c’est la commune la plus au sud du territoire espagnol.
El Pinar conserve le mode de vie traditionnel de l’île d’El Hierro, fondé sur l’élevage, l’agriculture et l’artisanat. C’est une destination d’hébergement où le tourisme rural occupe une place de choix, car on y trouve une offre variée de gîtes ruraux, dans un cadre paisible et tranquille. Vous pouvez consulter les hébergements ici.
Le village appartenait autrefois à la commune de La Frontera (à l’origine, El Hierro comptait deux communes, le nombre minimum requis pour devenir un « Cabildo » : Valverde et Frontera), mais depuis 2007, il constitue une commune indépendante en raison d’un conflit lié à la fête la plus importante de l’île, La Bajada de la Virgen de los Reyes.

Point de vue de Las Playas
Le belvédère de Las Playas est, à notre avis, l’un des plus impressionnants d’El Hierro. Depuis ce belvédère, vous pourrez contempler Las Playas d’en haut . Toute la ligne parfaitement dessinée du littoral, du Roque de la Bonanza (à l’est) jusqu’à Punta Miguel (au sud).

Le célèbre Parador de las Playas (dont nous vous parlons plus bas) se trouve juste en contrebas de ce belvédère, où la verdure, l’ombre et la fraîcheur que vous offre la forêt de pins canariens rendront votre visite encore plus agréable.

Isora et le belvédère d’Isora
Même si l’on contemple la même côte que depuis le belvédère de Las Playas, mais plus au nord, le belvédère d’Isora s’est imposé comme notre belvédère préféré.

De là, vous profiterez d’une vue panoramique sur toute la côte de Las Playas, où les différentes nuances de bleu contrastent avec la couleur sombre de la roche volcanique. C’est à nos yeux la carte postale par excellence de l’île de El Hierro.



À 1 075 mètres d’altitude, un sentier part également d’ici pour une descente vertigineuse vers Las Playas et le Roque de la Bonanza (plus d’informations dans la rubrique « itinéraires de randonnée »). Comme il s’agit d’une région traditionnellement agricole et d’élevage, vous pourrez apercevoir, au cours de la descente, plusieurs croix érigées en mémoire des bergers qui y ont perdu la vie en cherchant une chèvre égarée de leur troupeau.

Dans le village d’Isora, nous vous recommandons de visiter le Centre d’interprétation de la réserve de biosphère, afin d’en savoir plus sur les raisons pour lesquelles l’île d’El Hierro est une réserve de biosphère.

Le centre compte deux étages : au rez-de-chaussée, vous découvrirez tout d’abord les « casinos » (ce bâtiment lui-même, qui servait autrefois de lieu de rencontre) et à l’étage, les raisons pour lesquelles l’île a été classée réserve de biosphère. Vous aurez également la possibilité de visionner une vidéo d’environ 10 à 15 minutes sur l’histoire d’El Hierro.



L’entrée coûte 3 € et est incluse dans le Passeport touristique d’El Hierro. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 14 h / 14 h 30 à 18 h – dernière entrée à 17 h 40
L’arbre sacré de Garoé et la Route de l’Eau
L’arbre de Garoé était un arbre sacré pour les Bimbapes, les premiers habitants de l’île d’El Hierro. C’est un arbre très symbolique et important pour l’île ; il figure d’ailleurs sur son blason.


On raconte que cet arbre a sauvé les Bimbapes de la mort par soif, grâce à l’eau qui coulait de ses feuilles. Le Garoé d’origine a été détruit par un ouragan au XVIIe siècle et un autre a été planté à sa place en 1949, que vous pouvez visiter aujourd’hui.
Avant d’arriver à l’arbre, vous trouverez le Centre d’interprétation du Garoé où vous pourrez en apprendre davantage sur le passé de l’île, sur la richesse archéologique de la région et sur le phénomène de la pluie horizontale.
À côté de l’arbre se trouve un hommage rendu par la population de L’île de La Garoë :
« Nous, les habitants d’El Hierro, 400 ans après qu’un ouragan a abattu ici le mythique arbre « Garoé », nous conservons intacte sa mémoire et nous envisageons l’avenir avec le même enthousiasme que nos ancêtres. Nous continuerons à chercher dans la nature l’eau : source de vie. »




La route menant à Garoé est une piste non goudronnée et le trajet prend un petit moment, car il faut rouler lentement. De plus, à l’aller, nous sommes tombés sur un immense troupeau de moutons et avons donc dû attendre quelques minutes jusqu’à ce qu’ils soient tous passés.

L’entrée coûte 2,50 € par personne et est incluse dans le Passeport touristique d’El Hierro. Ouvert tous les jours de 10 h à 14 h / 14 h 30 à 18 h – dernière entrée à 17 h 40
Un sentier circulaire, la « Ruta del Agua », traverse également la région. Il passe par des zones de laurisylve et de prairie, où vous pourrez découvrir comment les Bimbapes ou Bimbaches stockaient l’eau autrefois. Si le temps le permet, vous pourrez profiter d’une vue sur la mer et le Teide. Pour notre part, nous n’en avons parcouru qu’une partie, en compagnie de nos amis Lío et Jaza, en partant du Garoé.










Point de vue du parc éolien
Saviez-vous que l’île d’El Hierro est l’un des endroits d’Espagne où la part des énergies renouvelables est la plus élevée? Actuellement, elle s’alimente tout au long de l’année avec entre 44 % et 50 % d’énergies renouvelables, et utilise même 100 % d’énergies renouvelables pendant certaines périodes
En effet, grâce, entre autres projets, à la création du parc éolien «Gorona del Viento »(projet comprenant cinq éoliennes et un système de pompage d’eau), exemple de développement durable qui existe déjà depuis plusieurs années, on parvient à produire suffisamment d’énergie pour alimenter l’île et à abandonner progressivement les combustibles fossiles.
Vous pouvez faire une halte au belvédère du parc éolien pour découvrir les installations et profiter de la vue sur la mer.

Villa de Valverde
La ville de Valverde est la capitale d’El Hierro. En raison de son emplacement à flanc de colline, à 700 m d’altitude et « loin » de la mer, elle bénéficie d’un microclimat beaucoup moins ensoleillé et se réveille souvent enveloppée de brouillard.
Voici quelques-unes des choses que vous pouvez voir et faire à Valverde :
- Visiter l’ église Santa María de la Concepción, construite au XVIIIe siècle dans le style baroque, ainsi que la mairie, située juste en face, dont l’architecture est typiquement canarienne.
- Visitez le Centre ethnographique « Casa de Las Quinteras », une ancienne demeure où l’on peut découvrir une exposition consacrée aux différents métiers pratiqués à El Hierro ainsi que des reproductions de poteries préhispaniques (entrée 4 €, ouvert du lundi au samedi de 10 h à 14 h / 14 h 30 à 18 h – dernière entrée à 17 h 40)
- Goûtez et achetez des « quesadillas » d’El Hierro chez « Quesadillas Adrián Gutiérrez e Hijas » (l’une de nos préférées parmi celles que nous avons goûtées sur l’île)


En route vers les sites suivants, nous vous recommandons de faire une halte au belvédère de Tejeleita; si la météo vous est favorable, vous profiterez d’une belle vue sur le Teide, à Ténérife






Tamaduste
Tamaduste est un petit village charmant, qui appartient à la commune de Valverde, idéal pour se reposer grâce à son calme. Il est composé de maisons colorées, toutes regroupées dans une petite baie, où vous trouverez également une piscine naturelle ouverte sur la mer, parfaite pour se baigner en toute tranquillité ou en famille.

Elle est davantage fréquentée par les habitants que par les touristes et a la particularité d’être particulièrement photogénique. N’oubliez pas d’emporter votre équipement de plongée avec tuba : si vous nagez vers le large, vous découvrirez une faune marine abondante.




Si vous avez le temps, nous vous recommandons également de faire une balade sur le sentier du Malpaís de Tamaduste (ou au moins une partie), un petit itinéraire sur le « malpaís » (terme canarien désignant un terrain volcanique composé de lave solidifiée aux formes irrégulières et acérées).



La Caleta
La Caleta, sur la côte est, offre des options pour tous les goûts : des baignades directement dans l’Atlantique en pleine mer, où les lunettes et le tuba sont indispensables (si la marée le permet), et trois bassins de profondeurs différentes pour ceux qui viennent avec des enfants ou qui préfèrent ne pas s’aventurer trop loin. Ces bassins, bien qu’artificiels, sont remplis d’eau de mer en fonction des marées.


Quoi qu’il en soit, où que vous nagiez, sachez qu’ il y a des douches; c’est donc, tant en raison de la proximité de l’aéroport que de la possibilité de prendre une douche d’eau douce avant le vol, l’option que nous avons choisie pour faire nos adieux à l’île d’El Hierro et profiter d’un dernier plongeon avant de reprendre l’avion pour Tenerife, lors de notre première visite sur l’île.

Près des piscines de La Caleta, sur les falaises, se trouvent d’intéressants sites archéologiques avec des gravures rupestres (avec des caractères libyco-berbères, la langue des anciens habitants des îles Canaries).
Plage de Timijiraque
La plage de Timijiraque se trouve près de Las Playas et est l’une des rares plages où le sable prédomine. Timijiraque a été officiellement classée en 1994 comme espace naturel protégé des Canaries (et arbore depuis 2021 le drapeau bleu). Vous y découvrirez un paysage vierge avec les vestiges d’anciennes salines et une flore très particulière et rare à trouver, comme par exemple la « langue d’oiseau ». De plus, la plage de Timijiraque dispose d’espaces de pique-nique et de barbecue (ce qui, d’ailleurs, est assez courant sur l’île d’El Hierro).

Roque de la Bonanza
Le Roque de la Bonanza est l’un des symboles naturels d’El Hierro. Il s’agit d’une formation rocheuse d’origine volcanique, qui culmine à 200 mètres au-dessus du fond océanique et à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer.


C’est depuis ce belvédère que l’on a la meilleure vue sur le Roque ; vous pouvez garer votre voiture après avoir franchi le tunnel, à peu près par ici.

Il est intéressant de noter que pour accéder à la zone, il faut emprunter un tunnel qui n’est pas très large et où la circulation est autorisée dans un seul sens, qui alterne grâce aux feux tricolores. Ainsi, lorsque vous arriverez au tunnel, vous devrez probablement patienter un petit moment jusqu’à ce que le feu passe au vert, même si aucune voiture ne vient de l’autre côté (ce qui est très probable ; c’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans notre cas, tant à l’aller qu’au retour).




Si vous descendez jusqu’à la mer, vous trouverez une plage moins connue, rocheuse, face au Roque de la Bonanza. Si les conditions en mer le permettent, vous pourrez nager jusqu’au Roque de la Bonanza et, avec votre équipement de plongée libre, admirer la vie marine qui entoure ce monument naturel. C’est ce que nous avons fait lors de notre dernière visite et cela en vaut vraiment la peine.


Un peu plus loin, on trouve une autre plage de galets, la Playa de las Almorranas, qui offre également une vue sur le Roque de la Bonanza.

Las Playas et le Parador
Las Playas (monument naturel de Las Playas) est une zone située à l’est d’El Hierro, formée à la suite de plusieurs glissements de terrain massifs.


Ce sont 9 kilomètres de plages de sable noir volcanique et de « callaos » (petites pierres), en forme de demi-cercle, facilement accessibles en voiture, mais pratiquement dépourvues de constructions et peu fréquentées.





Le Parador d’El Hierro est l’endroit idéal pour vous faire plaisir et y passer quelques nuits lors de votre visite à El Hierro. À l’écart de tout, dans un cadre exceptionnel, ce fut le dernier « parador » construit aux Canaries, inauguré en 1981, et il est parfait pour se déconnecter :


Charco Manso
Charco Manso dispose de plusieurs zones de baignade, ce qui permet de se rendre dans une piscine plus grande en groupe ou en famille, ou même de profiter d’une sorte de piscine naturelle privée s’il n’y a pas trop de monde, ce qui est fort probable.

Si El Hierro est déjà une île peu touristique (nous y sommes allés en plein mois de juillet et avons pu profiter de nombreux sites en toute tranquillité), ce bassin peu fréquenté vous permet de profiter pleinement des lieux en toute sérénité. Son arc volcanique rappelle celui de Las Puntas, dont nous vous parlerons plus bas, bien qu’il soit plus petit.


Pozo de Las Calcosas
Le Pozo de las Calcosas est, à notre avis, l’un des bassins incontournables et l’un des plus impressionnants. Pas tant pour le bassin en lui-même que pour la vue depuis le haut, avant de descendre l’escalier raide et de commencer à découvrir l’histoire que recèle le Pozo de las Calcosas.

Avant d’arriver à la mare, vous traverserez un hameau de maisons ancestrales à l’architecture traditionnelle de l’île de El Hierro, avec des murs en pierre volcanique et des toits de chaume. Il semblerait que ces maisons aient été construites par les pêcheurs pour y passer l’été. Parcourez quelques-unes des ruelles étroites de ce petit hameau et n’ayez pas peur de vous perdre : tous les chemins mènent à la baignade.



Autre curiosité lors de votre visite au Pozo de las Calcosas : vous remarquerez qu’un Neptune, réalisé à partir de matériaux recyclés (notamment des appareils électroménagers tels que de vieux réfrigérateurs), œuvre de l’artiste Rubén Armiche, vous observe (vous trouverez plus d’informations sur l’artiste et son œuvre ici) :

Mirador de la Peña
Le Mirador de la Peña porte bien son nom, car ce restaurant-belvédère a été conçu dans les années 80 par l’architecte César Manrique, originaire de Lanzarote. Si vous êtes déjà allé à Lanzarote ou si vous connaissez son œuvre, vous le remarquerez immédiatement dès votre arrivée au belvédère. Classé bien d’intérêt culturel, c’est le belvédère le plus intéressant (et probablement le plus visité) d’El Hierro, d’un point de vue architectural. Il est construit avec des matériaux naturels de la région (pierre et bois) et entouré de jardins.




Si vous le pouvez, en plus d’admirer les vues impressionnantes pendant la journée, nous vous recommandons d’aller profiter du coucher de soleil qui teinte tout d’orange, y compris les Roques de Salmor au milieu du golfe. À propos, l’accès à ces deux immenses rochers, visibles depuis toute la côte, est restreint. Il s’agit aujourd’hui d’un sanctuaire abritant une colonie de lézards géants endémiques que l’on croyait éteints, mais qui ont heureusement recolonisé ces deux îlots il y a environ 30 ans grâce aux efforts de réintroduction (plus d’informations ci-dessous, lorsque nous aborderons le « Centre de réintroduction du lézard géant d’El Hierro »).





Depuis le Mirador de la Peña, situé à 700 mètres au-dessus du niveau de la mer, on jouit d’une vue panoramique incroyable sur la vallée d’El Golfo et la côte, depuis le sommet d’une falaise.

Lors de notre première visite sur l’île, nous y sommes allés pour dîner et admirer le coucher de soleil (le dîner nous a coûté 55 €, cocktails compris). À notre avis, compte tenu du rapport qualité-prix, il vaut mieux y prendre un verre au coucher du soleil et dîner ailleurs, car nous n’avons pas trouvé la cuisine exceptionnelle au regard du prix pratiqué. Mieux vaut aller y admirer le coucher de soleil, puis aller dîner à La Pasada, qui se trouve à proximité, par exemple.

Point de vue de Jinama
Le belvédère de Jinama présente une particularité très spéciale : il offre une vue imprenable sur l’île de La Palma! Sans oublier La Gomera et Ténérife, si le temps le permet.

De plus, il vous offrira également une vue incroyable sur la baie du Golfo et constitue le point de départ de l’un des plus anciens sentiers de randonnée de l’île : le Camino de Jinama. Nous vous en dirons plus dans la rubrique consacrée aux sentiers de randonnée à El Hierro.

La petite et colorée chapelle de la Vierge de la Charité se trouve juste au début de ce sentier qui relie la région la plus fertile de l’île (connue pour ses plantations d’ananas, de bananes et ses vignobles) au plateau de Nisdafe, celui-là même où se dresse l’arbre sacré du Garoé.

La Llanía : la forêt millénaire de laurisilva
Vous vous attendriez-vous à trouver un tel écrin de verdure au milieu de montagnes arides et de terres volcaniques? Nous vous souhaitons la bienvenue à La Llanía, la forêt millénaire de laurisilva d’El Hierro.

Vous pourrez choisir parmi trois sentiers pour vous perdre et, avec un peu de chance et d’imagination, vous y rencontrerez les fées d’El Hierro, les gnomes de la forêt, les sorcières dansantes et même le chat d’Alice ! Oserez-vous passer une matinée magique ?

La forêt millénaire de La Llanía est, à notre avis, un lieu incontournable. Chez Randomtrip, nous avons choisi le circuit de La Llanía (le circuit orange, 2 h et quelques). Nous vous donnons plus de détails dans la rubrique « Circuits de randonnée ».
Le parcours s’étend sur sept kilomètres, aller-retour, où la magie et la verdure remplacent les paysages volcaniques arides que l’on trouve sur le reste de l’île.

La première forêt que vous rencontrerez est le Brezal, une forêt humide et dense où nous vous recommandons d’emporter un sweat-shirt car la température y baisse considérablement. En continuant à marcher parmi les fougères, vous arriverez au belvédère de la Llanía qui offre une vue imprenable sur El Golfo et, avec un peu de chance, si le ciel est dégagé, vous pourrez apercevoir la silhouette de l’île de La Palma.

Replongez dans la forêt de Laurisilva et vous arriverez au Bailadero de las Brujas. La légende raconte qu’ici, au Moyen Âge, les sorcières allumaient un feu de joie, dansaient et tenaient leurs sabbats. Il paraît que leurs chants et leurs rires résonnaient dans toute l’île…

Le Pico de Malpaso et son belvédère
Le pic de Malpaso (dont le nom aborigène est Tinganar) est le point culminant de l’île d’El Hierro, à 1 501 mètres d’altitude. On peut s’y rendre en voiture par une piste semi-goudronnée et profiter de la vue depuis son belvédère.
Le Malpaso revêt en outre une grande importance symbolique pour les habitants d’El Hierro, car il s’agit, si l’on peut se permettre cette redondance, d’un passage incontournable du chemin traditionnel emprunté depuis 1741 pour la « Bajada de la Virgen de los Reyes », dont nous vous parlerons plus loin
La Frontera – Tigaday
La Frontera est la deuxième commune la plus peuplée d’El Hierro, et l’endroit où nous pensons qu’il est idéal de s’installer pour visiter l’île (sauf si vous comptez faire de la plongée, auquel cas vous devrez rester au moins le nombre de jours pendant lesquels vous prévoyez de plonger à La Restinga).

La descente par la route depuis le belvédère de Jinama, par la H1-1, offre des vues incroyables sur le village et ses environs.

Avant de vous rendre à l’une de ses mares, dont nous vous parlons dans les points suivants, nous vous recommandons de monter jusqu’au clocher de Joapira, d’où vous pourrez profiter de la vue :





Nous vous recommandons également de visiter l’église Notre-Dame-de-la-Candelaria, ainsi que le très photogénique Campo de Lucha Ramón Méndez, d’où vous profiterez également d’une belle vue sur l’île.





Une fois dans le centre du village, à Tigaday, où vous trouverez plusieurs restaurants et bars pour prendre un verre, ne manquez pas la sculpture représentant « Les Carneros de Tigaday », une tradition païenne ancestrale du carnaval au cours de laquelle un groupe de personnes (généralement des jeunes) s’habille de peaux de moutons (des béliers, d’où le nom), ainsi que de véritables cornes, se barbouillent le visage et le corps de goudron, et courent dans les rues en poursuivant la foule et en éclaboussant de goudron les passants distraits. Vous trouverez plus d’informations sur cette fête ici.


Écomusée de Guinea, Lagartario et tube volcanique
L’Écomusée de Guinea est un musée intéressant où vous pourrez découvrir, lors d’une visite guidée, trois sites : un tube volcanique, un « lagartario » (centre de réhabilitation et de conservation du lézard géant d’El Hierro, espèce endémique de l’île) et un ancien village (Poblado de Guinea) comprenant des habitations datant de différentes périodes historiques, afin de comprendre comment vivaient les habitants de cette région.


L’entrée coûte 9,50 € (incluse dans le Passeport touristique d’El Hierro) ; l’écomusée est ouvert tous les jours de 10 h à 18 h – dernière entrée à 17 h – dernière visite guidée à 16 h, et les visites guidées ont généralement lieu toutes les heures à partir de 10 h 30 (des modifications peuvent intervenir en fonction du nombre de participants ou pour d’autres raisons)
Voici quelques informations intéressantes sur chaque site :
- Tube volcanique de Guinée: un tube volcanique se forme lorsque la lave s’écoule, se solidifie à l’extérieur en créant une croûte, et, une fois qu’elle cesse de s’écouler, l’intérieur reste « creux », créant ainsi ce tube. Lorsqu’une partie du plafond du tube s’effondre, la lumière et l’eau pénètrent à l’intérieur, où vivent des êtres vivants ; aux Canaries, on appelle celaun «jameo » (si vous êtes déjà allé sur l’île de Lanzarote, ce mot vous dira certainement quelque chose). Ce tube comporte en outre deux « bulles volcaniques » (formées par la vapeur d’eau et les gaz qui s’échappent, poussant la lave) ; la première, haute de 10 mètres, est la plus grande d’El Hierro et a été découverte lors du début de la construction du Lagartario — on peut y voir une ouverture par laquelle la lumière pénètre, grâce à laquelle elle a été découverte.




- Lagartario – Centre de réintroduction du lézard géant d’El Hierro : le lézard géant d’El Hierro a été considéré comme éteint pendant de nombreuses années, jusqu’à ce que des agriculteurs de cette région le redécouvrent (à Fuga de Gorreta) ; un centre de réintroduction en captivité a alors été mis en place, puis on a commencé à les relâcher à divers endroits (Roques del Salmor, El Julán et d’autres sites de l’île). Le seul endroit où ils se sont « bien adaptés » est celui des Roques del Salmor, car il n’y a pas de prédateurs à cet endroit (sur l’île, les chats, les rats et les faucons crécerelles les éliminent). Ils mesurent généralement, en moyenne, environ 60 cm de long et pèsent 500 grammes. Dans la zone d’observation, vous aurez l’occasion d’apercevoir plusieurs de ces lézards, selon votre chance et l’heure de la journée.





- Écomusée de Guinea: vous pouvez y découvrir plusieurs maisons traditionnelles de différentes époques, illustrant la vie à El Hierro. Ce village fut l’un des premiers établissements de cette région (El Golfo), fondé par des familles qui arrivaient par le Camino de la Peña (à l’époque, le seul moyen d’accès) pour y pratiquer des cultures saisonnières. Elles venaient avec tout ce qu’elles possédaient (animaux, enfants, etc.) pour cultiver et travailler, à partir des XVe et XVIe siècles. Les maisons étaient construites en pierre volcanique, sans mortier ni autre liant, et les toits étaient faits de branches de seigle ; ils recueillaient l’eau de pluie dans des citernes, cuisinaient à l’extérieur au feu de bois, et utilisaient des « pinochas » (aiguilles de pin) pour leurs lits ; le gofio constituait l’un de leurs principaux aliments.





Nous vous recommandons vivement de participer à la visite guidée ; en tout cas, dans notre cas, la guide nous a donné une multitude d’informations intéressantes et nous avons beaucoup appris. La visite a duré environ une heure.
Las Puntas et son hôtel inscrit au Guinness des records
Las Puntas est un petit village côtier, tout près de Frontera, qui est aujourd’hui célèbre pour abriter un hôtel qui fut autrefois le plus petit du monde.

Une autre merveille que nous offre l’île d’El Hierro est cette arche volcanique qui fait office de pont entre une petite piscine naturelle à Las Puntas et la mer ouverte.

Le petit hôtel de charme, l’un des plus petits au monde (en 1984, il détenait le titre du plus petit hôtel du monde), compte 4 chambres (dont la n° 2, dotée d’une terrasse) décorées avec des vestiges d’épaves. Une petite fantaisie dont nous vous parlons plus en détail dans la rubrique « Où dormir ».

Piscines naturelles de La Maceta
Les piscines naturelles de La Maceta sont les plus accessibles et les plus familiales de la région. Elles bénéficient d’un bon accès, d’un parking, d’une aire de pique-nique avec des barbecues, de toilettes, de douches et même d’un petit bassin spécialement conçu pour les plus jeunes de la famille. C’est sans doute pour cette raison qu’elles comptent parmi les plus fréquentées. Mais elles sont aussi parmi les plus belles.






Si vous continuez à marcher vers la droite des bassins de La Maceta, vous découvrirez des paysages aussi incroyables que ceux-ci.

Charco de Los Sargos
Le Charco de Los Sargos est sans aucun doute notre préféré à El Hierro. C’est comme si nous nous baignions dans un autre monde… Comme on dit qu’une image vaut mille mots, nous vous proposons ici non pas une, mais deux photos :


En vérité, tant la couleur limpide de l’eau que le cadre des Sargos sont vraiment exceptionnels. Même le sentier qui mène à cette mare vous invite à descendre jusqu’à elle :

Même si, lors de notre visite, la mer remplissait paisiblement les bassins de Los Sargos, il se peut que vous ne puissiez pas vous y baigner selon la période à laquelle vous visitez l’île et l’état de la marée (consultez les horaires des marées ici). C’est un autre des endroits de l’île où nous adorons admirer le coucher de soleil :



Le Charco Azul
Le Charco Azul est, sans aucun doute, la piscine naturelle la plus célèbre d’El Hierro, ce qui lui enlève une partie de son charme : en effet, comme elle est petite, que l’espace y est limité et qu’elle est très fréquentée, il est plus difficile d’en profiter pleinement.

C’est la couleur impressionnante de cette mare qui lui donne son nom et qui en fait la plus connue de l’île. Cette piscine naturelle est abritée sous une voûte que la mer a sculptée au fil du temps.

Attention, son aspect dépendra de la marée ; essayez d’y aller à marée basse ( cela vaut pour toutes les piscines naturelles, vérifiez les horaires des marées ici). Son attrait et sa notoriété rendent difficile de l’apprécier en toute tranquillité. De plus, ce n’est pas une piscine très grande et elle n’offre pas beaucoup d’espace « confortable » pour s’y prélasser un moment. Quoi qu’il en soit, c’est un endroit vivement recommandé : ne quittez pas l’île sans vous être baigné dans les eaux turquoise de la « charco azul ».

Charco de La Laja
Probablement le moins fréquenté et le moins connu de cette liste, tant par les visiteurs que par la population locale, est le bassin de La Laja, situé juste avant la station thermale de Pozo de la Salud.


Accessible uniquement lorsque les conditions maritimes le permettent, il ne peut malheureusement être visité qu’immédiatement après la marée haute, car la piscine présente une fissure et perd de l’eau ; ainsi, une fois remplie après la marée haute, l’eau ne reste pas longtemps et s’écoule progressivement. Consultez les horaires des marées ici.

C’est un endroit très beau, entouré de colonnes basaltiques et doté d’une eau extrêmement calme, ce qui le rend particulièrement photogénique.


Dans notre cas, après quelques tentatives, nous avons réussi à nous y rendre lors de notre dernier voyage à El Hierro (en mai) et avons pu en profiter en toute solitude.
Pozo de la Salud
Le Pozo de la Salud est un puits dont les eaux possèdent des propriétés médicinales et curatives, ce qui explique la construction, juste à côté, de l’établissement thermal où vous pouvez aujourd’hui séjourner.


On raconte que les bergers de la région avaient remarqué les effets de ces eaux médicinales sur leur bétail. À partir du XVIIIe siècle, ils ont commencé à exploiter les propriétés de ces eaux également pour la consommation humaine, et, au XIXe siècle, celles-ci ont acquis une renommée mondiale, au point que l’eau était exportée à l’étranger.
L’établissement thermal actuel a été inauguré en 1996.

Plage d’Arenas Blancas
La plage d’Arenas Blancas, comme son nom l’indique, est la seule plage d’El Hierro à présenter un peu de sable blanc. Elle est constituée de débris de coquillages apportés par les courants et érodés par la mer. La mer y est généralement calme et il s’agit d’une plage totalement vierge et peu fréquentée.


Le sable blanc résulte du broyage et de la décomposition de coquillages et de mollusques marins. Comme nous vous l’avons dit, c’est le seul endroit d’El Hierro où l’on trouve une plage présentant ces caractéristiques.



Plage du Verodal
La plage du Verodal est une incroyable plage de sable rouge/noir, qui contraste avec le bleu de l’Atlantique et les falaises. Malheureusement, les courants y sont forts ; la baignade n’est donc pas recommandée (sauf si la mer est calme), mais elle vaut le détour, ne serait-ce que pour la vue. C’est également un endroit privilégié pour admirer le coucher de soleil.



Chez Randomtrip, nous l’avons visitée lors de notre dernier voyage à El Hierro, et nous avons eu la chance de profiter d’une journée au temps magnifique et d’une mer très calme, ce qui nous a même permis de piquer une tête dans ses eaux, en toute intimité.



Point de vue de Lomo Negro
Le belvédère de Lomo Negro est l’un des points de vue les moins connus d’El Hierro. En réalité, il y en a deux : l’un au bord de la route (I) et l’autre accessible par un petit sentier (II):


Au cours de la formation de l’île, l’activité volcanique d’El Hierro s’est progressivement déplacée vers les extrémités des trois crêtes. Ce belvédère se trouve à l’extrémité de la crête occidentale, au-dessus du volcan Lomo Negro, dans un champ de laves « jeunes » (datant d’environ 1 800 ans). C’est ici qu’a eu lieu la majeure partie de l’activité éruptive de la dernière phase de formation d’El Hierro.


Comme le disait Andy Warhol et comme le rappelle le panneau explicatif du géosite : «La Terre est en réalité la plus belle œuvre d’art ».
Phare d’Orchilla, Méridien zéro et tube volcanique
Le phare d’Orchilla est un autre lieu incontournable si vous visitez l’île d’El Hierro. Situé « au milieu de nulle part », pour vous y rendre aujourd’hui (autrefois, on ne pouvait y accéder que par la mer), vous devrez emprunter une route goudronnée sinueuse jusqu’au phare. Le trajet se fait parfaitement en voiture, même si la route est étroite et qu’il faut rouler lentement, ce qui est d’ailleurs appréciable pour profiter des vues.

Le phare a été construit entre 1924 et 1933 et est aujourd’hui automatisé. Le gardien qui y travaillait jusqu’à son automatisation reste chargé de son entretien. Lors de notre passage, il n’était pas possible de le visiter, à moins d’avoir la chance de croiser le gardien s’il se trouve sur place et qu’il vous invite à le découvrir.


Le phare d’Orchilla, sur notre chère île d’El Hierro, figure sur une liste particulière : c’est l’un des 10 meilleurs endroits d’Espagne pour admirer le coucher de soleil selon le grand voyageur Paco Nadal. Nous nous y sommes donc rendus pour profiter d’un coucher de soleil. Et même si le filtre naturel de la « calima » saharienne nous a empêchés de voir le soleil plonger dans la mer cet après-midi-là, c’est précisément cela qui a rendu ce moment si magique. Tout est une question de perspective.

Aux alentours du phare, on trouve d’autres sites d’intérêt :
- Monument du méridien zéro. Pendant de nombreux siècles, l’île d’El Hierro a abrité le méridien zéro imaginaire, avant que celui-ci ne soit déplacé à Greenwich – c’est pourquoi El Hierro est également connue sous le nom de « l’île du méridien ». Autrefois, on croyait que cette partie d’El Hierro était la plus occidentale du monde. En route vers le phare d’Orchilla, vous pouvez donc faire un détour pour découvrir ce petit monument symbolique dédié au méridien zéro. Attention toutefois : la piste qui y mène n’est pas praticable en voiture, mais uniquement en 4×4 (ou à pied)

- Tube volcanique: aux abords du phare se trouve un tube volcanique doté de deux « jameos » par lesquels on peut pénétrer ; si vous le parcourez jusqu’au bout, vous arriverez à une impressionnante fenêtre offrant une vue sur la mer. Attention ! Si vous osez y entrer, vous le ferez à vos propres risques (vous aurez besoin d’une source de lumière artificielle et il y a des zones où il faut se baisser pour avancer)


- Embarcadère/Quai du phare d’Orchilla. De l’époque où l’on ne pouvait accéder au phare que par la mer, il reste ce débarcadère que vous pouvez désormais visiter et où vous pouvez vous baigner.

El Sabinar et l’ermitage de Nuestra Señora de los Reyes
Le Sabinar est l’un des sites les plus célèbres d’El Hierro, car on y trouve plusieurs sabines (symbole végétal d’El Hierro) aux formes tordues et inimaginables en raison de leur emplacement, totalement exposées aux vents violents ; un véritable symbole d’adaptation à des conditions difficiles.

Malheureusement, le tourisme constitue aujourd’hui une autre épreuve à laquelle doivent faire face les sabines d’El Hierro. La plus célèbre est désormais entourée de cordes et d’un panneau indiquant qu’il est interdit de les franchir, en raison du manque de respect dont faisaient preuve de nombreuses personnes : certaines grimpaient dessus, d’autres arrachaient des branches en souvenir, d’autres encore y gravaient leur nom…
Voici une photo d’un touriste en train de faire ce qu’il ne faut PAS et ne doit PAS faire:


À titre d’anecdote (et pour vous redonner un peu foi en l’humanité après la photo de ce fou furieux) , sachez que le genévrier d’El Hierro figure sur la pochette de l’album « Another World » de Brian May, ancien guitariste de Queen, qui s’est exprès rendu en pèlerinage jusqu’à cet endroit après avoir vu une photo du genévrier dans un magazine et y avoir reconnu une métaphore de cette période de sa vie. Il a lui-même publié en 2011 une lettre exprimant sa tristesse face au manque de respect dont faisait preuve le tourisme envers le sapin, et il y a quelques années, il est retourné à El Hierro pour retrouver l’arbre:

Vous êtes donc prévenu ! Évitez les comportements touristiques et respectez les sabines (tout comme le reste de la nature) en vous abstenant de les toucher, de les enlacer, de les couper, de marcher dessus ou de commettre tout autre acte susceptible de nuire à leur préservation.
En chemin vers le bosquet de sabines, vous passerez devant l’ ermitage de Notre-Dame-des-Rois. Elle a été construite à l’origine au XVIe siècle, bien que le bâtiment actuel soit le fruit d’une rénovation datant du XVIIIe siècle. Entièrement blanche, elle contraste avec le paysage environnant et offre de très belles vues sur la mer.

Située dans un parc naturel, cette chapelle est dédiée à la Vierge des Rois, patronne de l’île d’El Hierro qui, selon la légende, aurait miraculeusement apporté la pluie après les pires périodes de sécheresse.

C’est pourquoi les habitants d’El Hierro célèbrent tous les quatre ans la «Bajada de la Vierge des Rois», la fête la plus importante de l’île. À cette occasion, la Vierge est transportée de la chapelle jusqu’à la capitale (Valverde), un parcours qui dure plusieurs jours et au cours duquel elle s’arrête dans plusieurs villages.
Cette fête a également servi, en 2005, de point de départ à la séparation de Frontera et de Pinar de El Hierro en deux communes indépendantes.
Sur le chemin menant à l’ermitage, le long de la route, nous sommes également tombés sur «La Hoya del Gallego » et nous avons bien sûr dû nous arrêter pour prendre une photo du Gallego de Randomtrip !

L’artiste local Rubén Armiche (celui-là même qui a réalisé le Neptune du Pozo de las Calcosas) a créé une sculpture en hommage à la « Bajada de la Vierge des Rois », située sur la route qui descend de Valverde vers le poste de la Estaca (plus d’informations ici) :


Point de vue de Bascos
Si vous vous promenez dans les environs d’El Sabinar, vous pourrez voir d’autres sabines et, après environ 15 minutes de marche, arriver au belvédère de Bascos. Lors de notre visite, nous n’avons en réalité croisé qu’un autre couple de touristes, et le chemin menant au belvédère semblait assez délaissé. À notre arrivée, nous avons constaté qu’une partie du belvédère de Bascos était fermée en raison d’un risque d’éboulement.
Malgré tout, depuis la zone d’accès au belvédère, vous pourrez profiter d’une vue spectaculaire sur la partie nord de l’île, ne la manquez pas !

El Julán
El Julán est un site archéologique où l’on peut admirer les pétroglyphes laissés par les Bimbapes, anciens habitants de l’île. Il dispose d’un centre d’interprétation (dont l’entrée est comprise dans le Passeport touristique d’El Hierro) et offre la possibilité de participer à une visite guidée, qu’il faut réserver à l’avance (au moins un jour à l’avance).
Les visites guidées ne sont temporairement pas disponibles en raison de travaux de réparation sur la piste d’accès. Vérifiez ici si elles sont à nouveau disponibles

La visite dure environ 4 heures, avec un départ à 8 h ou 9 h du matin (selon la formule choisie, car elle peut se faire en Jeep, à pied ou en combinant les deux) ; elle comprend les services d’un guide et un petit en-cas à base de produits locaux au retour. Il est recommandé d’emporter beaucoup d’eau, de la crème solaire, une casquette ou un chapeau et des chaussures fermées (les sandales ne sont pas autorisées).
Le prix de la visite guidée est de 20 € par personne. Pour réserver (au moins un jour à l’avance), veuillez contacter le centre par e-mail à l’adresse geo.meridiano@gmail.com ou par téléphone au 922558423.
Le centre d’interprétation est ouvert tous les jours de 8 h à 16 h. L’entrée coûte 5 € par personne (incluse dans le Passeport touristique d’El Hierro). Vous trouverez ici plus d’informations sur le Julan et le circuit.


Chez Randomtrip, nous avons eu envie de parcourir ce circuit lors de nos deux visites à El Hierro : lors de la première, il a été annulé en raison d’une alerte orange pour canicule, et lors de la seconde, il était temporairement fermé en raison de travaux sur la piste d’accès. Le Julán nous résiste, mais peut-être que la troisième visite sera la bonne ?
En empruntant la route principale, vous pouvez faire une halte au belvédère du Julán. Depuis ce belvédère, vous pourrez contempler la Mer des Calmes dans toute sa splendeur. Sur cette côte, le sommet descend en pente continue depuis 1 500 mètres d’altitude jusqu’au niveau de la mer, parsemé de quelques touches de verdure.

Parapente à El Hierro
Même si nous ne l’avons pas fait chez Randomtrip, l’île d’El Hierro est idéale pour pratiquer le parapente à n’importe quelle période de l’année. Si cela vous tente, vous pouvez vous renseigner davantage sur les meilleurs spots en fonction de la saison et sur les entreprises qui proposent ce service sur :
D’après ce que nous avons pu constater, les prix commencent à 100 €, mais l’idéal est de contacter directement les prestataires pour qu’ils vous renseignent sur les tarifs et ce qui est inclus.

Laissez-vous inspirer par les stories Instagram de notre voyage à El Hierro
Si vous souhaitez vous inspirer de nos aventures en direct, nous avons conservé sur notre compte Instagram Randomtrip_Blog (vous nous suivez déjà ?), dans les stories en vedette, une sélection de ce que nous avons fait pendant les journées passées sur la magnifique île d’El Hierro lors de nos deux séjours. En cliquant sur ces liens, vous pourrez visionner les vidéos que nous avons tournées à plusieurs des endroits que nous recommandons dans ce guide. La curiosité vous titille ? :

Les lieux de tournage de la série « Hierro »
La série « Hierro », que nous avons découverte après notre première visite (et que nous vous recommandons, tant pour la beauté de ses paysages que pour sa qualité et son intrigue), a suscité un regain d’intérêt pour l’île et entraîné un véritable boom touristique, en particulier sur les lieux de tournage qui apparaissent dans la série.

À tel point que le Cabildo (le gouvernement local) a lui-même publié une carte/un itinéraire répertoriant tous les lieux de tournage de la série (téléchargez ici la brochure présentant ces lieux), et a installé des panneaux d’information sur chacun d’entre eux, expliquant quelle(s) scène(s) de la série s’y déroule(nt) et présentant des photos et des extraits de dialogues correspondants.


Si vous êtes vous aussi fan de la série « Hierro » et que vous souhaitez avoir ces lieux à portée de main, nous vous facilitons la tâche en incluant tous les lieux sur notre carte que vous pouvez consulter ici
Où plonger à El Hierro
Cette île étant l’un des meilleurs sites de plongée d’Espagne et parmi les meilleurs d’Europe, grâce à ses canyons volcaniques sous-marins et à la biodiversité de la réserve marine du Mar de las Calmas, tous les centres de plongée se concentrent à La Restinga, le petit village situé au sud d’où partent les bateaux avec des plongeurs impatients de « plonger ».


L’éruption sous-marine de 2011 a par ailleurs favorisé une explosion de la biodiversité, où cohabitent des poissons tropicaux, des espèces issues de mers plus tempérées et même des populations de cétacés qui vivent ici de manière permanente. Il semblerait que les émissions de fer du volcan sous-marin Tagoro aient naturellement fertilisé les eaux de l’Atlantique, ce qui a favorisé une explosion de vie.

Éléments à prendre en compte pour plonger à El Hierro
- Choisissez la saison: à El Hierro, on peut plonger toute l’année avec une très bonne visibilité (de 30 à 40 mètres), mais sachez qu’en hiver, la température de l’eau avoisine les 18 °C et en été, les 24 °C. Si, comme Inês, vous êtes frileux(se) en plongée, mieux vaut donc opter pour l’été. Sachez toutefois que la probabilité d’apercevoir de grands poissons pélagiques (raies manta, baleines ou requins) peut être moindre à cette période. L’avantage de la plongée, c’est que chaque jour est une surprise, on ne sait jamais !
- Tenez compte de vos compétences en plongée : il se peut que certains sites de plongée ou certains types de plongées sur ces sites ne soient adaptés qu’aux plongeurs expérimentés ou ayant effectué un nombre minimum de plongées, en raison de la profondeur ou des courants. Vérifiez auprès du centre de plongée avant de vous inscrire.
- Choisissez un centre de plongée fiable. Le guide doit être certifié et expérimenté. Le bateau doit disposer d’un équipage formé. Le matériel doit être en parfait état. N’oubliez pas qu’avec votre inséparable binôme de plongée, le matériel est votre meilleur ami sous l’eau; vous devez donc vérifier que tout est en parfait état. Les détendeurs doivent être propres et fonctionner à 100 % ; les combinaisons en néoprène ne doivent pas présenter trop de trous… (vous irez probablement les essayer au centre la veille de la plongée) ; les gilets doivent bien se fermer ; les bouteilles doivent avoir été révisées récemment : vérifiez la date de la dernière révision. Le centre avec lequel Inês a plongé n’existe plus, mais on nous a dit beaucoup de bien d’El Bajón
- Souscrivez une assurance plongée. Inês a souscrit à AxaSub et en est très satisfaite. Si vos séjours sont de courte durée, ExtraSub constitue également une bonne option.
- El Hierro et le syndrome de décompression: gardez à l’esprit qu’au retour des plongées, en raison de l’azote résiduel accumulé dans votre corps, vous ne devez pas monter à de grandes altitudes le jour même. Lorsque nous plongeons, nous accumulons une certaine quantité d’azote résiduel dans l’organisme, que nous devrons éliminer progressivement par la respiration au fil des heures ; c’est pourquoi, le jour même, nous ne devons pas monter à de grandes altitudes, car notre corps contiendra encore un excès d’azote dans les tissus. C’est pour cette raison qu’il est recommandé aux plongeurs de ne pas prendre l’avion au moins 12 heures avant la dernière plongée sans décompression, 18 heures s’il s’agit de plongées s’étalant sur plusieurs jours et jusqu’à 24 heures s’il s’agit de plongées profondes.


Cela signifie que vous devez garder à l’esprit que vous ne devez pas quitter La Restinga pour vous rendre dans d’autres parties de l’île les jours de plongée (vous pourrez tout au plus vous rendre à Tacorón ou à El Pinar), car pour rejoindre n’importe quel autre endroit de l’île, la route passe par des points situés à une altitude trop élevée et vous risqueriez de mettre votre santé en danger (la route qui part de La Restinga vous oblige inévitablement à monter trop haut en altitude).
Heureusement, vous disposez de Tacorón et de ses bassins juste à côté du village de La Restinga, à basse altitude, ce qui nous permet d’explorer un peu plus les environs. Chez Randomtrip, nous avons décidé de profiter des jours de plongée pour nous reposer, et des autres jours pour continuer à découvrir l’île.


La meilleure option d’hébergement si vous venez faire de la plongée est donc précisément à La Restinga ou, tout au plus, à El Pinar. Plus d’informations dans la rubrique « Où dormir à El Hierro ».

Si vous souhaitez apprendre à plonger à El Hierro, réservez ici un baptême de plongée. Si vous n’en avez pas envie mais que vous connaissez quelqu’un qui le souhaite, nous vous laissons entendre que c’est un cadeau d’anniversaire idéal…
Si vous ne plongez pas mais que vous souhaitez tout de même profiter des fonds marins: optez pour cette excursion en bateau avec plongée libre, également au départ de la Restinga.

Sites de plongée
La plupart des sites de plongée se trouvent à proximité du quai de la Restinga, ce qui vous évite de passer trop de temps sur le bateau. De plus, la Mer des Calmes est à l’abri des alizés, ce qui réduit considérablement le risque que la sortie de plongée soit annulée.
Je me souviens de notre plongée à Baja Bocarones (avec ses deux tours volcaniques) ainsi que de celle qui est considérée comme la meilleure plongée d’El Hierro: le Bajón. Autour de cette montagne sous-marine aux parois verticales se concentre une faune marine très riche, où nous avons aperçu le plus gros mérou que nous ayons jamais vu, et le plus coloré ! Nous avons également observé des zifios, des langoustes d’El Hierro (énormes) et un fond marin incroyable, parsemé de coraux noirs et jaunes.
Avec un peu de chance, vous pourrez apercevoir une raie manta ou même… un requin-baleine !
Il existe également quelques sites de plongée sur la côte est de l’île, tels que La Caleta, Roques de Salmor, Roque Bonanza ou Baja Nacon.

Sentiers de randonnée à El Hierro
En raison de la diversité des paysages de l’île d’El Hierro, les possibilités de randonnées sont nombreuses ; ainsi, si vous aimez marcher en pleine nature, et surtout en solitaire, car vous ne croiserez probablement pas beaucoup de monde, n’hésitez pas à inclure un itinéraire de randonnée dans votre programme de voyage.
- Le chemin de Jinama: l’un des plus anciens sentiers de l’île, qui relie la zone fertile au plateau de Nisdafe, où se trouve l’arbre sacré du Garoé. C’était l’itinéraire que parcourait la population de El Hierro deux fois par an à l’occasion des « Mudadas », lorsque les habitants de l’île se rendaient dans la vallée du Golfo en emportant avec eux toutes leurs affaires et leurs animaux, afin de s’occuper des cultures et de permettre au bétail de mettre bas sous des températures plus clémentes. Voici l’itinéraire sur Wikiloc

- Circuit dans la forêt de laurisilva de La Llanía: c’est le seul circuit que nous avons nous-mêmes emprunté ; il est très facile et nous vous le recommandons vivement. Il s’agit d’un circuit circulaire de niveau orange, proposant trois options de longueur (courte, moyenne ou longue), qui vous plongera dans une oasis de verdure contrastant avec le reste des paysages de l’île. On dirait une forêt enchantée ! N’oubliez pas de toujours emporter suffisamment d’eau. Voici le parcours sur Wikiloc. Voici le point de départ du parcours, où vous pourrez garer votre voiture.

- Sentier du belvédère d’Isora à Las Playas: c’est un autre itinéraire qui a retenu notre attention. Si les vues depuisle belvédère d’Isora ont été nos préférées sur l’île, imaginez-vous en train de descendre de là jusqu’à Las Playas, en profitant sans cesse de ces panoramas, pour ensuite vous offrir un plongeon bien mérité. Cet itinéraire est beaucoup plus exigeant en raison du dénivelé : lors de la descente, vos genoux le ressentiront, et la remontée qui suit doit également être assez difficile. Au cours de la descente, vous pourrez apercevoir plusieurs croix érigées en mémoire des bergers qui y ont perdu la vie en cherchant une chèvre égarée de leur troupeau. L’idéal pour éviter la montée serait de laisser votre voiture à Las Playas et de vous faire conduire jusqu’au belvédère d’Isora (ou l’inverse). Voici un exemple d’itinéraire descendant d’un côté et remontant de l’autre, sur Wikiloc. Vous trouverez ici plus d’informations sur cet itinéraire.

- El Julan: la visite du site archéologique avec ses pétroglyphes comprend un petit parcours optionnel à la descente (la montée se fait en Jeep, et il est possible de faire l’aller-retour en Jeep). Plus d’informations dans la rubrique consacrée à El Julan.
- Sentier côtier de Las Puntas à La Maceta: parcours entre les falaises basaltiques d’un tronçon de la côte du Golfe. Plus d’informations sur l’itinéraire sur Wikiloc ici.
Plus d’informations sur les sentiers de randonnée sur l’île d’El Hierro :
- Carte de tous les itinéraires au format PDF, téléchargeable
- Guide PDF des sentiers, téléchargeable
- Itinéraires de randonnée sur le site officiel du tourisme d’El Hierro
- Itinéraires de randonnée sur Wikiloc
- Itinéraires de randonnée sur Senderosdecanarias

Où dormir à El Hierro : les meilleurs quartiers
En fonction du nombre de jours que vous comptez passer sur l’île et de vos projets/centres d’intérêt, différentes options d’hébergement s’offrent à vous. La meilleure option, et la plus stratégique si vous souhaitez parcourir toute l’île, est Frontera mais si vous souhaitez faire de la plongée, vous devrez impérativement séjourner à La Restinga ou, tout au plus, au Pinar si vous recherchez une option moins urbaine et plus rurale.

Voici les hébergements dans lesquels nous avons séjourné, ceux qui nous ont été recommandés ou ceux que nous avions notés comme alternatives.
Où dormir à La Frontera
À La Frontera, lors de notre premier voyage, nous avons séjourné à Los Verodes (à partir de 60 € par nuit). Tout correspond exactement aux photos : le lit est très confortable, tout était propre et l’appartement est vaste, spacieux et lumineux. La fenêtre du salon offrait une vue sur la mer, et nous avons en outre été accueillis avec une délicieuse quesadilla. Mais le meilleur, c’est la terrasse commune au dernier étage, où l’on peut profiter de la vue, se détendre un moment en lisant, etc. Chez Randomtrip, nous en avons profité pour y prendre notre petit-déjeuner.

Lors de notre dernier voyage sur l’île, nous avons séjourné à Altavista Apartamentos (à partir de 60 € par nuit), un studio avec terrasse, équipé de tout le nécessaire et offrant de jolies vues (le coucher de soleil y était spectaculaire lorsque nous y étions en mai) :





D’autres options que nous vous recommandons à Frontera :
- VV Kampos Suites (à partir de 69 € par nuit) : des appartements simples et à un bon prix
- Villa MarSalada (à partir de 140 € par nuit) : villa moderne pour 4 personnes avec un espace extérieur et une vue sur la mer
- Villa Calma (à partir de 270 € par nuit) : villa de 3 chambres (pour 6 personnes) dotée d’une incroyable piscine privée avec vue sur la vallée du Golfo et le coucher de soleil.
- La Rayuela Suites Boutique (à partir de 300 € par nuit) : maison familiale rénovée comprenant plusieurs chambres, certaines avec vue sur le jardin et d’autres avec vue sur la mer.

Découvrez d’autres hébergements à La Frontera ici
Où dormir à La Restinga
Si vous comptez faire de la plongée, vous devrez passer quelques nuits à La Restinga ou à El Pinar.
Lors de notre premier voyage avec Randomtrip, nous avons passé quelques nuits dans l’un des appartements Tanajara (à partir de 30 € par nuit) et cela nous a semblé être l’option idéale et abordable pour séjourner à La Restinga si vous recherchez un hébergement économique. Le studio bénéficie d’un emplacement idéal, à proximité de tout à La Restinga. Il est exactement comme sur les photos ; notre appartement offrait une vue sur la mer, ce qui est formidable pour le prix ! Il dispose d’un petit balcon. De plus, il est équipé d’une cuisine, ce qui nous a permis de préparer le dîner à la maison plusieurs soirs (il y a deux supermarchés juste à côté).

D’autres options que nous vous recommandons à La Restinga et El Pinar :
- Appartements Restinga (à partir de 40 € par nuit)
- Los Saltos (à partir de 45 € par nuit) :
- Ecorestinga (à partir de 60 € par nuit) avec terrasse
- La Casita de Mia (à partir de 65 € par nuit) : appartement simple pour 2 personnes
- ABLANCAS (à partir de 90 € par personne) : plusieurs types d’appartements plus modernes avec vue sur la mer ou la montagne
- Casa Tanajara (à partir de 66 € par nuit – à El Pinar) : une charmante maison avec 2 chambres et une vue magnifique sur la ville et la mer.
- Hôtel Lua Boutique Isla de El Hierro (à partir de 94 € par nuit – à El Pinar) : hôtel proposant plusieurs types de chambres (certaines avec balcon ou terrasse)
- vv Casa Rural El Pajar (à partir de 90 € par nuit – à El Pinar) : gîte rural à El Pinar

Découvrez d’autres hébergements à La Restinga ici

Pour vous faire plaisir à El Hierro
À Las Puntas : l’hôtel Puntagrande
Si vous souhaitez vous faire plaisir, l’hôtel Puntagrande (à partir de 250 € par nuit), dont nous vous avons parlé dans la rubrique « Las Puntas », a été classé « Bien d’intérêt culturel ». Surnommé « El Hotelito » par les habitants de l’île d’El Hierro, il a été désigné en 1984 par le Livre Guinness des records comme le plus petit hôtel du monde. Aujourd’hui, ce titre revient au Trafo Haus (ou Transformer House), avec ses 17,21 mètres carrés.


À l’intérieur, l’Hôtel Puntagrande abrite des reliques marines et de nombreux objets issus d’une longue tradition nautique, ainsi que quelques vestiges d’épaves. C’est cher, certes, mais en plus de la vue dont vous profiterez au réveil, vous pourrez dire que vous avez dormi dans l’un des plus petits hôtels du monde.


Si vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas vous offrir ce petit luxe en matière d’ hébergement, vous pouvez vous faire plaisir sur le plan gastronomique au restaurant de l’hôtel, comme nous vous l’expliquons plus bas dans la rubrique « Où manger ».
Sur Las Playas : le Parador
Vous pouvez également séjourner au Parador d’El Hierro (à partir de 88 € par nuit) : quelques jours ici sont parfaits pour se détendre et combler le manque de « fer » dans votre organisme, avec l’une des plus belles plages de l’île où vous pourrez piquer une tête dans la mer.


Au Pozo de la Salud : le centre thermal
Le centre thermal Pozo de la Salud (à partir de 113 € par nuit), doté d’un spa, d’une piscine en plein air et d’une vue sur l’océan, est idéal pour une escapade romantique où vous pourrez vous ressourcer dans un jacuzzi à la lueur des bougies.


Où manger à El Hierro
Sur l’île d’El Hierro, vous pourrez déguster des spécialités typiques des îles Canaries (comme le mojo picón et le mojo verde accompagnés de délicieuses papas arrugás, un plat que l’on pourrait manger tous les jours), mais aussi des plats de la cuisine traditionnelle d’El Hierro tels que le potage aux cressons ou à la baraza, le puchero, le rancho aux pommes de terre, l’escaldón ou les patelles. Bien sûr, comme il s’agit d’une île, les plats aux saveurs de la mer sont présents partout, même si la gastronomie traditionnelle d’El Hierro propose également des plats de viande à base de lapin, de chevreau ou de chèvre.
La plupart du temps, la restauration de l’île de La Garoña vous surprendra agréablement: des plats savoureux et copieux, ainsi qu’un service très aimable.
Où manger à Frontera et dans les environs
- La Bodeguita de Fa: restaurant italien proposant des pâtes, des pizzas, de l’escalope de poulet et du jarret de porc, un cadre chaleureux et des portions généreuses. Nous avons commandé des lasagnes, des linguines all’aglio aux crevettes et aux palourdes, un verre de vin et une eau gazeuse. Et un tiramisu en dessert. Nous avons payé 49 €





- Warapu Street Food: cuisine fusion inspirée de différentes régions du monde (Asie, Pérou, Mexique, etc.). Nous y sommes allés avec notre ami Lio et avons commandé du ceviche (spectaculaire), des baos à la cochinita (ceux-ci plus classiques), des croquettes de sashimi de thon et de délicieux gyozas au poulet, ainsi qu’un tiramisu en dessert, accompagnés d’une bouteille de vin blanc sec local et d’eaux minérales. Nous avons payé 90 € pour nous trois





- Restaurant Il Pomodoro, un restaurant italien dont les pizzas sont recommandées
- La Taguarita, un endroit où grignoter. Nous avons commandé des arepas, des tequeños et quelques boissons pour 15 €
- Restaurant Volcán de El Hierro: nous avons essayé d’y aller avec nos amis Lio et Jaza, mais il était complet ; il a l’air très bien
- Kiosque La Maceta: situé en plein cœur de la partie supérieure de la piscine naturelle La Maceta, ce kiosque dispose de tables à l’intérieur et à l’extérieur offrant une vue imprenable sur la mer et les rochers de Salmor. Nous avons commandé des pommes de terre et du fromage d’El Hierro, une bière et une eau gazeuse, et avons payé 34 €.




- Restaurant Lays: cuisine traditionnelle, poisson du jour et bons vins d’El Hierro (ils ont même leur propre cuvée). On vous recommande le poulpe frit (nous l’avons goûté, un délice !), les patelles, le fromage frit et le poisson frais.

- Restaurant de l’hôtel Puntagrande: une expérience gastronomique dans un cadre enchanteur, au sein de l’un des plus petits hôtels du monde. Une carte délicieuse et originale aux saveurs de la mer et un service raffiné.
- Quesadillas La Abuela d’El Hierro: une autre fabrique de quesadillas

Où manger à Valverde et dans les environs
Voici quelques-uns des restaurants que nous vous recommandons à Valverde et dans ses environs
- Mesón del Norte: nous y sommes allés avec nos amis Lio et Jaza, tout était spectaculaire. Nous avons commandé du fromage grillé, une salade russe, de la viande de chèvre, un filet de bœuf, du poulpe à l’ancienne, deux desserts, du vin, de la bière et de l’eau.

- La Penúltima: de bons sandwichs, des arepas et, de manière générale, une cuisine maison.
- 8Aborigen: pour une occasion spéciale, cuisine d’auteur à El Hierro. Il est indispensable de réserver.
- Bar El Charquete: on nous l’a recommandé pour goûter l’omelette farcie à l’avocat et au fromage
- La Tafeña: l’endroit est très fréquenté, il est donc conseillé de réserver. On nous l’a recommandé pour goûter le fromage grillé et le millefeuille d’aubergine.
- La Nobleza: un gastrobar proposant des plats modernes et de bonne qualité
- La mirada profunda: Considéré comme l’un des meilleurs restaurants de l’île. De bons avis sur le poulpe mijoté accompagné de pommes de terre ridées et d’un excellent mojo, ainsi que sur la salade à l’avocat et au melon.
- Quesadillas Adrián Gutiérrez e Hijas: parmi nos quesadillas préférées parmi toutes celles que nous avons goûtées sur l’île


- La Higuera de Abuela: l’un des établissements les plus recommandés de l’île, bien qu’il n’ouvre qu’en saison et qu’il était malheureusement fermé lors de notre passage
- Guachinche Aguadara: nous y sommes allés avec plusieurs amis, on y mange très bien (nous avons goûté le fromage grillé, les pois chiches, l’escaldón de gofio, la viande de chèvre… tout était délicieux)


- Mirador de la Peña: nous y sommes montés pour dîner et admirer le coucher de soleil (le dîner nous a coûté 55 € pour deux, cocktails compris). À notre avis, compte tenu du rapport qualité-prix, il vaut mieux y aller prendre un verre au coucher du soleil et dîner ailleurs ; nous n’avons pas trouvé la cuisine spectaculaire lors de notre visite.


- La Pasada: une excellente alternative au Mirador de La Peña pour dîner ; on y trouve une cuisine et un service excellents, et c’est moins cher.
- Quesadillas Guarazoca: c’est ici que l’on prépare certaines des célèbres quesadillas d’El Hierro, cuites au four à bois ; vous pouvez donc vous y arrêter pour en acheter quelques-unes. À notre avis, avec celles de Valverde, ce sont parmi les meilleures.
- Restaurant Bohemia: situé à Las Playas, nous y sommes allés après avoir fait de la plongée libre au Roque de la Bonanza, et nous avons été agréablement surpris. De bons plats à base de riz : nous avons commandé le riz noir et celui aux crevettes et au poulpe, des samosas au fromage et au miel, un vin d’El Hierro, de l’eau, etc., et nous avons payé environ 95 € à partager entre quatre.





Où manger à La Restinga et El Pinar
Voici quelques-uns des restaurants que nous vous recommandons à La Restinga et El Pinar :
- Casa Juan: on nous l’a recommandé et on dit qu’il faut absolument goûter la soupe de patelles, les crevettes frites et le riz crémeux aux patelles. Malheureusement, l’établissement était complet lorsque nous avons essayé d’y aller.
- El Refugio: pour du poisson frais, ils ne prennent pas de réservations.
- Zumeria La Restinga: pour des arepas, des sandwichs et autres à des prix raisonnables. Nous avons commandé deux arepas délicieuses et deux jus de fruits fraîchement pressés pour 10 €



- Bar Mar de Las Calmas: pour grignoter avec vue sur la mer. Nous avons partagé un poisson, des chipirones frits et du fromage de El Hierro, même si ce n’était rien d’exceptionnel, à vrai dire… Si vous le pouvez, nous vous recommandons davantage les établissements précédents (Casa Juan ou El Refugio)


- Tasca El Rincón: pour du poisson frais, avec une terrasse.
- La Restingolita: du poisson frais et un service professionnel sur la promenade du bord de mer. Nous y sommes allés manger avec nos amis plongeurs Borja et Tania lors de notre dernier jour à La Restinga et nous avons beaucoup apprécié. Ils recommandent vivement le « Peto en sauce à l’aneth » et le riz en bouillon.
- La Sabina (recommandée par Miguel Ángel, que nous avons rencontré chez Monsters Divers à Pulau Weh), un restaurant local où déguster de la viande de chèvre
Itinéraires de voyage à El Hierro
Comme vous avez pu le constater, El Hierro a beaucoup à offrir ! Vous trouverez ci-dessous quelques suggestions d’itinéraires en fonction du nombre de jours dont vous disposez pour visiter « l’île du méridien ».
Que faire à El Hierro en 2 ou 3 jours (un week-end)
Même si El Hierro est l’une des plus petites îles des Canaries, nous estimons qu’un week-end ne suffit pas pour découvrir et, surtout, profiter de tout ce qu’elle a à offrir.
Si vous souhaitez simplement « cocher » les sites touristiques, vous y parviendrez peut-être, mais si vous souhaitez vous détendre dans plusieurs de ses bassins naturels, faire une randonnée ou profiter tranquillement des vues depuis ses belvédères, vous aurez besoin de plus de temps.
Comme on ne dispose pas toujours de tout le temps nécessaire, si vous n’avez que 2 à 3 jours pour visiter El Hierro, nous vous recommandons l’itinéraire suivant, assez serré, avec Frontera comme point de départ
- Jour 1: arrivée le matin, récupération de la voiture de location et « charco-hopping » (c’est vous qui choisissez le nombre d’étapes que vous souhaitez faire). De l’aéroport à Frontera, vous trouverez La Caleta, Tamaduste, Charco Manso et Pozo de las Calcosas. Vous pouvez vous arrêter pour déjeuner à Las Puntas, puis poursuivre l’après-midi votre circuit des lagons (vous avez La Maceta, Los Sargos, Charco Azul). Vous pouvez revenir avant le coucher du soleil pour l’admirer depuis le Mirador de la Peña et soit dîner sur place, soit à La Pasada, juste à côté.
- Jour 2: nous commençons la journée par les belvédères ; depuis Frontera, nous remontons par la HI-1 en direction du belvédère de Jinama, puis nous continuons vers ceux d’Isora et de Las Playas. Nous descendons vers La Restinga (vous pouvez y déjeuner ou en chemin/au retour, à La Sabina – El Pinar). Ensuite, vous vous arrêtez à Tacorón et rebroussez chemin pour vous diriger vers El Sabinar, en vous arrêtant en chemin au belvédère d’El Julán. Nous visitons El Sabinar et, si le temps le permet, le belvédère des Bascos. Avant le coucher du soleil, nous devons être en route vers le phare d’Orchilla, où nous admirerons le coucher de soleil. Nous revenons par l’itinéraire de votre choix jusqu’à Frontera, pour dîner et passer la nuit.
- Jour 3: Dernier jour ! En fonction de l’heure de votre vol, vous pourrez profiter plus ou moins de cette journée. Nous vous recommandons de vous rendre le matin à Las Playas, puis de faire une halte à Timijiraque sur le chemin du retour. Selon le temps dont vous disposez, vous pourrez en profiter pour visiter une piscine naturelle que vous n’avez pas découverte le premier jour avant de retourner à l’aéroport.


Que faire à El Hierro en 4 ou 5 jours
À notre avis, si vous ne pratiquez pas la plongée, 4 ou 5 jours constituent la durée idéale pour mieux découvrir l’île d’El Hierro. Cela vous laisse le temps de visiter plusieurs de ses sites les plus impressionnants, mais aussi de vous détendre sans précipitation dans l’une de ses piscines naturelles. Voici l’itinéraire que nous vous recommandons :
- Jour 1: arrivée le matin, prise en charge de la voiture de location et circuit des « charcos » (c’est vous qui choisissez le nombre d’étapes que vous souhaitez faire). Entre l’aéroport et Frontera, vous trouverez La Caleta, Tamaduste, Charco Manso et Pozo de las Calcosas. Vous pouvez vous arrêter pour déjeuner à Las Puntas, puis poursuivre l’après-midi votre circuit des « charcos » (vous trouverez La Maceta, Los Sargos et Charco Azul). Vous pouvez rentrer avant le coucher du soleil pour l’admirer depuis le Mirador de la Peña et dîner soit sur place, soit à La Pasada, juste à côté.
- Jour 2: Randonnée sur le Julán ou La Llanía le matin, puis visite du Sabinar, de la plage du Verodal et du phare d’Orchilla l’après-midi (avec le coucher de soleil au phare d’Orchilla). Dîner à Frontera.
- Jour 3: Circuit des belvédères : Jinama, Isora, Las Playas, le matin, Tacorón et La Restinga l’après-midi.
- Jour 4: Détente dans les « charcos » que vous n’avez pas découverts le premier jour, puis visite de Las Playas et de Timijiraque
- Jour 5: L’arbre de Garoé le matin et, si vous avez le temps avant votre vol, vous pouvez en profiter pour visiter une piscine naturelle que vous n’avez pas encore découverte (par exemple, La Caleta ou Tamaduste se trouvent à proximité de l’aéroport)


Que faire à El Hierro en une semaine (7 ou 8 jours) avec de la plongée
Chez Randomtrip, nous avons passé 9 jours à El Hierro, dont 3 où Inês a plongé (comme nous vous l’avons mentionné plus haut, les jours où vous plongez, vous ne pouvez pas vous éloigner de La Restinga et de ses environs, car la route vous oblige à monter à plus de 1 000 mètres d’altitude).
Nous avons adapté notre itinéraire pour 7 ou 8 jours (une semaine), qui, nous l’espérons, vous servira de guide.
- Jour 1: Arrivée en avion et trajet en voiture de location jusqu’à La Restinga
- Jour 2: Plongée le matin, piscines naturelles de Tacorón l’après-midi.
- Jour 3: Plongée le matin, Tacorón et centre volcanologique l’après-midi.
- Jour 4: Le matin, randonnée dans la forêt de laurisilva à La Llanía, et l’après-midi, circuit en voiture le long de la côte ouest de l’île : belvédère d’El Julán, sanctuaire de la Vierge de Los Reyes, El Sabinar, belvédère de Los Bascos. Coucher de soleil au phare d’Orchilla, puis continuation vers Frontera, où vous passerez les nuits suivantes.
- Jour 5: Charcos (La Maceta et Los Sargos), plage d’Arenas Blanas/El Verodal et, en fin de journée, nouveau coucher de soleil au phare d’Orchilla ou retour à Frontera.
- Jour 6: Point de vue de Las Playas, point de vue d’Isora, point de vue de Jinama, Charco Azul, Charco Los Sargos, Charco Manso et son arche, point de vue de la Peña
- Jour 7: Las Puntas, Las Playas, Timijiraque, Pozo de las Calcosas, belvédère de la Peña
- Jour 8: Árbol Garoé, Piscines de la Caleta et aéroport.


Comment se déplacer : louer une voiture à El Hierro
Bien qu’il existe des bus publics, la meilleure façon de parcourir l’île et d’en profiter pleinement est de louer votre propre voiture, ce qui vous permettra de gagner du temps lors des déplacements, d’accéder à des endroits inaccessibles en bus et de vous y rendre aux heures de votre choix (pour profiter ainsi de ces couchers de soleil spectaculaires).

Sociétés de location de voitures à El Hierro
Aux Canaries, nous avons l’habitude de louer auprès deCicar ou Pluscar, qui proposent généralement des tarifs abordables, tout compris, et la possibilité de modifier ou d’annuler facilement la réservation, même si nous comparons toujours avec les autres sociétés, car les tarifs peuvent varier en fonction de la demande et de la période. Nous vous recommandons d’utiliserdes comparateurs tels que DiscoverCars pour trouver les meilleurs prix(mais nous vous conseillons également de bien vérifier les conditions de chaque société, et pas seulement le prix).

Voici d’autres sociétés recommandées à El Hierro (toutes proposent une assurance tous risques sans franchise, un deuxième conducteur inclus et une formule carburant « retour à niveau »):
- Pluscar
- Cicar et Cabrera Medina (il s’agit de la même entreprise)
- Payless (à El Hierro, c’est la même entreprise que Cicar)

Au cours de nos nombreux voyages aux Canaries, nous avons loué des véhicules auprès de plusieurs de ces sociétés (Pluscar, Cicar, Cabrera Medina et Autoreisen), sans rencontrer le moindre problème à chaque fois.
Comme nous l’avons mentionné, il est conseillé de comparer les prix ; l’idéal est donc d’utiliser des comparateurs tels que DiscoverCars pour déterminer l’offre la plus avantageuse en fonction des dates.
Important : la plupart des sociétés de location de voitures ne couvrent pas les dommages causés par la conduite sur des chemins non goudronnés.

Stations-service à El Hierro
Comme nous l’avons mentionné, il n’y a que 4 stations-service à El Hierro: deux à Frontera, une autre à El Pinar (près de La Restinga) et une autre à Valverde (la plus proche de l’aéroport).
Bien que l’île soit petite, son relief vous oblige à passer de nombreuses heures au volant et à effectuer de nombreuses montées et descentes ; la consommation est donc plus élevée qu’il n’y paraît et il vaut mieux être prudent si vous avez peu de carburant.

Les stations-service sont également indiquées sur la carte ci-dessus, et nous vous les présentons ici afin que vous puissiez les localiser facilement :
- Station-service à El Pinar : https://goo.gl/maps/AyTeFmTyez22
- Stations-service à Frontera : Una et Dos
- Station-service à Valverde : https://maps.app.goo.gl/jyqHL4FNQeEQE2Ua6

Où se garer à El Hierro
El Hierro est l’île des Canaries la moins fréquentée par les touristes, ce qui garantit des places disponibles, des prix intéressants, une ambiance détendue et un accueil chaleureux. Vous ne devriez donc avoir aucun problème pour vous garer, où que vous soyez. Tant à La Restinga qu’à Frontera, nous n’avons eu aucune difficulté à nous garer devant ou à proximité immédiate de nos hébergements lors de nos deux séjours sur l’île

Budget indicatif : combien coûte un voyage à El Hierro ?
Il est difficile de donner un budget précis, car cela dépend beaucoup de votre style de voyage. Ce que nous pouvons faire, c’est vous donner une idée des prix afin que vous puissiez calculer votre budget en conséquence :
- Vols : avec des compagnies low cost comme CanaryFly, il est possible de trouver des vols à partir de 40 € aller-retour (Binter est généralement plus cher), au départ de Ténérife Nord ou de Grande Canarie. À cela, il faut ajouter le vol vers Ténérife ou Grande Canarie depuis votre lieu de départ. Nous vous recommandons d’acheter vos billets sur Skyscanner et Kiwi
- Location de voiture : entre 8 et 30 € par jour pour la voiture la plus économique (selon la société de location et le nombre de jours), tout compris. L’essence est moins chère aux Canaries ; cela dépendra du nombre de kilomètres que vous parcourrez. À titre indicatif, un plein pour une voiture économique coûte environ 50 à 60 €.
- Hébergement : à partir de 30 € par nuit pour une chambre avec salle de bain privée ou un appartement avec cuisine, en centre-ville.
- Repas au restaurant: entre 10 et 20 € par personne
Si vous faites de la plongée, vous devrez ajouter le nombre de plongées que vous effectuerez.
Au total, à titre indicatif, un séjour de 4 ou 5 jours à El Hierro avec une voiture de location peut coûter entre 300 € et 400 € par personne (en choisissant les options les plus économiques pour la voiture, l’hébergement et les restaurants). Un séjour d’une semaine à El Hierro, avec une voiture de location et 4 plongées, peut coûter entre 550 € et 700 € par personne

Applications utiles pour voyager à El Hierro
Nous vous recommandons quelques applications qui vous seront utiles lors de votre voyage à El Hierro
- Windy (Android/iOS/Web) : une application incontournable lors de nos voyages, d’autant plus aux îles Canaries. Elle vous permet de consulter les prévisions de pluie, de nuages, de vent, etc. pour vous aider à planifier vos journées en fonction de la météo. Bien sûr, les prévisions ne sont pas fiables à 100 %. Elle affiche également les webcams disponibles
- Google Maps (Android/iOS) : c’est celle que nous utilisons pour enregistrer et classer tous les endroits où nous souhaitons nous rendre ou où nous sommes déjà allés, ainsi que comme GPS dans les voitures de location. Vous pouvez consulter les avis d’autres personnes sur ces lieux, des photos, les menus des restaurants, les numéros de téléphone pour les contacter, etc.
- Maps.me (Android/iOS) : application similaire à Google Maps, mais qui fonctionne hors ligne (même si Google Maps peut également fonctionner hors ligne) et qui, dans de nombreux cas, dispose d’informations que Google Maps ne propose pas, notamment sur les sentiers de randonnée. Utile chaque fois que vous partez en randonnée
- Tideschart (site web) : pour consulter les marées et décider du moment où vous vous rendrez aux nombreuses mares d’El Hierro.

Conseils pour visiter El Hierro en tant que touriste responsable
- Respectez la faune et la flore. Si vous apercevez un animal terrestre ou marin , ne le touchez pas, ne lui faites pas de mal, ne l’effrayez pas et ne le nourrissez pas. N’ interférez pas dans ses processus naturels en contribuant à modifier son comportement.
- Soyez respectueux(se) envers les genévriers d’El Hierro (ainsi qu’envers le reste de la nature) ; respectez les clôtures et ne les touchez pas, ne les étreignez pas, ne les coupez pas, ne marchez pas dessus et ne faites rien qui puisse nuire à leur préservation.
- Ne vous rendez pas complice de la maltraitance animale !
- Respectez les autres et l’île: ne mettez pas votre musique à fond sur la plage (si vous souhaitez écouter de la musique, utilisez des écouteurs), ne laissez pas de déchets, ne jetez pas de mégots, etc. Laissez la plage dans un meilleur état que celui dans lequel vous l’avez trouvée.
- Sur certaines plages, la baignade est dangereuse en raison de forts courants. Ne jouez pas les héros.

Checklist : que mettre dans votre sac à dos ou votre valise pour El Hierro
Voici une liste des indispensables à ne pas oublier d’emporter lors de votre voyage sur l’île d’El Hierro :
- Une bouteille comme l’une de celles-ci pour toujours avoir de l’eau avec vous. Vous éviterez ainsi d’utiliser du plastique à usage unique.
- Des chaussons/chaussures aquatiques comme ceux-ci sont idéaux à emporter avec vous.
- Chaussures de randonnée : Chez Randomtrip, nous proposons celles-ci de la marque Columbia.
- Kit de plongée (masque et tuba) comme ceux-ci, indispensable pour observer les fonds marins lors de ce voyage.
- Sac à dos étanche / Sac étanche comme celui-ci, très utile pour protéger votre équipement photographique, votre téléphone portable et votre portefeuille de l’humidité lors de tout trajet en bateau (ou même si la marée monte sur la plage).
- Serviette à séchage rapide comme celles-ci qui, en plus, ne prend pas beaucoup de place dans le sac à dos/la valise.
- Casquette ou chapeau (comme celui-ci) et lunettes de soleil pour vous protéger lorsque le soleil tape fort.
- Veste coupe-vent imperméable : pour vous protéger des changements soudains de temps. Chez Randomtrip, nous emportons celle-ci et celle-là.
- Appareil photo pour immortaliser vos aventures. Chez Randomtrip, nous emportons un Sony ZV-E10 et un Gopro Hero12 Black (pour les images sous-marines).
- Power bank : avec autant de photos, vous allez beaucoup utiliser votre batterie, il est donc toujours utile d’emporter une bonne power bank. Chez Randomtrip, nous voyageons avec ces deux modèles (Xiaomi 20000 mAh et Anker 10000 mAh), qui nous permettent de recharger à la fois nos smartphones et notre appareil photo.
- Crème solaire : veillez à toujours utiliser une crème solaire respectueuse des coraux, c’est-à-dire qui protège votre peau sans nuire aux écosystèmes marins, en évitant les ingrédients tels que l’oxybenzone et l’octinoxate, nocifs pour les coraux. Elle ne doit pas non plus avoir été testée sur des animaux.
- Anti-moustiques : nous emportons généralement le Relec Extra Fuerte, mais vous pouvez emporter celui que vous préférez, à condition qu’il contienne au moins 15 % de DEET (ingrédient recommandé par l’OMS).
- Trousse à pharmacie : la nôtre contient des médicaments contre le mal des transports (comme la biodramine pour le mal de mer), des antibiotiques, des antidiarrhéiques (et des probiotiques pour récupérer plus rapidement), des antihistaminiques, des analgésiques et des antipyrétiques.
- Assurance voyage : voyagez toujours avec une assurance voyage. Nous collaborons avec différentes compagnies d’assurance voyage afin que vous puissiez bénéficier d’une réduction de 5 à 10 % sur votre assurance :
Tout ce que nous vous racontons ici ne manquera pas de renforcer votre envie de découvrir la magnifique île d’El Hierro, mais pour que vous compreniez pourquoi elle est devenue l’une de nos îles des Canaries préférées, il faut absolument y mettre les pieds…

Qu’attendez-vous pour découvrir l’une des plus belles îles des Canaries ? Bon voyage !
